27 Août - 2021 | par Sportcom Services

Jeux paralympiques

À son tour, Priscilla Gagné réécrit l’histoire à Tokyo

Communiqué

Dave Holland / Comité paralympique canadien

Montréal, 27 août 2021 – Priscilla Gagné a vécu une semaine de rêve à Tokyo. Porte-drapeau de l’unifolié lors de la cérémonie d’ouverture, la judoka de Sarnia a réalisé son plus grand rêve en montant sur la deuxième marche du podium des Jeux paralympiques, vendredi, devenant du même coup la première athlète canadienne de l’histoire à être médaillée dans cette discipline. Et même si elle avoue qu’elle aurait préféré un dénouement victorieux, elle ne peut être plus fière de ce qu’elle a accompli au cours des derniers jours.

« Ça se termine avec une médaille d’argent, alors je ne peux vraiment pas être déçue ! L’entraînement a été difficile cet été, mais ç’a valu la peine. J’ai battu de bonnes adversaires aujourd’hui (vendredi) et j’ai vraiment tout laissé sur le tapis. Je suis très heureuse du résultat », a lancé Gagné après la cérémonie de remise des médailles chez les moins de 52 kg.

La tâche s’annonçait difficile pour la Canadienne lors de la grande finale, où elle était confrontée à l’Algérienne Cherine Abdellaoui, une adversaire contre qui elle s’était inclinée à deux occasions par le passé.

Déterminée, Gagné ne s’en est pas laissé imposer sur le tatami, résistant aux multiples attaques de la représentante de l’Algérie, quatrième au classement mondial et troisième de la catégorie aux Jeux paralympiques de Rio. Cette dernière a fait preuve d’acharnement, ce qui lui a permis de marquer un waza-ari dans la deuxième minute du duel.

Sous les conseils et les encouragements de son entraîneur Andrzej Sadej, Priscilla Gagné s’est bien ressaisie en prenant le contrôle de l’affrontement, sans toutefois être en mesure de concrétiser ses attaques. Elle a finalement été surprise par sa rivale qui l’a projetée au sol pour mettre fin au combat par ippon et être couronnée championne.

« Je savais que ça allait être compliqué contre elle (Cherine Abdellaoui). C’est une fille très forte et elle est aussi très rapide. Elle a été dynamique, elle a fait de bonnes attaques et je n’ai pas pu la contenir », a analysé Gagné, dominante lors de ses premiers combats du jour.

Après avoir gagné par waza-ari contre l’athlète du Comité paralympique russe Alesia Stepaniuk en quarts de finale, la numéro deux mondiale a remporté sa demi-finale de manière expéditive pour passer au rendez-vous ultime. Elle n’a eu besoin que de 23 secondes pour triompher par ippon contre l’Allemande Ramona Brussig, médaillée de bronze à Rio.

« Je me sentais bien et j’étais en mission ici (à Tokyo). C’était la deuxième fois que je battais Alesia Stepaniuk après avoir perdu contre elle tout au long de ma carrière. J’ai également vaincu ma bonne amie Ramona Brussig pour la première fois, alors c’est aussi très positif », a souligné la Canadienne qui avait terminé cinquième à Rio.

Cette médaille d’argent vient ainsi mettre un point d’exclamation à un cycle paralympique ardu, assombri par une pause forcée et une opération à une hanche qui est venue ralentir sa préparation en 2020.

Un peu plus de 14 mois plus tard, les embûches sont maintenant derrière Priscilla Gagné et c’est avec honneur qu’elle verra son nom inscrit aux côtés de ceux de ses compatriotes Jessica Klimkait et Catherine Beauchemin-Pinard. Elles ont aussi réalisé une première dans l’histoire du judo canadien en remportant le bronze de leur catégorie respective aux Jeux olympiques de Tokyo.

