15 Mar - 2021 | par Mathieu Fontaine

Canoë-kayak de vitesse - Sélections olympiques et paralympiques canadiennes

Andréanne Langlois construit sa route vers Tokyo

Balint Vakassy / ICF

Montréal, 15 mars 2021 (Sportcom) – Andréanne Langlois a profité des Sélections olympiques et paralympiques canadiennes de canoë-kayak de vitesse disputées tout au long du week-end dernier à Burnaby, en Colombie-Britannique, pour obtenir sa qualification provisoire pour les Jeux de Tokyo 2021, sujette à l’approbation du Comité olympique canadien.

La Québécoise a officialisé le tout en remportant les deux courses de K4 500 m présentées jeudi et vendredi, en compagnie de ses coéquipières Alanna Bray-Lougheed, Michelle Russell et Madeline Schmidt.

« Ç’a vraiment bien été ! On s’attendait à ce que ce soit difficile et le calibre était élevé avec les deux autres équipages de l’équipe nationale. C’est le fun de voir qu’on a bien fait ça et qu’on a été dominantes », a indiqué Langlois en entrevue avec Sportcom.

En plus de s’être démarquée avec son quatuor, la Trifluvienne en a ajouté lors des différentes épreuves individuelles, terminant deuxième et troisième lors des finales au 200 m, de même que sixième et troisième au 500 m. Ces performances lui ont permis de prendre le deuxième rang du classement cumulatif et d’obtenir une place provisoire pour représenter le Canada dans une autre épreuve que le K4 500 m à Tokyo.

Même si elle avoue avoir une préférence pour le 200 m, distance sur laquelle elle s’était classée 16e aux Jeux olympiques de Rio, il lui est impossible de confirmer de quel départ elle sera en juillet prochain. Pour l’heure, ce qui compte est d’avoir réalisé son objectif du week-end.

« Je suis contente que ce soit fait et de savoir que je serai avec l’équipe. Pour le reste, c‘est encore un livre ouvert. Nous allons regarder avec les entraîneurs pour les autres courses, afin de viser les distances où nous avons le plus de chance de médaille. Ça dépendra aussi des résultats en Coupe du monde, mais tout ça reste à voir », a expliqué Langlois, qui avait pris le huitième rang au K4 500 m des Jeux de 2016.

Des mois de dur labeur

En obtenant son billet provisoire pour Tokyo, Andréanne Langlois a vu ses efforts être finalement récompensés après plus de huit mois passés loin de ses proches, à s’entraîner en vue d’obtenir sa place parmi l’équipe qui représentera la nation.

« Ç’a été une longue année et c’est le fun de voir que le travail et tous les sacrifices des derniers mois ont payé. Je suis très près de mon entourage, alors les appels Zoom et Facetime m’ont permis de rester proche de ma famille et de mes amis pendant cette période », a admis la kayakiste, ajoutant que ses coéquipières et elle n’ont pas eu de répit de la part de Dame Nature, qui s’en est donné à cœur joie dans ce climat canadien.

« On était 14 filles à s’entraîner ensemble en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique. Malgré l’hiver et la COVID-19, on a été capable de ramer tous les jours et on n’a pas raté un entraînement. On a ramé dans toutes les conditions possibles : dans l’eau glaciale, dans la neige et même sur des lacs gelés par moment. C’était toute une expérience ! »

Les prochains mois s’annoncent tout aussi occupés pour l’athlète de 27 ans qui fera un bref retour au Québec avant d’entreprendre officiellement la route qui la mènera jusqu’à la capitale japonaise. Elle retournera en Nouvelle-Écosse au début du mois d’avril pour se préparer en vue de deux étapes de la Coupe du monde prévues en Hongrie et en Russie en mai prochain, après quoi elle reviendra au pays pour mettre la touche finale à sa préparation olympique.

Chose certaine, Langlois a hâte de renouer avec l’engouement des événements de calibre international. « Je pense que j’ai toujours été plus performante à l’international et j’ai hâte de me remettre dans le bain. Ça fait assez longtemps, donc ce sera le fun de vivre l’excitation et de voir comment ça va aller », a expliqué celle pour qui la dernière compétition internationale remonte aux Jeux panaméricains de Lima disputés en juillet 2019, au Pérou.

Elle affirmait alors qu’elle était en processus de reconstruction après avoir été frappée par un épuisement professionnel en 2018. Encore aujourd’hui, elle réitère que la route vers la guérison est longue, mais qu’elle fait confiance au processus, une étape à la fois.

« C’est un parcours qu’on ne finit jamais de construire. C’est un peu comme la Tour de Pise. Je la construis, mais il y a des endroits où c’est moins stable. Les derniers temps ont été riches en émotions, mais j’ai la chance d’être bien entourée. J’ai pu partager mes déceptions et passer à travers. J’ai perdu des briques, mais j’ai été capable de me ressaisir. Maintenant, je regarde devant et j’y vais une journée à la fois, en essayant de faire du mieux que je peux en vue des Jeux olympiques. »

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