3 Mar - 2021 | par Luc Turgeon

Philippe Boucher boucle le top-50

Nouvelle

Source : Facebook / Philippe Boucher - ski de fond

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Montréal, 3 mars 2021 (Sportcom) – « 50e, ce n’est pas pour ça que je m’entraîne et que je fais du ski de fond », a confié le fondeur Philippe Boucher, déçu de sa performance de mercredi au 15 kilomètres libre des Championnats du monde d’Oberstdorf, en Allemagne.

Le Lévisien ne connaît pas un hiver à la hauteur de ses attentes sur ses skis et estime posséder une forme physique insuffisante pour être en mesure de rivaliser avec l’élite mondiale.

« En ce moment, je n’ai juste pas de jambes », a admis celui qui a l’habitude de faire de ses aptitudes de grimpeur son pain et son beurre. « Normalement, les montées, c’est mon terrain de jeu et c’est là que je suis capable d’être rapide. Si je ne suis pas capable d’attaquer les portions de parcours qui font en sorte que je peux me distinguer, ça commence à dégringoler pour moi et il n’y a rien à faire. »

Boucher a commencé cette journée chaude « le couteau entre les dents » malgré tout, sans toutefois pouvoir maintenir la cadence. Il a néanmoins conclu la fin de parcours en force pour monter de six échelons.

« J’ai donné le meilleur de moi-même et j’ai voulu gagner chaque rang que je pouvais gagner. J’ai poussé fort et j’ai bien terminé la course, mais entre 56e et 50e, il n’y a pas une grosse différence selon moi. Le résultat n’est pas bon », a expliqué le fondeur québécois, qui a stoppé le chronomètre de 37 min 48,9 s et a terminé à 4 minutes du vainqueur.

Une fois de plus, les représentants de la Norvège ont balayé le podium, menés par Hans Christer Holund et son temps de 33 min 48,7 s. Il obtient ainsi le deuxième titre mondial de sa carrière après avoir été couronné en 2019 sur 50 km. Il s’agit de la deuxième médaille du Norvégien à Oberstdorf, lui qui a également reçu celle de bronze au skiathlon de samedi.

Son compatriote Simen Hegstad Krueger (+20,2 secondes) a mis la main sur sa deuxième médaille d’argent depuis le début de ces mondiaux, tandis que Harald Oestberg Amundsen (+35,6 secondes) est monté sur la troisième marche du podium.

Un manque d’endurance

Au cours des derniers mois, Philippe Boucher s’est concentré sur sa puissance à l’entraînement. Un point qu’il a réussi à bonifier, au détriment d’un autre aspect important de son sport qui lui serait fort utile ces derniers temps.

« J’ai voulu améliorer ma vitesse de pointe pour pouvoir puncher rapidement. J’ai trouvé cette vitesse, mais je n’ai pas l’endurance pour la tenir. Je ne suis juste pas de niveau en ce moment pour compétitionner et me démarquer parmi les meilleurs au monde », a-t-il soutenu.

L’athlète de 23 ans avait participé aux Coupes du monde de Lahti et de Falun/Ulricehamn avant d’entreprendre les premiers mondiaux de sa carrière chez les seniors. Même si les compétitions lui ont permis de gagner en expérience dans le circuit, Boucher croit devoir viser plus haut.

« Je ne suis plus U23 et à ce stade-ci de ma carrière, il faut que ça fonctionne. Il n’y a plus de temps pour apprendre et je dois élever mon jeu d’un cran pour demeurer avec l’équipe nationale et courser avec les meilleurs. Je vais devoir m’ajuster l’année prochaine pour être prêt en vue des Jeux olympiques », a-t-il mentionné.

Les Championnats du monde d’Oberstdorf se poursuivront jeudi avec la présentation du relais féminin 4×5 kilomètres. Les Québécoises Katherine Stewart-Jones, Cendrine Browne et Laura Leclair représenteront le Canada aux côtés de Dahria Beatty.

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Rédaction : Luc Turgeon (luc.turgeon@sportcom.qc.ca)

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