21 Sep - 2021 | par Sportcom Services

Judo Canada - Nouvelle saison pour les associations provinciales

Rien n’est impossible pour Michelle Jorgensen

Communiqué

Michelle Jorgensen avec le judogi blanc en compagnie (de gauche à droite) d'Andrzej Sadej, de Priscilla Gagné, d'Ami Yamasaki et de Justin Karn.

Montréal, 21 septembre 2021 – Peu importe l’obstacle qui se dresse devant elle, Michelle Jorgensen n’a jamais peur d’y mettre les efforts pour le surmonter. Judokate depuis maintenant trois ans, la Britanno-Colombienne excelle dans plusieurs sports et continue d’écrire son histoire, tout en étant une inspiration pour la prochaine génération d’athlètes.

Née avec une déficience visuelle totale, Jorgensen a toujours été intéressée par le sport, mais ce n’est qu’à l’âge de 23 ans qu’elle a enfin pu découvrir sa passion, s’y adonner pleinement et, surtout, librement.

« Je suis née dans une petite ville où tous les gens me disaient que je ne pouvais pas faire de sport parce que j’étais non-voyante, qu’ils ne pouvaient pas m’enseigner », indique celle qui a toujours cru en elle, malgré les nombreuses embûches.

« Quand je suis allée à l’université, j’ai trouvé un cours d’autodéfense et je suis tombée en amour avec le sport. J’ai ensuite commencé à m’entraîner plusieurs fois par jour, dans différentes disciplines. En réalité, j’organisais mon horaire d’université en fonction des horaires des gymnases où je m’entraînais », poursuit-elle en riant.

Cinq ans plus tard, force est d’admettre que la jeune femme a prouvé qu’il est possible de réaliser ses rêves les plus fous et même plus, peu importe son handicap. Diplômée de l’Université de la Colombie-Britannique, elle occupe un poste au gouvernement de sa province, en plus de se consacrer à une multitude de disciplines sportives.

Sa détermination et, faut-il le souligner, son talent l’ont amenée jusqu’à l’obtention de ses ceintures bleues en jiu-jitsu brésilien et en judo. Également adepte de boxe thaïlandaise (muay-thaï), de pole dance, de fitness aérien et de Zumba, elle vit toujours à 100 milles à l’heure et repousse sans cesse ses propres limites.

« C’est assez terrible! Je me lève à 5 h 30 tous les matins de la semaine et je m’entraîne au moins trois heures par jour, du lundi au vendredi, en plus de travailler à temps plein. Le samedi et le dimanche sont mes journées de congé, parce que je ne fais qu’un entraînement par jour », lance-t-elle avec une touche de sarcasme.

Un exemple pour tous

Forte d’une personnalité pétillante et d’une volonté de fer, Michelle Jorgensen incarne les valeurs du judo en développant ses qualités physiques, psychologiques et sociales, ce qui lui permet de continuer à se dépasser jour après jour. Ses succès dans le sport font aussi d’elle un modèle à suivre pour la relève.

« Après ma première compétition de judo, j’ai reçu quelques messages de parents de jeunes enfants non-voyants qui avaient entendu parler de moi et qui étaient complètement euphoriques. Il y a aussi de jeunes filles qui s’entraînent au même endroit que moi, dont la petite Jordan, pour qui je suis devenue une idole. C’est assez spécial, mais c’est très cool de voir qu’on me prend en exemple. »

Et comme le mentionne Jérémy Lebris, directeur du développement du sport et entraîneur-chef à Judo BC, elle n’hésite jamais à redonner au suivant. « Elle est très impliquée dans la communauté du judo. Elle se propose toujours pour aider les autres à s’améliorer. Elle a même commencé son programme de certification d’entraîneure qu’elle devrait terminer dans les prochains mois. Elle a un impact positif sur tous les gens qui l’entourent. »

Qui plus est, elle a organisé des campagnes de financement et a incité les gens à faire de bonnes actions gratuites plutôt que de la soutenir financièrement pour ses compétitions, montrant tout son altruisme.

