Sportcom x Sans Restriction
Sportcom x Sans Restriction
L’hiver dernier, six mois après ses troisièmes Jeux olympiques, la judoka Catherine Beauchemin-Pinard indiquait que sa retraite sportive allait attendre, au moins jusqu’aux Championnats du monde prévus en juin. Maintenant qu’elle y a décroché la médaille d’argent des moins de 63 kg, l’échéance est repoussée à nouveau.
« Quand je perds, je me dis que je ne veux pas finir sur une défaite, mais quand je gagne, je me dis que je suis encore de niveau ! Pourquoi j’arrêterais ? » a mentionné la Québécoise en riant, de passage au podcastSportcom x Sans Restriction.
« C’est un cercle sans fin », a-t-elle ajouté, ignorant quand tout ce manège cessera. Pour l’instant, elle ne se sent pas prête à accrocher son judogi.
C’est la deuxième fois de sa carrière que Catherine Beauchemin-Pinard met la main sur la médaille d’argent des Championnats du monde seniors. Elle avait obtenu le même résultat en 2022.
Le titre de championne du monde lui a glissé entre les doigts à Budapest. Opposée à la Japonaise Haruka Kaju, Catherine a finalement perdu la finale en prolongation.
« J’y croyais tellement à ce combat-là. C’était si proche, un combat serré. Debout, ça allait super bien, mais au sol, c’est rare que j’affronte quelqu’un d’un haut niveau comme moi », a souligné celle qui s’était blessée au ligament collatéral médial d’un genou quelques semaines seulement avant les mondiaux.
En fait, elle n’a pas été en mesure de s’entraîner à 100% avant la compétition, préférant ménager ses forces pour ne pas risquer d’aggraver sa blessure.
« Deux semaines plus tôt, je ne savais pas comment j’allais faire pour me battre. […] Quand je me préparais [pour la finale], je me disais que je n’avais rien à perdre. La journée avait tellement bien été malgré le genou, je voulais juste y aller all in. »
La suite
L’athlète de 31 ans s’est accordé une pause d’environ trois mois après sa septième place à Paris. Le retour à l’entraînement a été particulièrement exigeant et a soulevé des doutes quant à son avenir sur les tatamis.
« Je me faisais ramasser par des jeunes qui commençaient à peine. Je me demandais si j’allais être capable de revenir à un haut niveau », a-t-elle expliqué.
Ses doutes se sont dissipés en mars lorsqu’elle a gagné l’or au Grand Chelem de Tbilissi, en Géorgie, sa première sortie après les Jeux de Paris. Si elle décidait de continuer jusqu’en 2028, une qualification à Los Angeles serait toutefois synonyme d’une course à deux avec l’Ontarienne Jessica Klimkait, qui a fait le saut chez les moins de 63 kg cette année.
Fonder une famille, poursuivre ses études et évoluer sur le marché du travail sont tous des éléments qui, ultimement, influenceront sa décision. « Tant que je m’amuse, je vais continuer, même si ce n’est pas le cas tous les jours ! »
L’épisode complet de Sportcom x Sans Restriction est disponible sur Youtube, Spotify et Apple Podcasts.