« C’est vraiment un grand honneur ! Ce sont des filles extraordinaires avec de grands cœurs et je serai avec elles pour toujours. On a fait l’histoire ensemble et c’est quelque chose de très spécial pour moi. »

C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que Gagné reviendra au pays dimanche. Elle profitera ensuite d’une pause bien méritée, avant de prendre une décision sur son avenir. À 35 ans, elle n’écarte pas une participation aux Jeux de Paris, où elle pourrait essayer une dernière fois de devenir championne paralympique.

« Avant toute chose, je vais prendre du temps avec ma famille. Ensuite, je vais discuter avec mon entourage et mon entraîneur pour voir ce qui m’attend. On va y aller une journée à la fois et on verra où tout ça nous mènera », a-t-elle conclu.

-30-

Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

Informations :
Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Priscilla Gagné Also Makes History in Tokyo

Montreal, August 27, 2021 – Priscilla Gagné had a dream week in Tokyo. For the judoka from Sarnia, it started when she carried Canada’s flag in the opening ceremonies of the Paralympic Games and culminated in a silver medal on Friday. She became the first Canadian in history to win a medal in her discipline, and although she would have preferred the top spot on the podium, she is as proud as can be of her accomplishments over the past few days.

“I finished with a silver medal, so I can’t say I’m disappointed! My training this summer was really difficult, but it was worth it. I beat some strong opponents today [Friday] and I gave my all. I’m really happy with the outcome,” stated Gagné, following the under-52 kg medal ceremony.

Gagné faced a difficult challenge in the gold medal final, where she battled Algeria’s Cherine Abdellaoui, to whom she had lost twice in the past. However, the Canadian had no intentions of making it easy for Abdellaoui, who is currently ranked fourth in the world and who finished third at the Rio Paralympic Games. She fended off several attacks before Abdellaoui managed to score a waza-ari in the second minute of the bout.

With guidance and encouragement from her coach Andrzej Sadej, Gagné recovered well and took control of the match, but was unable to follow through on her attacks. In the end, she was thrown by her opponent, who shut down the bout by scoring an ippon.

“I knew she [Abdellaoui] was going to be tough to beat. She’s very strong and very fast. She was very dynamic, she made some solid attacks and I wasn’t able to hold her off,” explained Gagné, who had dominated her earlier matches of the day.

After beating Russian Paralympic Committee athlete Alesia Stepaniuk by waza-ari in the quarter-final, Gagné, who is ranked second worldwide, only needed 23 seconds in the semi-final to dispatch of Germany’s Ramona Brussig, the bronze medallist in Rio, and advance to the final round.

“I felt good and I was on a mission here [in Tokyo]. This was the second time I beat Alesia Stepaniuk after losing to her for most of my career. I also beat my friend Ramona Brussig for the first time ever, which was great,” explained the Canadian, who finished fifth in Rio.

Gagné’s silver medal closes out an arduous Paralympic cycle that included a forced break and hip surgery that put the brakes on her training program in 2020.

Now, just over 14 months later, those obstacles are all behind her and she is honoured to have made history with her compatriots Jessica Klimkait and Catherine Beauchemin-Pinard, both of whom also achieved firsts in Canadian judo history by winning bronze medals in their respective categories at the Tokyo Olympic Games.

“It’s a huge honour! They’re amazing women with big hearts and I’ll be linked to them forever. We made history together, and that’s very special to me.”

Gagné will return to Canada on Sunday with a sense of accomplishment. She will enjoy a well-deserved break before deciding on her future plans. At age 35, she has not ruled out participating in the Paris Games, where she could take a final shot at becoming Paralympic champion.

“Before I do anything else, I’m going to spend some time with my family. Then, I’ll talk to my coach and other team members to figure out what’s next. I’m going to take it one day at a time and see where it all leads,” she concluded.

-30-

Written by Sportcom for Judo Canada

Information:
Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Vous pourriez aussi aimer...

21 Sep - 2021 | par Sportcom Services

Rien n’est impossible pour Michelle Jorgensen

Montréal, 21 septembre 2021 – Peu importe l’obstacle qui se dresse devant elle, Michelle Jorgensen n’a jamais peur d’y mettre les efforts…

Nos partenaires