28 Fév - 2016 | par Éric Gaudette-Brodeur

Cyclisme sur route – Kuurne-Bruxelles-Kuurne

Duchesne a fait le même travail que Boonen et Van Avermaet

Montréal, 28 février 2016 (Sportcom) – Le cycliste Antoine Duchesne a décuplé sa confiance dimanche quand il a roulé pour une deuxième journée de suite aux avant-postes d’une semi-classique flandrienne. Qu’il ait terminé 58e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne à 35 secondes du vainqueur n’enlevait que très peu à sa grande satisfaction d’avoir fait jeu égal avec plusieurs grosses pointures en Belgique.

Après avoir roulé à l’avant du peloton et fini 37e du Circuit Het Nieuwsblad à 24 secondes du gagnant samedi, le Saguenéen d’origine en a rajouté 24 heures plus tard dans une épreuve de 200,7 kilomètres, classée 1.HC par l’Union cycliste internationale (UCI).

« Hier (samedi), c’était une des première fois que je finissais une classique dans le premier groupe. Aujourd’hui (dimanche), en étant devant, en échappée avec (Tom) Boonen, (Greg) Van Avermaet et compagnie, les meilleurs au monde dans ce type de course, je vois que j’ai ma place là. Je ne roulais pas moins fort qu’eux. J’ai fait le même travail », s’est réjoui Duchesne.

Le Belge Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) l’a emporté grâce à une belle démonstration de force. Après avoir laissé en plan la quinzaine de coureurs de l’échappée, dont Duchesne, Boonen et Van Avermaet, avec environ 16 kilomètres à faire, il a réussi à tenir le coup malgré le retour du peloton.

Stuyven a croisé la ligne 17 secondes avant son plus proche adversaire, le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha). Ce dernier a remporté le sprint du peloton devant le Français Nacer Bouhanni (Cofidis).

Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, a terminé l’épreuve en compagnie de Duchesne, à la 60e place.

Maxime Daniel, 12e, a été le meilleur coéquipier de Houle chez AG2R La Mondiale, tandis qu’Adrien Petit, 13e, a été le meilleur partenaire de Duchesne du côté de Direct Energie. Les deux Français ont conclu parmi le groupe de 22 cyclistes en retard de 17 secondes sur Stuyven.

Le triomphe d’un bon ami

Duchesne était bien content de la victoire de Stuyven, un de ses meilleurs amis. « Je suis vraiment proche de lui. Nous avons couru ensemble chez les amateurs, aux États-Unis. À chaque fois que je suis en Belgique, je me retrouve dans sa famille. Hier, ma copine a passé la journée avec sa famille pour suivre la course. »

« Il a été juste vraiment fort comme un cheval. Quand il est sorti à 15 kilomètres de la ligne, avec un vent de côté, Boonen a sprinté pour essayer de garder sa roue et il n’a pas été capable. Le peloton a essayé de rouler pour revenir sur lui, mais il prenait du temps malgré le gros vent de face et de côté. »

« L’avoir eu avec nous jusqu’à la fin, notre groupe se serait peut-être rendu et j’aurais peut-être pu y aller pour une place » a blagué le Québécois, distancé par quelques-uns de ses compagnons de fuite et avalé par le peloton dans le deuxième et dernier tour du circuit final.

Le kid de Chicoutimi répond

En discutant de ses efforts du jour, Duchesne n’était pas peu fier du travail accompli. « J’ai joué la course super bien, j’ai toujours réussi à être bien placé. J’ai suivi le coup au bon moment. »

Il a notamment répondu aux attaques dans la montée du Vieux Quaremont, à environ 85 kilomètres, et dans le secteur pavé de la Varentstraat, une vingtaine de kilomètres plus loin. Puis, après le numéro solo de l’Italien Mirko Trosino (Southeast), il a roulé avec les fuyards pendant une vingtaine de kilomètres.

« D’être capable de rouler comme ça, avec ces gars-là, je suis vraiment content. Ça me donne vraiment beaucoup de confiance. Ç’a toujours été un peu un problème avec moi, j’avais du mal à réaliser qu’un kid de Chicoutimi était capable de se battre à ce niveau. »

Le bilan de sa fin de semaine était bien évidemment positif. « D’être capable d’être devant les deux jours de cette façon, ça montre que j’ai le niveau pour être là. »

La prochaine sortie de Duchesne se fera à Paris-Nice, une compétition World Tour de huit jours qui commencera dimanche prochain.

En l’absence du Français Bryan Coquard, le meneur de Direct Energie, qui s’est fracturé l’omoplate droite dans une chute à l’entrainement il y a 12 jours, le Québécois jouira peut-être d’un peu plus de latitude.

« C’est triste parce que nous aurions pu aller nous battre pour beaucoup de victoires d’étape avec lui, mais l’autre côté de la médaille, c’est que ça laissera un peu plus de liberté à des coureurs comme moi pour essayer de peut-être aller dans les échappées ou jouer le final si les jambes sont bonnes. »

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