3 Fév - 2024 | par Luc Turgeon

Patinage de vitesse sur longue piste - Coupe du monde

Du patinage à la photo : Christopher Fiola participe à la Coupe du monde autrement

Nouvelle

Montréal, 3 février 2024 (Sportcom) –Tenu à l’écart cette saison en raison d’une tendinite à un genou, ce n’est pas comme athlète, mais plutôt en tant que photographe que Christopher Fiola prend part à la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste, à Québec.

Le Québécois garde le sourire même s’il ne peut patiner à cet événement présenté pour une première fois dans la Capitale-Nationale depuis 1992. Accréditation au cou et appareil à la main, il a trouvé le moyen d’en bénéficier d’une autre façon.

« C’est spécial pour moi de voir une Coupe du monde à Québec ! Un contact des États-Unis m’a dit que l’équipe américaine cherchait un photographe pour les échauffements. Ça me tentait vraiment et c’est une belle occasion de revenir sur le bord de la glace avec les personnes que je connais », explique Christopher Fiola, rencontré dans les gradins du Centre de glaces Intact Assurance, samedi.

Depuis environ deux ans, Fiola se plaît à photographier les compétiteurs du circuit de la Coupe du monde lorsqu’il n’est pas lui-même en train de courser. Une fois l’épreuve du 500 m terminée, sa spécialité, il retire ses patins et s’empare de son appareil.

« C’est particulier, parce qu’on a accès à toute la glace ! On est sur le bord avec des angles de vue particuliers. J’y ai pris goût et j’en fais de plus en plus. C’est relaxant, il y a un côté artistique qui développe d’autres facettes de ma personnalité », précise-t-il, ajoutant qu’il en profite même pour analyser la technique de ses adversaires.

Prend-il de meilleures images pour les Canadiens ?

« Je pense que j’en ai des bonnes de tout le monde ! C’est sûr que je dois me concentrer sur les Américains vu qu’ils m’ont mandaté, mais je me permets d’en prendre aussi des Canadiens. […] Je connais le patin et les bons angles, ce que les athlètes aiment avoir comme photo. »

La Coupe du monde de Québec était grandement attendue des patineurs de vitesse et Christopher Fiola ne faisait pas exception. Bien qu’il apprécie son expérience derrière la lentille, la prochaine fois, c’est sur deux lames qu’il souhaitera se joindre à la fête.

« Tant qu’à ne pas patiner, on va prendre des photos et trouver une façon d’y participer quand même ! »

– Christopher Fiola

Retour sur glace

Christopher Fiola a seulement retrouvé la patinoire depuis deux semaines. C’est donc dire qu’il a ressorti ses patins après une pause de dix mois.

La tendinite l’a incommodé tout au long de la dernière saison. Après avoir été couronné champion du monde au sprint par équipe avec Laurent Dubreuil et Antoine Gélinas-Beaulieu, Fiola s’est concentré sur sa guérison.

« Ça faisait un bon deux ans que j’avais mal. Je m’asseyais comme un vieux monsieur, ça grinçait ! » raconte-t-il en riant.

« J’avais atteint la limite. J’ai été en stand by avec mon genou toute l’année. On ne sait jamais avec un tendon, ça peut être vite ou lent comme processus. Là, ç’a été très long. »

Il a d’abord visé un retour pour les premières Coupes du monde, puis il a rajusté le tir vers celles prévues en hiver. Aux sélections canadiennes, Christopher Fiola n’avait toujours pas recommencé à patiner et il a dû faire une croix sur la campagne 2023-2024.

« Je me suis rendu à l’évidence et j’ai vécu mon deuil pendant un bout ! C’est la deuxième saison du cycle olympique. S’il y avait une année à prendre pour guérir, c’était celle-là », indique l’athlète de 27 ans.

La physiothérapie et l’entraînement en salle ont occupé une bonne partie de son horaire au cours des derniers mois. Il a aussi fait beaucoup de visualisation, d’analyse vidéo et de préparation mentale, en plus d’apprendre à nager « pour vrai ».

« Je ne suis pas un nageur ! Je suis habitué d’aller plus vite et de respirer comme je le veux ! Mais là, j’ai dû nager 70 kilomètres cette année. Je fais tout en mon possible pour revenir en force. »

À première vue, le travail effectué à l’extérieur de la patinoire semble avoir payé. Fiola ne ressent plus la douleur à l’entraînement, il dit même avoir l’impression de mieux patiner que par le passé.

Entre deux clichés, Christopher Fiola peut s’imaginer sur la glace, devant ses partisans. Il lui reste encore huit mois de préparation avant la prochaine saison. Selon lui, « tous les éléments sont là pour que ça aille bien. »

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