30 Avr - 2018 | par Alexandra Piche

Plongeon – Séries mondiales

Jennifer Abel en bronze, puis en or avec François Imbeau-Dulac

Montréal, 29 avril 2018 – Jennifer Abel est montée sur le podium à deux reprises, dimanche soir, devant ses partisans réunis au Stade olympique pour l’étape des Séries mondiales disputée à Montréal. Elle a d’abord décroché le bronze au tremplin de 3 m, puis a remporté l’or au 3 m synchro mixte, aux côtés de François Imbeau-Dulac

Ses deux récompenses du jour s’ajoutent à la médaille d’argent qu’elle avait gagnée vendredi au 3 m synchro féminin.

« Je pense que chacune de mes médailles ont leur signification. Je veux toujours être sur le podium. Je sais que c’est faisable. J’étais ici pour ça. Je voulais montrer aux gens qu’on était à la maison », a dit Abel.

À la compétition individuelle, elle a récolté un total de 364,80 points. Elle a été devancée au classement par les Chinoises Shi Tingmao (381,95) et Wang Han (376,10). Sa compatriote Pamela Ware s’est classée quatrième avec un pointage de 351,75.

« Je travaille beaucoup à rester calme. J’ai démontré aujourd’hui que ça s’améliore énormément mon affaire. Je deviens de plus en plus stable », a-t-elle expliqué.

L’athlète de 26 ans a changé son approche depuis son retour des Jeux olympiques de Rio. Elle met maintenant beaucoup d’importance sur le fait de faire les choses pour elle à l’entraînement.

« Mes objectifs sont différents comparativement à Rio. Maintenant, c’est de m’améliorer selon ma vision. Avant, mon entraîneur me disait ce que lui voyait. On a toujours eu cette approche-là, mais maintenant, je lui dis aussi : j’aimerais avoir mes bras d’une certaine façon ou je trouve que si je fais ça comme ça, c’est plus élégant.” »

Elle laisse parler son expérience.

Au 3 m synchro mixte, le duo canadien composé d’Abel et de François Imbeau-Dulac (325,20) a profité de l’absence de la Chine pour monter sur la plus haute marche du podium, au grand plaisir des bruyants partisans. Les Britanniques Grace Reid et Thomas Daley (300,84) et les Allemands Tina Punzel et Lou Massenberg (300,15) ont complété le top-3.

« François et moi sommes très satisfaits parce que je pense que ç’a été plus difficile pour nous durant les deux premières Séries mondiales. On ne s’entraîne pas nécessairement souvent ensemble, donc de pouvoir lancer une compétition et bien faire comme ça, ça montre le potentiel de notre équipe », a indiqué Abel.  

Le duo n’était pas parvenu à se hisser sur le podium des deux premières étapes des Séries mondiales.

Vincent Riendeau égale le meilleur résultat de sa carrière

À la tour de 10 m, Vincent Riendeau a pris le cinquième rang pour la deuxième fois de sa carrière en Séries mondiales. Le plongeur québécois a obtenu la note de 426,25 au terme des six manches.

« Nous avons essayé de travailler de petits éléments techniques, mais il manquait un peu d’impulsivité dans mes plongeons. Il fallait que je sois un peu plus solide dans les entrées. Ça m’a vraiment coûté des points, mais je sais maintenant sur quoi il faut que je travaille. Mon entraineur et moi nous parlons beaucoup. Nous aurons beaucoup de travail au retour à l’entraînement », a analysé l’athlète de 21 ans.

Les Chinois Qiu Bo (568,15 et Yang Jian (551,40) ont largement dominé la compétition. Le Russe Aleksandr Bondar (531,15) a quant à lui pris la troisième place.

« Ce qui est vraiment impressionnant de leurs plongeons [aux Chinois], c’est leur technique. On les regarde plonger et c’est vraiment impressionnant. Ils font rarement des erreurs techniques. Des fois, on en voit à leur entrée à l’eau, mais c’est rare. C’est quelque chose qu’on analyse mon entraineur et moi. On essaie d’apprendre et de s’inspirer de leur technique pour tenter de plus rivaliser avec eux », a expliqué Riendeau.

Il était le plongeur avec la liste la moins impressionnante dimanche, mais il a tout de même réussi à se faufiler parmi les cinq meilleurs. Il a dû abandonner certains plongeons plus difficiles pour permettre à son corps de reprendre le dessus, après avoir découvert qu’il souffrait d’une hernie.

« Nous avons changé beaucoup, beaucoup de chose l’année passée. Je pense que je suis allé un peu trop vite. Nous avons changé des plongeons dans ma liste que j’avais déjà faits auparavant, mais à la fin de l’année passée, mon dos ne tenait pas trop le coup », a-t-il indiqué.

« Cette année, ç’a été lent au début et nous n’avons pas eu le temps de reprendre les gros plongeons. L’an prochain, nous allons tenter de les reprendre dès le début et d’essayer de trouver l’équilibre avec mon corps », a ajouté Riendeau.

C’était très significatif pour Riendeau de prendre part à une compétition au Stade olympique de Montréal. Ça lui a rappelé ses années sur le circuit québécois, quand il était bénévole lors de compétitions internationales.

« Nous aidions à installer les haut-parleurs en haut de la tour et à préparer les installations. Je me souviens que c’était vraiment impressionnant pour nous de voir les meilleurs plongeurs au monde réunis ici. Je crois que d’avoir la compétition à nouveau va vraiment inspirer les plus jeunes », a-t-il raconté.

Les Séries mondiales seront de retour à Montréal au printemps prochain. 

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