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Judo Canada
IJF - Tamara Kulumbegashvili
Montréal, 5 novembre 2026 – Catherine Beauchemin-Pinard a été l’une des figures les plus importantes du judo québécois et canadien au cours de la dernière décennie. Médaillée de bronze des Jeux olympiques de Tokyo, la Québécoise a pris la décision de mettre un terme à une carrière sportive couronnée de succès.
« Le judo a amené tellement de choses dans ma vie : les voyages, la structure, l’envie de me dépasser et de profiter du processus. Dans la vie, on vise toujours quelque chose de plus gros, la prochaine médaille ou le prochain niveau, mais il faut aimer ce qu’on fait au quotidien. Oui, j’ai beaucoup de bons résultats. Je pense que ça vient du fait que j’aimais m’entraîner et que j’aime profondément le judo à la base », lance la nouvelle retraitée.
La décision lui trottait dans la tête depuis les Jeux olympiques de Paris, en 2024, puis s’est concrétisée en avril dernier. Beauchemin-Pinard avait tout de même la volonté de vivre une dernière saison et de participer aux Championnats du monde pour une dernière fois. Elle a atteint cet objectif malgré des complications qui auraient pu carrément modifier tous ses plans.
« Les gens me disaient souvent que je faisais beaucoup de sacrifices pour ma carrière de judo, je leur répondais que ce n’était pas des sacrifices, mais des choix ! Par contre, dernièrement, ces choix-là devenaient des sacrifices, c’est un des premiers indices qui m’a fait réfléchir à propos de ma décision », raconte Catherine Beauchemin-Pinard.
« Mon corps m’envoyait des signes également : je me suis cassée la main avant les Jeux de Paris, l’année suivante il y a eu une déchirure partielle au ligament collatéral médial et, cette année, une déchirure complète du ligament croisé antérieur. L’objectif pour cette année était de faire le nécessaire pour livrer une bonne performance aux Championnats du monde. Je voulais finir selon mes termes et non pas partir à cause d’une blessure majeure ou parce que j’avais trop étiré l’élastique », ajoute-t-elle.
Dans ce tout dernier tournoi, Beauchemin-Pinard a eu l’occasion d’affronter la Brésilienne Rafaela Silva et la Française Clarisse Agbegnenou, deux athlètes qui l’ont suivie depuis pratiquement le tout début de sa carrière.
« J’ai vécu pleinement cette dernière compétition, autant dans la préparation que dans la journée en tant que telle. C’était spécial de me dire que c’était la dernière fois. Mon premier combat était très stressant parce que j’en voulais un peu plus. C’était spécial de retrouver Rafaela et Clarisse pour mes deux derniers combats, ça boucle bien la boucle. Quand j’ai serré la main à Clarisse, je lui ai dit que c’était la dernière fois qu’on se voyait et j’ai vu dans ses yeux qu’elle comprenait que je prenais ma retraite. »
Après une première participation aux Jeux olympiques de Rio, en 2016, Beauchemin-Pinard a marqué l’imaginaire en montant sur la troisième marche du podium des Jeux de Tokyo, en 2021. Elle a aussi terminé septième à Paris, en 2024. Elle compte également deux titres de vice-championne du monde senior à son palmarès, en 2022 et en 2025. Ajoutons à cela 12 médailles en Grand Chelem, dont six d’or, ainsi que neuf autres podiums en Grand Prix.
Le sport au-delà des résultats
Au-delà des résultats sportifs, Catherine Beauchemin-Pinard sera à jamais reconnaissante de sa carrière d’athlète en raison des relations qu’elle a réussi à bâtir avec ses coéquipiers, ses adversaires et ses entraîneurs.
