27 Mar - 2024 | par Luc Turgeon

Cyclisme sur route – À travers la Flandre (World Tour)

« Le vent va finir par tourner » – Guillaume Boivin

Nouvelle

Montréal, 27 mars 2024 (Sportcom) – COVID-19, intoxication alimentaire, blessure à un doigt : Guillaume Boivin n’a pas eu droit à beaucoup de répit dernièrement. Le cycliste de l’équipe Israel – Premier Tech espère que les ennuis de santé sont désormais derrière lui, en préparation pour le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

Le Québécois a été le 52e à franchir l’arrivée de la course À travers la Flandre mercredi, gagnée par Matteo Jorgenson (Visma | Lease A Bike), premier Américain de l’histoire à remporter cette épreuve World Tour.

Un peu plus tôt, le coéquipier de Jorgenson et un des favoris pour l’emporter, le Belge Wout Van Aert, a été impliqué dans une chute massive à un peu moins de 70 kilomètres de l’arrivée. Il a été forcé à l’abandon, comme quatre autres coureurs. On a appris après la course que Van Aert s’était fracturé une clavicule et quelques côtes sur la séquence. Il devra oublier sa participation au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix.

Guillaume Boivin était aussi de ce groupe et a réussi à s’en sortir indemne.

« Je suis tombé au même endroit au Tour des Flandres de l’an passé. Chaque fois qu’on passe là, ce sont des vitesses qui peuvent aller jusqu’à 80 km/h et c’est toujours extrêmement nerveux. Il y a souvent des chutes et quand ça arrive, ça amène de graves conséquences. C’est dangereux », a-t-il mentionné à Sportcom.

Boivin admet avoir « manqué de jambes » par la suite. Une fois la course terminée, il a découvert avoir coursé malgré une crevaison lente, possiblement survenue à 100 kilomètres de la fin.

« On savait que le final commençait dans la montée du Berg Ten Houte et qu’il fallait être devant », a-t-il expliqué. Il était bien positionné en compagnie de son coéquipier letton Krists Neilands pour cette ascension d’un kilomètre et d’un dénivelé de 5,3%. L’une des 12 montées du parcours de 188,6 kilomètres, comportant huit secteurs pavés.

« Ç’a rattaqué dans la bosse et je n’avais pas les jambes pour suivre. On voulait avoir le plus de monde possible dans ce groupe pour faire le final et malheureusement, on n’a pas réussi. Ç’a été une course difficile pour nous », a ajouté Guillaume Boivin.

Matteo Jorgenson faisait partie d’un groupe de cinq lorsqu’il a tenté une ultime attaque, avec six kilomètres à parcourir. Personne n’a répondu et le vainqueur de Paris-Nice a filé vers une victoire en solitaire.

Ses comparses ont bataillé pour les deux autres marches du podium, 29 secondes plus tard. Membre de l’échappée du jour, le Norvégien Jonas Abrahamsen, de la formation Uno-X Mobility, a terminé deuxième devant le Suisse Stefan Küng (Groupama-FDJ).

L’Américain Riley Sheehan a obtenu le meilleur résultat de la formation Israel – Premier Tech en prenant le 25e rang (+2 minutes et 7 secondes).

Une longue liste

« Le dernier mois a été assez compliqué, niveau santé », a souligné Guillaume Boivin afin de résumer son début de saison.

L’athlète originaire de Saguenay a d’abord contribué au succès de son équipe au Tour Down Under, remporté par son coéquipier Stephen Williams en février, ainsi qu’au Tour des Alpes-Maritimes, menant Ethan Vernon à une victoire lors de la première étape.

Boivin a ensuite contracté la COVID-19 et a retrouvé son vélo à Paris-Nice, où il a grandement souffert. Il a été l’un des trois membres de sa formation à rallier l’arrivée de la huitième étape.

Ralenti par une intoxication alimentaire, il a tout de même pris part à Milan-San Remo, premier Monument du calendrier. Le Québécois a dû poser pied à la Classique E3 Saxo, la fin de semaine dernière, après avoir subi une entorse à un doigt.

« J’avais la main toute gonflée. Ça ne faisait pas si mal, mais j’avais de la difficulté à freiner et c’est pour cette raison que j’ai arrêté. Il faut être habile sur son vélo pour ces courses-là. »

Quelques jours de traitement et Guillaume Boivin était de retour en piste mercredi. Le Tour des Flandres est prévu à son horaire dimanche et Paris-Roubaix suivra, la fin de semaine suivante.

« Il faut rester positif et le vent va finir par tourner. J’espère que c’est derrière moi et que j’aurai de bonnes jambes dans les prochains jours. »

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