11 Fév - 2026 | par Mathieu Fontaine

Patinage de vitesse longue piste – Jeux olympiques

David La Rue, 18e d’une première épreuve olympique « surprise »

Nouvelle

Greg Kolz / COC

Milan, 11 février 2026 (Sportcom) – À moins de 72 heures du 1000 m en patinage de vitesse longue piste des Jeux de Milan-Cortina, David La Rue n’avait encore aucune idée qu’il allait y participer pour vivre son baptême olympique. C’est finalement un appel de son entraîneur qui est venu tout changer. Invité à prendre le départ, le Québécois a accepté sans hésiter. Et il a bien fait.

Mercredi, sur l’anneau olympique de Milan, La Rue (1 min 9,31 s) s’est classé 18e d’une épreuve remportée par le maître de la discipline, l’Américain Jordan Stolz. Ce dernier a fracassé le record olympique en franchissant la distance en 1 min 6,28 s afin de monter sur la plus haute marche du podium.

Patinant à ses côtés dans l’avant-dernière paire du jour, le Néerlandais Jenning de Boo (1 min 6,78 s) a terminé deuxième, alors que le Chinois Ning Zhongyan (1 min 7,34 s) a pris la troisième place.

« C’est un feeling incroyable ! Mon corps n’était pas prêt pour ça, mais je me suis assuré de vivre la meilleure expérience de ma vie, que la foule embarque et c’était un super moment. Je ne pouvais pas demander mieux », a commenté La Rue, qui a vaincu dans sa paire le spécialiste du sprint Wataru Morishige, du Japon.

« J’avais déjà patiné contre lui et je savais qu’il allait partir vite. Je voulais être sûr de ne pas être trop loin après les premiers 600 mètres. Après, je savais que j’étais capable d’aller le chercher dans le deuxième tour. J’étais super content ! »

Au final, son premier test olympique a répondu à toutes ses attentes, et même plus. La bonne nouvelle, c’est qu’il pourra revivre l’effervescence de la compétition dans un peu plus d’une semaine, lorsqu’il sera au départ du 1500 m.

« Il n’y a aucune course dans le monde qui peut simuler l’ambiance d’un anneau olympique. Dans ma tête, je voulais faire la meilleure course possible, mais aussi rentrer dans le jeu de savoir quelles émotions j’allais ressentir. Je saurai à quoi m’attendre pour le 1500 m et le but sera de faire la meilleure course possible avec l’entraînement que j’ai fait dans les dernières années », a-t-il conclu.

Meilleur temps, mais classement différent

Il y a quatre ans, aux Jeux de Pékin, Laurent Dubreuil avait affiché un temps de 1 min 8,32 s, qui lui avait procuré la médaille d’argent. Mercredi, le Lévisien a amélioré ce chrono, bouclant la distance en 1 min 8,21 s pour aboutir en huitième place.

Une surprise ?

Pas du tout selon le principal intéressé qui, selon ses dires, ne pouvait tout simplement « faire mieux que cette performance à son âge. »

« C’est probablement mon meilleur 1000 m depuis quelques années et probablement que je ne pourrai plus jamais faire mieux que ça au 1000 m. Ça prouve que le niveau est juste trop fort présentement », a-t-il analysé à sa sortie de la patinoire.

S’il s’est dit satisfait de sa course en général, et particulièrement de son ouverture dans les 600 premiers mètres, le Lévisien avait déjà le regard tourné vers le 500 m qui sera disputé samedi. Confiant, Dubreuil n’a laissé aucun doute sur ses intentions en guise de conclusion.

« Je le sais déjà depuis des mois, mais j’ai prouvé que j’ai les jambes pour compétitionner. Je sais que mes chances de médaille, elles sont là, et je pense que j’ai absolument les jambes pour avoir une médaille », a-t-il lancé avant de regagner l’aire de repos.

Nos partenaires