29 Nov - 2023 | par Mathieu Laberge

Ski de fond – Coupe du monde

Léo Grandbois enfin à plein temps en Coupe du monde de ski de fond

Nouvelle

Facebook, Nordiq Canada

Montréal, 29 novembre 2023 (Sportcom) – Léo Grandbois a rangé sa carabine de biathlon en 2019 afin de rediriger sa carrière d’athlète vers le ski de fond. Quatre ans, des opérations et une pandémie plus tard, il fait partie de l’équipe canadienne qui participe aux quatre premiers arrêts de la Coupe du monde de la saison. L’athlète de Sherbrooke a eu l’occasion de vivre un premier week-end complet de compétition à Ruka, du 24 au 26 novembre, où il a décroché des 64e, 65e et 69e places.

Des classements qui pourraient s’améliorer au cours des prochaines semaines étant donné que deux opérations ont ralenti sa préparation des derniers mois. En effet, Grandbois s’est déchiré le ménisque du genou gauche au printemps. Après une opération et une convalescence, son genou a tenu le coup pendant l’été avant de lâcher à nouveau au début octobre.

« Ç’a été un bon moment de stress quand c’est arrivé. Ce n’était pas l’idéal que ça se produise aussi près du début de la saison », a-t-il expliqué samedi dernier. « J’ai été vu le lendemain (pour une autre opération) et j’ai vraiment bien récupéré. Je me compte chanceux de courser quand même. »

Le piège dans lequel il ne veut pas tomber, c’est de mettre les bouchées doubles pour rattraper les séances d’entraînement perdues au risque de se blesser à nouveau. Être bien entouré par son entraîneur Louis Bouchard et l’équipe de spécialistes du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH) l’aide à sa remise en forme.

« Dans ma tête, je suis à 100 % et le genou ne fait pas mal, alors c’est bon. Ça va aller de mieux en mieux », ajoute celui qui vise un top-30 dans les Coupes du monde disputées avant Noël. « Je suis content d’être là et je vois que c’est compétitif. Je m’attends à du mieux dans les courses qui s’en viennent. […] J’ai toujours aussi faim qu’au début. »

Louis Bouchard était encouragé des prestations de Grandbois qui a obtenu sa place dans l’équipe nationale grâce à ses quatre victoires en quatre courses aux Championnats canadiens du printemps dernier.

« Je suis surpris qu’il soit ici (en Coupe du monde) et même toute l’équipe de spécialistes, physiothérapeutes et médecins l’est aussi. Vraiment. Il a fait une réadaptation hyper rapide et nous sommes vraiment contents. […] C’est excellent, compte tenu de tout ce qu’il a vécu pendant d’été. »

À sa première présence en Coupe du monde, en février 2022, le fondeur avait été parachuté à l’épreuve de Lahti, en Finlande, tout juste après sa participation aux Championnats du monde des moins de 23 ans, où il avait notamment obtenu une neuvième place au 15 km classique.

« Je pense qu’il était arrivé à 3 heures du matin, alors ce n’était pas préparé, précise l’entraîneur. Là, il est en Coupe du monde jusqu’à Noël et il a encore quatre semaines de courses pour voir comment il va évoluer et continuer à faire attention à lui, alors ça va être intéressant comme apprentissage, c’est sûr », a ajouté Bouchard.

Pas de regret

Léo Grandbois a de beaux souvenirs de ses années en biathlon, mais il ne regrette pas son changement de discipline.

« J’étais en amour avec la portion ski du biathlon et c’est pour cette raison que j’ai changé de sport. […] Tout ce que j’aimais du biathlon, je l’ai en ski de fond. Je suis bien entouré et mes coéquipiers sont de bons amis et des gars compétitifs qui m’aident à avancer. »

Un de ces coéquipiers, c’est Antoine Cyr, qui ajoute que la présence de Grandbois est motivante à l’entraînement.

« Ça prend du courage pour faire le changement du biathlon au ski de fond. On ne s’en rend pas compte, mais le biathlon c’est un sport qui est vraiment différent du ski de fond. C’est une super belle addition à l’équipe du CNEPH. »

Lorsqu’il skiait avec une carabine sur le dos, Grandbois faisait toutes ses courses en style libre. En ski de fond, il partage maintenant son temps entre le style libre et le style classique. Et étonnamment, c’est en classique que le fondeur de 24 ans éprouve le plus de plaisir.

« Je ne sais pas pourquoi, mais ça me va bien le classique. C’est encore plus avec le haut du corps et musculaire. Quand tu as les bons skis et que la technique est là, tu es comme un train sur les rails. C’est comme ça que je me sens quand ça va bien »

Louis Bouchard le confirme : « Maintenant, Léo est meilleur en classique. Curieusement, quand il est arrivé dans notre sport, il a eu plus de facilité à s’exprimer en classique qu’en skate (style libre). »

Léo Grandbois aura une nouvelle chance de s’exprimer en Coupe du monde alors qu’il sera de retour en action dès samedi, à Gällivare, en Suède.

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