« J’ai rencontré des personnes extraordinaires qui m’ont tellement appris de choses tout au long de ma carrière. J’ai pris un peu de tout le monde, je l’ai adapté à mon style de judo pour faire quelque chose qui m’appartient. Antoine Valois-Fortier et Antoine Bouchard ont été deux personnes très importantes dans ma carrière. À Tokyo, Valois-Fortier est resté avec moi pendant toute la journée, même s’il venait de se faire éliminer, il m’a soutenue, m’a aidée à m’échauffer et il est devenu mon entraîneur un peu plus tard. J’ai le même âge que Bouchard, on s’est suivis pendant toutes nos carrières et il était un coéquipier en or », partage-t-elle.
Qui plus est, le judo et le sport en général lui ont permis de développer et d’entretenir une relation encore plus particulière avec son père qui a subi un grave accident vasculaire cérébral en 2019.
« Mon père voulait vraiment qu’on fasse du sport quand on était jeunes, ma sœur, mon frère et moi. J’étais clairement la moins sportive des trois et finalement j’ai accroché au judo. Mon père m’accompagnait toujours, il était mon plus grand supporteur. »
« À la fin, mon père n’était plus capable de parler et ma mère s’occupait de lui à temps plein. Je pense qu’une des raisons qui a fait en sorte que je prolonge ma carrière, c’est que le judo me permettait de connecter avec mon père. Quand je revenais des compétitions et que je lui montrais mes médailles, je voyais une étincelle dans ses yeux et ça nous permettait de communiquer ensemble », se remémore-t-elle.
Tout au long de son parcours sportif, Beauchemin-Pinard avait pris soin de préparer son après-carrière. En 2025, elle a commencé à travailler à temps partiel comme fiscaliste tout en poursuivant ses études à la maîtrise afin de devenir comptable professionnelle agréée. Cette préparation rend aujourd’hui sa décision de mettre un terme à sa carrière sportive plus facile, sachant que de nombreuses options s’offrent à elle pour le futur.
« En ce moment, je vois à quel point c’est important de bien planifier son après-carrière et je ne vais jamais assez le répéter aux athlètes. C’est difficile de dire au revoir à quelque chose qu’on fait depuis plus de 15 ans. J’ai eu la chance de m’habituer tranquillement à travailler en finissant ma carrière d’athlète. J’ai utilisé beaucoup de ressources qui sont à la disposition des athlètes. Je crois être prête pour ces prochains défis professionnels. »
Si elle sait qu’elle ne souhaite pas poursuivre une carrière à temps plein dans le judo, elle ne se voit évidemment pas se tenir loin de son sport et souhaite pouvoir redonner à la prochaine génération, d’une façon ou d’une autre.
« Je veux absolument garder un pied dans le sport et demeurer impliquée. Je veux contribuer la mission de Judo Canada et apporter quelque chose de concret aux prochaines générations. J’ai déjà quelques idées en tête, il n’y a rien de concret pour le moment, mais on va certainement trouver une façon pour que je m’implique dans le judo et pour le sport féminin », a conclu Beauchemin-Pinard.
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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada
Informations :
Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org
Montréal, November 5, 2026 – Over the past decade, Catherine Beauchemin-Pinard has been one of the most prominent figures in judo, in both Quebec and Canada. Now, after a highly successful sports career, the Tokyo Olympic bronze medallist has decided to hang up her judogi.
“Throughout my life, judo has given me so much: travel opportunities, structure, the desire to push myself ever further, and the joy of the process. In life, you’re always striving for something—your next medal, the next level—but you also have to love what you do every day. I’ve had a lot of great results, and I think that’s because I’ve always loved to train, and because I truly love judo,” said the newly retired athlete.
Beauchemin-Pinard began to toy with the idea of retirement after the 2024 Olympic Games in Paris, and she finally came to her decision this past April. However, she wished to take part in one last season and compete in one final World Championships before leaving. And this she did, despite certain complications that could have completely derailed her plans.
“People have often said to me that I make a lot of sacrifices for my judo career, and I’ve always told them they were choices, not sacrifices! Lately, however, they have started to feel a lot more like sacrifices. That was one of the first hints that made me begin to consider my decision,” explained Beauchemin-Pinard.
