19 Fév - 2022 | par Louis-Michel Lelièvre

Ski de fond - Jeux olympiques de Pékin

Katherine Stewart-Jones : le ski de fond dans le sang

Nouvelle

Nordiq Canada

Montréal, 19 février 2022 (Sportcom) – À 26 ans, Katherine Stewart-Jones participe cette année à ses premiers Jeux olympiques. La fondeuse de Chelsea réalise par le fait même son plus grand rêve, elle qui a appris à skier à un très jeune âge.

Avec un père passionné de ski de fond et deux grands frères qui pratiquaient déjà le sport, il était tout à fait naturel pour Katherine et sa sœur jumelle Emilie de s’adonner à ce sport.

« J’ai commencé à skier à l’âge de 2 ans, aussitôt que j’ai appris à marcher pratiquement. Au début je tombais énormément bien sûr. Il y a même un de mes premiers entraîneurs qui ne comprend pas comment j’ai fait pour me rendre si loin tellement je tombais tout le temps ! » a mentionné l’Olympienne en riant.

Katherine et Emilie se sont toujours entraînées ensemble lorsqu’elles étaient plus jeunes et elles ont évidemment participé à plusieurs compétitions en tant qu’adversaires. Toutes les deux gardent d’excellents souvenirs de cette époque.

« Je crois que ç’a toujours été un avantage pour moi d’avoir une sœur jumelle. On était vraiment compétitives entre nous. C’est motivant d’avoir une partenaire d’entraînement aussi stable. Nos frères plus âgés pratiquaient également le sport et c’est plaisant avoir des modèles plus vieux qui connaissent du succès et qui s’amusent », a expliqué Katherine.

« On avait assurément une belle complicité lorsqu’on était en équipe. Quand on était adversaires cependant, il y avait toujours un petit esprit de compétition qui faisait du bien. C’était positif. On éprouvait toujours du plaisir en étant toutes les deux sur la même piste », a ajouté Emilie, qui habite maintenant au Yukon.

Même si Emilie Stewart-Jones a mis un terme à sa carrière d’athlète il y a maintenant huit ans en raison de blessures, elle a eu la chance de partager la piste avec sa sœur à plusieurs reprises sur différentes scènes. Emilie mentionne entre autres une course de sprint à Whistler, lors des essais canadiens pour les Championnats du monde juniors de 2012.

« On avait toutes les deux participé à la finale, on était très contentes de se rendre aussi loin ensemble là-bas. On avait 16 ans, alors que les plus vieilles compétitrices avaient 19 ans. Je ne sais pas si Katherine s’en souvient parce qu’elle a eu plusieurs courses beaucoup plus importantes ensuite, mais ça reste un de mes plus beaux souvenirs » s’est remémorée Emilie, en prenant le soin d’ajouter qu’elle et sa sœur avaient terminé au premier et au deuxième rang lors des demi-finales.

La fierté de Chelsea

Les enfants de la famille Stewart-Jones ont quitté Chelsea au fil du temps. Le père Kevin, lui, s’y plait toujours en étant notamment bénévole au centre de ski Nakkertok où ses enfants se sont entraînés durant plusieurs années.

« Notre père nous a entrainés lorsque nous étions plus jeunes. Le ski de fond faisait tellement partie de notre vie et c’était devenu une activité familiale très importante. Avoir un père aussi impliqué dans le sport, ça encourage vraiment et ça rend le tout plus facile », s’exprime Emilie.

Même si elles se retrouvent loin physiquement de Chelsea et de Nakkertok, les sœurs Stewart-Jones assurent que ces endroits conservent une place spéciale dans leur cœur. Elles éprouvent toujours énormément de plaisir à y retourner et elles font parfois tourner bien des têtes lorsqu’elles y retournent.

« Il y a deux ans, je suis allée faire du ski à roulette avec Katherine à Chelsea. On croisait plusieurs jeunes qui la reconnaissaient et qui semblaient vraiment contents de la voir. Quelques-uns m’ont même reconnu comme “la sœur de Katherine”. C’est toujours le fun d’y retourner », poursuit Emilie en riant.

« Je suis vraiment fière d’être originaire de Chelsea. C’est tellement un beau village. J’ai fait du ski partout dans le monde, mais il n’y a rien qui bat le parc de la Gatineau dans mon esprit. Le club de Nakkertok a toujours été là pour moi. Il y a une belle communauté partout en Outaouais. J’aime aller aux entraînements des jeunes athlètes lorsque je suis à Chelsea », a ajouté Katherine.

Un rêve olympique maintenant bien réel

Il ne faisait pas de doutes que Katherine Stewart-Jones allait recevoir une invitation pour se rendre à Pékin cet hiver après une déception de 2018 lorsqu’elle n’a pas été retenue pour les Jeux de Pyeongchang. Cette fois, la Québécoise n’a pas raté sa chance de briller sur la plus grande scène au monde.

Avant de participer au 30 kilomètres style libre prévue dimanche (heure locale), la fondeuse de 26 ans avait terminé au 23e rang en skiathlon, en plus d’obtenir une 9e et une 12e place au relais et au sprint par équipe. Elle avait également terminé au 36e échelon au 10 kilomètres classique.

« Je trouve ça vraiment cool, je me suis vraiment amusée. Je suis contente de vivre mes premiers Jeux avec les autres filles de l’équipe. Je suis fière de mes résultats jusqu’à présent, mais aussi de l’effort. Au relais, ç’a été notre plus beau travail d’équipe à vie. C’est vraiment excellent. »

Les Jeux olympiques représentaient le rêve d’une vie pour Katherine qui peut maintenant cocher cette case sur sa bucket list. Cette participation rend évidemment toute la famille très fière.

« Ça représente tout le travail que j’ai effectué depuis que je pratique le ski de fond. Je veux aussi pouvoir représenter tous les gens qui m’ont aidée à progresser au cours de ma carrière. Le ski de fond est souvent un sport individuel, mais il y a tellement de personnes dans l’ombre qui participent au succès d’un athlète », a mentionné Katherine.

« Je suis tellement fière d’elle ! C’est énormément de travail de se rendre jusqu’aux Jeux olympiques. Je la vois encore s’améliorer d’année en année. Ç’a été un long chemin et c’est fantastique. J’ai réussi à lui parler quelques fois depuis le début de Jeux », s’est exprimé Emilie.

En ayant des membres de sa famille au Québec, en Nouvelle-Écosse, au Yukon et en Colombie-Britannique, Katherine est bien consciente que ses proches sacrifient de nombreuses heures de sommeil pour la voir en action aux Jeux.

« Je me sens presque mal de savoir que ma famille se réveille au milieu de la nuit pour regarder la course à la télévision, même si on me voit parfois que quelques secondes. Ça me rend tellement heureuse qu’elle me supporte autant », a conclu-t-elle.

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