13 Nov - 2022 | par Mathieu Fontaine

Patinage de vitesse sur longue piste – Coupe du monde

« Je suis là où je pensais être en début de saison » – Laurent Dubreuil

Nouvelle

Trois patineurs sur le podium avec leur médaille.

ISU Speed Skating

Montréal, 13 novembre 2022 (Sportcom) – Laurent Dubreuil avait pour objectif d’améliorer ses performances au 1000 m pendant l’entre-saison et il a vu ses efforts être récompensés quand il a remporté la médaille d’argent sur cette distance à la Coupe du monde de Stavanger, en Norvège.

S’il avait connu des difficultés au départ du 500 m où il avait fini deuxième la veille, l’histoire s’est avérée bien différente, dimanche. Cette fois, le Québécois a connu un excellent début de course pour retrancher près d’une demi-seconde au temps de référence après 200 mètres.

Le spécialiste du sprint a misé sur son exécution pour conserver un bon rythme dans les deux tours suivants, ce qui lui a permis de s’emparer du premier rang provisoire en vertu de son chrono de 1 minute 9,22 secondes.

« C’était quand même très bien comme départ, pas mal mieux qu’au 500 (mètres) ! J’ai bien pris ma vitesse et mon premier virage a été excellent. Je suis pas mal toujours le premier (dans cette portion) et j’ai bien fait ça aujourd’hui (dimanche) », a commenté le Lévisien en visioconférence après la compétition.

Ce dernier a ensuite pris place au centre de la patinoire pour observer les performances des huit concurrents toujours dans la course pour l’or. Au final, un seul du lot est parvenu à faire mieux que lui, soit l’Américain Jordan Stolz.

Le jeune homme de 18 ans a surpassé tous ses rivaux grâce à un impressionnant temps de 1 minute 8,73 secondes. « Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi phénoménal que ça en début de saison ! » a lancé Dubreuil pour analyser la course de son adversaire.

« Je savais que mon temps serait probablement bon pour une médaille, mais pas assez pour le battre (Stolz), a-t-il ajouté. J’aurais pu faire quelques petits trucs mieux, mais pas de là à aller chercher la demi-seconde qui me séparait de lui. »

Le vice-champion olympique sur la distance s’est tout de même dit satisfait de sa prestation, surtout après une saison estivale exigeante où il avait pour but d’améliorer ses résultats dans cette épreuve, sans compromettre ses chances au 500 m.

« On s’entend qu’un entraînement de 500 (mètres), ça fait moins mal qu’un entraînement de 1000 (mètres), alors tant qu’à avoir mal de même, aussi bien que ça fonctionne ! » a-t-il poursuivi en riant.

« Les changements ont porté fruit. L’an passé, mon meilleur résultat en Coupe du monde était une cinquième place, alors je suis vraiment content de commencer l’année comme ça avec un podium. J’espère que ça va m’aider toute l’année ! »

Également en action à cette épreuve, le Sherbrookois Antoine Gélinas-Beaulieu a pris le 13e échelon du groupe A, concluant à 1,74 seconde du vainqueur. Notons que le Japonais Ryota Kojima (+0,58 s) a complété le podium.

Pour leur part, Béatrice Lamarche et Christopher Fiola ont patiné dans le groupe B au 1000 m. Lamarche, de Québec, a fini 6e chez les femmes (1 min 19,21 s) alors que son coéquipier de Montréal s’est classé 26e chez les hommes (1 min 14,09 s).

Valérie Maltais vise haut pour le départ groupé

Dernière Québécoise en lice à Stavanger, Valérie Maltais n’a eu aucune difficulté à atteindre la finale du départ groupé. Sixième dans son départ des demi-finales, la Saguenéenne avait de grandes ambitions pour la course ultime.

Les choses n’ont toutefois pas tourné en sa faveur et elle a dû se contenter de la septième place avec un temps de 9 minutes 2,52 secondes. Un résultat qui a laissé la patineuse sur son appétit, même si elle a pu aider sa coéquipière Ivanie Blondin (8 min 58,72 s) à remporter l’épreuve.

Les Néerlandaises Marijke Groenewoud (8 min 58,80 s) et Irene Schouten (8 min 59,05 s) ont suivi en deuxième et troisième places, dans l’ordre.

« Ça m’a laissé un petit goût sour. Quand je suis arrivée en Coupe du monde, j’ai appris à faire mes départs groupés avec Ivanie (Blondin) et à travailler pour elle. Maintenant, avec le nouveau cycle olympique, mon objectif est le podium », a confié Maltais après coup.

« Aujourd’hui, sans le vouloir, je me suis retrouvée à travailler pour Ivanie, à faire un move qui a aidé ma coéquipière à se rendre sur le podium. Ce n’était pas une mauvaise course et j’étais très contente pour elle, mais ce n’est pas ce que je veux en ce moment. »

L’athlète de 32 ans retiendra toutefois plusieurs points positifs de cette première sortie de la saison à cette épreuve et elle assure qu’elle apportera les correctifs nécessaires pour ses prochaines compétitions. Aux dires de la principale intéressée, le succès passera d’abord et avant tout par la confiance et la patience.

« C’est difficile d’avoir une stratégie à l’avance au départ groupé et, présentement, j’en donne beaucoup, mais trop tôt, a-t-elle expliqué. Quand il y a des échappées ou des ouvertures, naturellement, c’est moi qui vais les fermer. Je pense qu’il faut simplement bâtir ma confiance en me disant que je suis capable de me rendre jusqu’à la fin pour le sprint. Ce n’est pas une question de forme, mais plutôt de tactique. Je dois garder les choses simples. »

Les membres de l’équipe canadienne se dirigeront maintenant vers la Mecque du patinage de vitesse sur longue piste, Heerenveen, aux Pays-Bas, où se tiendra la prochaine Coupe du monde à compter de vendredi.

Si Maltais voudra profiter de l’occasion pour mettre en pratique ses apprentissages du week-end au niveau individuel, Dubreuil, lui, souhaitera poursuivre sur sa lancée et même en donner encore davantage sur la patinoire.

« Je suis là où je pensais être (en début de saison). La forme est super bonne et je suis en confiance techniquement et physiquement. Je suis très excité de patiner aux Pays-Bas et c’est sûr que je vais viser la médaille d’or au 500 m vendredi. C’est toujours mon objectif », a-t-il conclu.

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