25 Juil - 2022 | par Mathieu Fontaine

Athlétisme – Championnats du monde

« J’y vais le tout pour le tout jusqu’à Paris » – Charles Philibert-Thiboutot

Nouvelle

Un demi-fondeur canadien en plein effort.

World Athletics

Les Canadiennes terminent quatrièmes au 4 x 400 m

Montréal, 25 juillet 2022 (Sportcom) – Charles Philibert-Thiboutot n’a peut-être pas réussi à atteindre une finale lors des Championnats du monde d’athlétisme, mais ses performances lui ont permis de constater qu’il est fin prêt pour le cycle olympique qui, l’espère-t-il, le mènera jusqu’à Paris, en 2024.

Le Québécois a pris part à deux épreuves sur la piste du légendaire Hayward Field, en Oregon, où se déroulaient les mondiaux jusqu’à dimanche. Il s’est d’abord classé 15e dans sa course de prédilection, soit le 1500 m.

L’athlète de 31 ans a d’ailleurs fait partie d’un départ des plus relevés lors de sa demi-finale et il n’a pu terminer parmi les cinq premiers qui accédaient directement à l’étape suivante. Deux places supplémentaires étaient disponibles pour les athlètes ayant réalisé les meilleurs chronos de la séance, mais Philibert-Thiboutot (3 min 37,29 s) a raté le rendez-vous ultime de quelques poussières.

« Je pense que j’ai juste été un peu malchanceux. Ma vague était pratiquement aussi forte qu’une finale olympique et ç’a joué contre moi », a-t-il lancé d’emblée en entrevue téléphonique avec Sportcom.

« Au final, j’ai raté ma qualification par seulement 8 centièmes de seconde et je pense que j’aurais pu avoir un meilleur sort dans l’autre demi-finale, a-t-il poursuivi. Je crois même que ç’aurait été une formalité. C’est sûr que c’est un peu décevant, mais j’ai vraiment prouvé que j’étais compétitif sur la distance. »

À peine deux jours plus tard, le demi-fondeur a retrouvé la piste à l’occasion des préliminaires au 5000 m. À sa toute première présence à cette épreuve en Championnats du monde, il a pris le 15e échelon de sa vague, ce qui lui a procuré le 27e rang au classement cumulatif. S’il n’avait pas d’attentes particulières sur cette distance, le natif de Québec s’est dit heureux d’avoir pu acquérir de l’expérience lors de cette course aussi rapide que mouvementée.

« Je partais vraiment de zéro pour cette épreuve et j’avais sous-estimé la gestion de course dans un peloton aussi gros », a avoué l’auteur d’un temps de 13 min 38,8 s. « C’était très rapide, il y a eu beaucoup de changements de rythme et j’ai manqué d’énergie dans le dernier tour. C’est un style différent et je devrai m’adapter.  »

C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que Philibert-Thiboutot rentrera au pays en début de semaine. Si ses prochains objectifs seront davantage axés sur l’amélioration de sa marque personnelle de 3 min 34,3 s au 1500 m, l’Olympien des Jeux de Rio (2016) se dit motivé plus que jamais à faire son chemin jusqu’à Paris.

« Les mondiaux ont été une expérience importante pour moi, surtout que c’était mon premier championnat d’envergure en près de six ans. J’ai eu des moments plus difficiles avec les blessures et j’ai tout juste raté ma qualification pour Tokyo l’année dernière, mais tout ça est derrière moi. Je suis en pleine santé et je sens vraiment que je suis sur une lancée. Dans ma tête, je me vois parmi le top­-5 au 1500 m dans les deux prochaines années et j’y vais le tout pour le tout jusqu’à Paris », a-t-il lancé en guise de conclusion.

Aiyanna Stiverne et ses coéquipières au pied du podium

Après s’être classée 39e au 400 m plus tôt dans la compétition, Aiyanna Stiverne participait à la grande finale féminine du 4 x 400 m, épreuve présentée dimanche soir, en clôture des mondiaux 2022.

Pour l’occasion, la Québécoise a jumelé ses efforts à ceux de Natassha McDonald, Zoe Sherar et Kyra Constantine. Les Canadiennes ont profité de cette course pour inscrire leur meilleur temps de la saison, stoppant le chrono à 3 min 25,18 s.

Cela n’a toutefois pas été suffisant pour monter sur le podium dominé par le quatuor américain (3 min 17,79 s). Les représentantes de la Jamaïque (3 min 20,74 s) ont quant à elles pris le deuxième rang, tout juste devant les Britanniques (3 min 22,64 s).

Notons que la Montréalaise Micha Powell, qui avait aidé le Canada à se qualifier lors des demi-finales samedi, agissait à titre de remplaçante lors de la course ultime.

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