« Quand j’étais petite, j’ai vécu ce que c’était de devoir toujours voyager à l’hôpital avec mes parents et depuis que je fais de la compétition, je me suis impliquée dans des campagnes de financement pour différentes causes. Plus récemment, avec la pandémie, j’ai incité les gens à aller faire un don de sang. C’est complètement gratuit et ça peut sauver des vies. Je n’ai pas besoin d’argent. J’ai un bon travail, je vis confortablement et je suis heureuse avec mon style de vie », insiste-t-elle.

Pleine d’ambition

Après avoir commencé l’entraînement sur le tatami en septembre 2018, Michelle Jorgensen a obtenu de bons résultats à ses deux premiers tournois en carrière. Elle a d’abord été sacrée championne chez les moins de 70 kg aux Championnats parapanaméricains de Montréal en 2019, avant de terminer cinquième au Grand Prix de Warwick, en juin dernier.

À moyen terme, elle veut poursuivre son apprentissage de la réglementation de son « nouveau » sport, tout en progressant pour un jour obtenir sa ceinture noire. Pour ce faire, elle compte tirer profit de son entraînement multidisciplinaire, un atout qui lui permet de se démarquer contre n’importe quelle rivale.

« Je suis concentrée sur le judo, mais aussi sur tous mes autres sports. Tout ce que je pratique m’aide en judo, surtout le jiu-jitsu. Ça me permet d’être très forte au sol, tellement que mon entraîneur ne veut plus m’affronter », blague celle qui s’entraîne au club de judo de Kelowna.

Andrzej Sadej, entraîneur en chef de l’équipe canadienne de parajudo, est évidemment bien heureux de pouvoir compter sur une recrue du calibre de la Britanno-Colombienne. « Michelle apporte beaucoup de personnalité au programme paralympique. Elle veut être vue comme une personne fonceuse, mais elle est aussi très sensible et intelligente comme j’ai pu le constater dans de nos rencontres. J’ai hâte de continuer à l’accompagner dans sa carrière de judo au cours des prochaines années. »

Andrzej Sadej, head coach of the Canadian Parajudo team, is obviously thrilled to have a rookie of the British Columbian’s calibre. “Michelle brings a lot of personality to the Paralympic program. Tough go-getter as she wants to be seen, she is in fact a very sensitive and smart sweetheart which I learn about her during our few encounters. I am looking forward to the next few years to assist in her judo career.”

Les Jeux paralympiques de Paris sont maintenant dans sa mire. Elle espère pouvoir représenter son pays comme sa compatriote Priscilla Gagné. « Elle est incroyable! Je l’ai accompagnée pour des compétitions et elle a toujours une belle énergie. Elle a tout donné à Tokyo malgré les blessures. J’espère pouvoir aller aux Jeux à mon tour tout en aidant mes coéquipiers à y arriver aussi. On m’a beaucoup aidée dans mon cheminement, alors si je peux aider à mon tour, je le ferai avec grand plaisir. »

Chose certaine, Michelle Jorgensen fait mentir ceux qui n’ont pas cru en elle. « On m’a dit que je ne pourrais pas apprendre à nager, que je ne pourrais jamais jouer de piano parce que j’étais non-voyante. Maintenant, je fais plusieurs sports et j’excelle tellement que mes partenaires d’entraînement doivent se protéger en tout temps. Finalement, je n’ai jamais été le problème », conclut-elle.

Vous cherchez un club près de chez vous? Consultez cette page : judocanada.org/fr/outils-de-recherche-de-club/

-30-

Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

Source :

Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

 

 

New season for provincial associations

Nothing is Impossible for Michelle Jorgensen

 

Montréal, September 21, 2021 – Should Michelle Jorgensen find an obstacle in her path, she will find a way to overcome it. Now in her third year as a judoka, the British Columbian excels in several sports and is carving out her own story, while also inspiring the next generation of athletes.

Born with a total visual impairment, Jorgensen has always been interested in sports, but it wasn’t until she was 23 years old that she was finally able to discover her passion and pursue it fully and—most importantly—without constraint.

“I come from a small town where everyone told me I couldn’t play sports because I was blind, and that they wouldn’t be able to teach me how,” said Jorgensen, who has always believed in herself, despite the obstacles she has faced.

“When I went to university, I took a self-defence course and fell in love with the sport, so I started working out several times a day, practicing several different disciplines. I ended up arranging my class schedule around the schedules of the gyms I trained at,” she laughed.