“Meanwhile, my body was also sending me signals: I broke my hand before the Paris Olympics, and the following year, I sustained a partial tear of my medial collateral ligament. Then this year, I suffered a complete tear of my anterior cruciate ligament. My objective for this year was to put in a good performance at the World Championships. I wanted to end my career on my own terms, not because of an injury or because I had pushed myself too far,” she added.
In her final tournament, Beauchemin-Pinard had the opportunity to battle it out against Rafaela Silva of Brazil and Clarisse Agbegnenou of France, two athletes who have kept up with her for practically her entire career.
“I made sure to fully experience that tournament, both as I prepared for it and on the day of the competition. Knowing it was my last one made it feel special. My first bout was stressful, because I wanted it a bit too badly. But it felt very special to fight against Rafaela and Clarisse in my last two matches. It brought things full circle. When I shook Clarisse’s hand, I told her it was the last time we’d be meeting up, and I could see in her eyes that she understood I’d be retiring.”
After making her Olympic debut at the 2016 Games in Rio de Janeiro, Beauchemin-Pinard made her mark by taking third place on the podium at the 2021 Tokyo Games. She also finished seventh in Paris in 2024. She has two senior world championship silver medals to her credit, which she won in 2022 and 2025. In addition, she has won twelve Grand Slam medals, including six golds, and has stood on the Grand Prix podium nine times.
Beyond the results
Looking beyond her athletic achievements, Beauchemin-Pinard will forever be grateful for her career as an athlete because of the relationships she built with her teammates, opponents, and coaches.
“I’ve met so many amazing people, and they’ve taught me so much throughout my career. I took bits and pieces of the things different people taught me, and I put them all together to create my own style of judo. Antoine Valois-Fortier and Antoine Bouchard have both played significant roles in my career. In Tokyo, Valois-Fortier stayed with me all day, even though he had just been eliminated. He gave me support, he helped me warm up, and later, he became my coach. Bouchard and I are the same age, so our careers have run parallel to each other’s, and he’s been a great teammate,” she said.
Moreover, judo—and sports in general—allowed Beauchemin-Pinard to develop and maintain a very close relationship with her father, who suffered a severe stroke in 2019.
“When my sister, my brother, and I were younger, our dad really wanted us to get into sports. I was clearly the least athletically inclined of all of us, but eventually, I latched on to judo. And my dad always came with me. He was my greatest supporter.”
“At the end, my dad could no longer speak, and my mom took care of him full-time. I think one of the reasons I pursued my career for so long was that judo allowed me to connect with my father. When I got home from my competitions and showed him my medals, I could see a twinkle in his eye, and that was a way for us to communicate.”
Throughout her athletic career, Beauchemin-Pinard always made sure to have a post-career plan. In 2025, she began to work part-time as a tax specialist, while also pursuing a master’s degree to become a chartered professional accountant. Now, that preparation has made her decision to retire from sports easier, knowing she has many options for the future.
“At this point, I can see how important it is to plan your post-athletic career, and I can’t stress that enough to other athletes. It’s hard to turn the page on something you’ve been doing for fifteen years. I’ve been lucky in that I’ve been able to gradually get used to working while wrapping up my athletic career. I took advantage of many of the resources that are available to athletes. Now I feel ready to tackle my next professional challenges.”
Although Beauchemin-Pinard knows she does not wish to pursue a full-time career in judo, she certainly doesn’t see herself staying away from her sport, and she hopes to pay it forward to the next generation in one way or another.
“I definitely want to remain involved in the sport. I want to contribute to Judo Canada’s mission, and I want to help the upcoming generations in a tangible way. I already have a few things in mind—nothing concrete yet—but I’ll certainly find a way to stay involved in judo and support women’s sports,” concluded Beauchemin-Pinard.
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Written by Sportcom for Judo Canada
For more information:
Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org
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