5 Juil - 2019 | par Mathieu Laberge

Judo – Grand Prix de Montréal

Arthur Margelidon veut retourner aux Jeux… pour de vrai cette fois

Nouvelle

Montréal, 5 juillet 2019 (Sportcom) – Il était présent aux Jeux olympiques de Rio il y a trois ans, mais avec le bras droit dans le plâtre. Officiellement qualifié pour les Jeux de 2016, le judoka Arthur Margelidon s’était blessé à l’entraînement quelques semaines avant de quitter pour le Brésil. Lui et sa famille avaient tout de même fait le voyage pour vivre l’expérience olympique. L’athlète s’était alors promis de revenir plus fort et en santé à ceux de Tokyo en 2020 et à un an de ce rendez-vous, son objectif est toujours le même.

« Pour l’instant, ça se passe plutôt bien! Je suis cinquième au niveau mondial pour la sélection olympique (NDLR : et neuvième au classement mondial) », explique le principal intéressé rencontré vendredi, à l’aréna Maurice-Richard, à la veille de son premier combat chez les moins de 73 kg au Grand Prix de judo de Montréal.

« J’ai une bonne régularité du côté médailles et je ne fais pas trop de tournois. Je préfère participer à quelques-uns pour réaliser de grosses performances à des tournois de qualité. Et pour l’instant, ça se passe bien! »

Au judo, on se sert de la force de son adversaire pour s’imposer. C’est exactement ce qu’a fait Margelidon pour combattre ce qui a été la source de sa blessure, la fatigue, il y a trois ans.

« C’est un sport de combat, alors techniquement, ça pourrait arriver, mais j’ai appris à connaître plus mon corps lorsqu’il est fatigué. Je sais ce que j’ai vécu et si j’ai besoin de prendre un congé, je le prends. Il faut tirer le positif des expériences vécues, même si c’est horrible et que j’aurais préféré que ça n’arrive jamais. »

L’athlète qui s’entraîne sous la gouverne de Michel Almeida semble avoir pris la bonne décision lorsque l’on regarde sa feuille de route de la dernière année : médaille d’argent au Tournoi des maîtres (Chine), en décembre, vice-champion panaméricain ce printemps au Pérou et troisième au Grand Prix d’Hohhot (Chine), en mai.

« J’ai vu ça comme une expérience et une épreuve à surmonter. Ça m’a fait grandir. Je ne pense pas que je serais l’athlète que je suis aujourd’hui si je n’avais pas vécu ça. Ça m’a grandement aidé plutôt qu’empêché de faire ce que je voulais. »

Samedi, le Montréalais souhaite se mesurer au Japonais Soichi Hashimoto, champion du monde 2017 et vice-champion du monde 2018. Les deux athlètes se sont déjà affrontés trois fois et le Japonais l’a emporté à deux occasions.

Du haut niveau aussi chez le comité organisateur

L’ancienne athlète Marie-Hélène Chisholm fait partie du comité organisateur du tournoi disputé dans la métropole québécoise. Lorsqu’on demande à la gérante de la haute performance chez Judo Canada si elle et ses collègues savaient dans quoi ils se lançaient lorsqu’ils ont démontré leur intérêt à la fédération internationale pour organiser un Grand Prix, c’est par un long rire qu’elle commence sa réponse.

« Plus sérieusement, ça fait six ans que je ne suis plus dans le circuit. J’ai moins vu l’organisation derrière la présentation des Grands Prix. Là, d’être ici et de voir tout ce que ça exige, c’est complètement différent », indique celle qui a été entraîneure pendant quatre ans et qui a mis fin à sa carrière d’athlète en 2008.

Tant lorsqu’elle était athlète qu’aujourd’hui à titre d’organisatrice, une chose demeure pour celle qui s’est classée cinquième aux Jeux olympiques d’Athènes et aux Championnats du monde : être sur le tatami ou en coulisses d’un tournoi international, c’est du travail de haut niveau.

« Lorsque tu es une athlète, tu te concentres sur toi et sur ta performance. Organiser un Grand Prix, tu dois penser à tout et à tout le monde. On veut que ce soit un super événement, donc c’est stressant et c’est du travail », explique-t-elle, alors que l’entrevue est justement interrompue par un appel pour lequel elle doit faire un suivi.

« Organiser un Grand Prix, c’est gérer les problèmes des autres, mais oui, c’est la même adrénaline. Présentement, je vois mes anciens collègues athlètes membre du comité et nous avons le même stress que lorsque nous combattions. Et une fois que l’événement sera terminé, nous aurons aussi le même high qu’après une compétition! »

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