Five years later, the young woman has proven that it is possible to achieve one’s wildest dreams, and even more, regardless of disability. The University of British Columbia graduate now works for the BC provincial government, in addition to pursuing numerous sports.

Her talent and determination have enabled her to obtain blue belts in Brazilian jiu-jitsu and judo. The active young woman also practices Muay-Thai (also known as Thai boxing), pole dancing, aerial fitness, and Zumba in a continual quest to test her own limits.

“It’s pretty intense! I get up at 5:30 every weekday morning and train for at least three hours a day, from Monday to Friday, in addition to working full-time. I consider Saturdays and Sundays my rest days because I only do one workout on each of those days,” she added, with a touch of irony in her voice.

A role model for all

With her bubbly personality and iron will, and through the development of her physical, psychological, and social skills, she pushes herself to excel, day in and day out. Her success in sports also serves as an inspiration for a younger generation of athletes.

“After my first judo competition, I received messages from parents of blind children, who had heard of what I had done and were over the moon about it. There are also a few young girls who train at the same place I do, including little Jordan, who sees me as a role model. It feels a bit strange, but it’s very cool to know that they look up to me.”

Judo BC’s Sport Development Director and Head Coach Jeremy Le Bris remarked that Jorgensen never hesitates to help others. “She’s very involved in the judo community. She always offers to help others improve. She’s even taking the coaching certification course, which she should complete in the next few months. She has a positive impact on everyone around her.”

In addition, Jorgensen has organized fundraising events and encourages people to do good deeds rather than support her financially for her competitions—another example of her selflessness. “When I was little, I often had to go to the hospital with my parents. Since I started competing, I’ve gotten involved in fundraising for different causes. Most recently, with the pandemic, I encouraged people to give blood. It doesn’t cost a thing and it can save lives. I don’t need money. I have a good job, I live comfortably, and I’m happy with my lifestyle,” she explained.

Brimming with ambition

After beginning her judo training in September 2018, Jorgensen performed well at her first two career tournaments. She was crowned champion in the under-70 kg category at the Montréal Pan American Championships in 2019 and finished fifth at the Warwick Grand Prix this past June.

Her medium-term goals are to continue learning the rules and regulations of her “new” sport and to keep working toward her black belt, which she hopes to earn someday. To get there, she will rely on her multidisciplinary training, an important asset that allows her to stand out against any rival.

“I’m focused on judo, but I’m also focused on all my other sports. They all help me with my judo, especially jiu-jitsu. It’s made me more powerful on the floor, to the point that my coach doesn’t want to fight me anymore,” joked Jorgensen, who trains at the Kelowna Judo Club.

Andrzej Sadej, head coach of the Canadian Parajudo team, is obviously thrilled to have a rookie of the British Columbian’s calibre. “Michelle brings a lot of personality to the Paralympic program. Tough go-getter as she wants to be seen, she is in fact a very sensitive and smart sweetheart which I learn about her during our few encounters. I am looking forward to the next few years to assist in her judo career.”

Jorgensen now has her sights set on the Paris Paralympic Games, where she would love to represent her country, like her compatriot Priscilla Gagné. “She’s amazing! I was with her during her competitions, and she gives off great energy. She gave it her all in Tokyo, despite her injuries. I hope to qualify for the Games, too, while also helping my teammates get there. I’ve had a lot of help along the way, so if I can contribute in some way too, I’d love to.”

One thing is certain, Jorgensen is proving that all those who didn’t believe in her were wrong. “I was told I couldn’t learn to swim, that I could never play the piano, because I was blind. Now I play several sports and I’ve gotten so good that my training partners have to be constantly on their guard. Turns out that the problem wasn’t me,” she concluded.

Looking for a club in your area? Visit judocanada.org/club-finder-tool/

-30-

Written Sportcom for Judo Canada

 

Source:

Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Vous pourriez aussi aimer...

2 Déc - 2021 | par Sportcom Services

Le destin tracé d’Antoine Valois-Fortier

Le Québécois se retire de la compétition et devient entraîneur   Montréal, 2 décembre 2021 – Après avoir fièrement représenté le Canada…

Nos partenaires