7 Mar - 2024 | par Louis-Michel Lelièvre

Une importante étape du processus de qualification olympique à la maison

Nouvelle

Montréal, 7 mars 2024 (Sportcom) – La 30e édition de l’International Gymnix tombe à point nommé pour les gymnastes artistiques québécoises. À quelques mois des Jeux olympiques de Paris, l’événement aura une signification particulière pour celles qui souhaitent amasser des points au processus de sélection afin de se tailler une place au sein de l’équipe canadienne.

Le processus s’avère cependant assez complexe, même pour Francine Bouffard, directrice artistique au Club Gymnix. Cette dernière admet que le groupe d’entraîneurs n’est toujours pas au courant du processus final exact et analyse encore les meilleures stratégies pour que les athlètes accumulent un maximum de points.

« Il n’y a que cinq filles qui pourront se rendre aux Jeux olympiques. Les athlètes doivent obtenir au moins deux bons pointages pendant la course aux points, en plus de connaître du succès aux Championnats canadiens. On veut évidemment voir les athlètes qui ont le plus de constance, mais il faut également voir qui est au sommet de sa forme tout près des Jeux olympiques », a indiqué Francine Bouffard.

« On veut choisir les meilleures athlètes de l’heure ! » a-t-elle précisé.

Quatre Québécoises qui évoluent sur la scène internationale seront donc en quête de bons résultats cette fin de semaine au complexe sportif Claude-Robillard, à Montréal.

Aurélie Tran et Frédérique Sgarbossa, deux Québécoises qui ont effectué leurs débuts à l’international dans les dernières années, sont extrêmement enjouées de pouvoir participer à la compétition aussi tôt dans leur carrière.

« C’est la première fois que je vais représenter le Canada lors d’une compétition internationale à Montréal. Je vais avoir plusieurs supporteurs dans les estrades, dont ma famille. Je suis vraiment excitée ! Je veux continuer à apprendre et profiter du moment », a lancé Aurélie Tran, qui a notamment décroché le bronze du concours par équipe aux Jeux panaméricains de Santiago.

« Ce n’est vraiment pas souvent qu’on a cette opportunité-là chez nous. Il va y avoir plein de gens qui vont venir me voir, j’adore me faire encourager », a ajouté Frédérique Sgarbossa, aussi médaillée au Chili, l’automne dernier et qui, il y a à peine un an, brillait aux Jeux du Canada, à l’Île-du-Prince-Édouard.

« Je veux m’amuser et être fière de mes performances. Ce sont mes gros objectifs de la compétition. »

Tran, Sgarbossa, mais aussi les vétéranes Laurie Denommée et Rose Woo seront en action cette fin de semaine.

« Ça va faire du bien de pouvoir montrer à mon monde où j’en suis rendu dans mon sport. C’est une belle chance que nous avons. Je vais essayer de nouveaux mouvements et j’espère pouvoir obtenir de bonnes notes », a partagé Denommée.

Rose Woo concentrera de son côté ses énergies sur les barres asymétriques et sur la poutre afin de maximiser ses chances de faire partie des cinq athlètes qui participeront aux Jeux olympiques.

« À Paris, l’objectif est de bâtir la meilleure équipe possible pour couvrir tous les appareils. Nous savons qu’une athlète comme Ellie Black est capable de connaître du succès à n’importe quel engin, il faudra d’autres filles comme elle, mais on peut également choisir des filles qui sont excellentes sur une ou deux appareils en particulier pour augmenter nos notes », a résumé Francine Bouffard.

La lutte s’annonce serrée dans le camp canadien. Membre de la formation canadienne médaillée de bronze aux Championnats du monde en 2022, Laurie Denommée a été sur la touche depuis le début de l’année 2023 en raison d’une blessure à un coude. Maintenant complètement rétablie, la Québécoise veut mettre les bouchées doubles pour réaliser le rêve olympique de « la petite Laurie ».

« Même pendant ma convalescence, j’allais souvent aux entraînements seulement pour y assister et vivre l’esprit d’équipe. J’ai confiance en moi, toutes les gymnastes sont bonnes, je vais faire de mon mieux et je vais tout donner pour ne pas avoir de regrets. Je serais tellement heureuse de participer aux Jeux ! La petite Laurie en moi serait fière, comme ma famille également. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas dans les dernières années et ce serait incroyable de me qualifier malgré tout pour les Olympiques », a confié Denommée.

Le processus de qualification olympique prendra fin au début du mois de juin avec la présentation des Championnats canadiens à Gatineau, un autre événement bien entouré au calendrier des gymnastes québécoises.

« Les Jeux sont définitivement un objectif, mais j’y vais une compétition, même un appareil à la fois. Pour l’instant, j’espère demeurer en santé jusqu’aux Championnats canadiens pour avoir la meilleure performance possible. Je veux que mes routines soient vraiment stables à ce moment-là », a affirmé Aurélie Tran.

« Je suis originaire de Gatineau en plus ! Je pense que ça va être une belle expérience, peu importe ce qui arrivera par la suite, a rappelé quant à elle Frédérique Sgarbossa. Juste le fait d’être devant une foule qui sera là en partie pour m’encourager personnellement, j’ai vraiment hâte. Je ne veux pas me mettre trop de pression, je veux poursuivre ma progression, continuer de m’entraîner fort et on verra à la fin ce qui va se passer. »

D’ici les Championnats nationaux, l’équipe canadienne participera au Trophée Jesolo, en Italie, une autre occasion pour les athlètes d’accumuler des points en vue des Jeux de Paris.

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