21 Fév - 2026 | par Mathieu Fontaine

Ski acrobatique (sauts) – Jeux olympiques

L’équipe canadienne exclue de la grande finale aux sauts par équipe mixte

Nouvelle

Un sauteur canadien en action.

Mark Blinch / COC

Livigno, 21 février 2026 (Sportcom) – La déception était vive dans le clan canadien après l’épreuve par équipe mixte des sauts présentée samedi, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. Médaillés de bronze à Pékin, Marion ThénaultLewis Irving et Miha Fontaine se sont cette fois arrêtés en première finale pour terminer en cinquième place du classement général.

Dès le premier saut canadien du jour, Thénault (64,25) a éprouvé des difficultés au départ et n’a pu conserver sa forme dans les airs avant un atterrissage ardu. Puis, Miha Fontaine a ramené son équipe dans la course en réussissant un saut bon pour 107,73 points et le quatrième rang provisoire.

Au dernier tour, Lewis Irving devait réussir une manœuvre bonne pour 105 points ou plus afin de propulser sa formation en finale, où les quatre meilleures équipes avaient rendez-vous un peu plus tard. Mais, à l’image de sa compatriote, l’athlète de Québec a connu des ratés au départ, ce qui a complètement compromis ses chances de réussite.

« Je me sentais très bien. Je savais que je pouvais le faire et ça reposait sur moi. J’étais prêt, mais malheureusement, c’est une déception de ne pas avoir réussi. Si j’avais fait un saut à la hauteur de mes capacités, on passait. C’est difficile à accepter, je me sens mal pour mes coéquipiers », a confié Irving en zone mixte à sa sortie de la piste.

Le vétéran de l’équipe est également revenu sur le choix de saut en vue de ce dernier passage. En compagnie de l’entraîneur Jeff Bean, ils ont opté pour un saut au coefficient de difficulté moins élevé, plutôt que d’y aller d’une manœuvre à cinq vrilles.

« On voyait les pointages et c’était quelque chose que je pouvais aller chercher facilement avec mon saut. Malheureusement, j’ai raté le départ un peu, j’ai brisé la forme et au final, ce n’était pas assez. On avait parlé du cinq vrilles, mais on n’était pas dans la situation où on avait besoin absolument de ça », a expliqué Irving.

« On voulait aller chercher une médaille comme à Pékin et on savait qu’on pouvait, a-t-il poursuivi. On aurait pu faire partie des équipes en grande finale, mais c’est un échec aujourd’hui. »

Marion Thénault avait elle aussi beaucoup de misère à comprendre ce qui a pu causer ce résultat bien en deçà des attentes pour l’équipe canadienne. « C’est une autre déception et c’était un très mauvais saut de mon côté », a mentionné la Sherbrookoise.

« J’ai raté mon départ, ce qui est normalement ma force. Après, ça devient dur de faire un bon saut. J’ai déjà fait beaucoup mieux, alors c’est décevant. Je ne m’attendais pas à ça, ça m’a surpris en commençant le saut et je n’ai pas été capable de m’adapter. »

En grande finale, les Américains Kaila Kuhn, Connor Curran et Christopher Lillis l’ont emporté grâce à une impressionnante récolte de 325,35 points et ont du même coup conservé leur titre olympique. Les Suisses Lina Zozomara, Pirmin Werner et Noe Roth (296,91) ont été décorés d’argent, tandis que les Chinois Xu Mengtao, Wang Xindi et Li Tianma (279,68) ont complété le podium.

Un entraîneur ébranlé

Jeff Bean a dû prendre plusieurs minutes avant de redescendre au bas de la structure pour s’adresser aux journalistes. Visiblement ébranlé, le pilote de 49 ans avait toujours du mal à s’expliquer au sujet de la performance de ses protégés lors de cette épreuve

« Celle-là, elle m’affecte plus. On aurait dû être là, la porte était ouverte. C’est dur de finir les Jeux sur cette note-là. On a eu deux départs manqués. Je n’ai pas d’excuses, c’est juste tough qu’ils n’aient pas eu la chance de montrer ce dont ils sont capables aujourd’hui », s’est-il exprimé.

Ces Jeux étant à peine terminés, l’entraîneur a avoué déjà être en mode préparation pour le prochain cycle olympique. Et l’une des premières questions à répondre sera de savoir ce qu’il faudra changer dans la préparation des athlètes pour s’assurer de se rapprocher de l’objectif en route vers les JO de 2030.

« Ça va prendre beaucoup plus de debriefs que les émotions que je vis en ce moment. Là, j’aurais envie de prendre ma pelle et d’arracher partout. En ce moment, je pense que notre préparation était la bonne et qu’on était prêts. Par contre, on n’a pas eu les résultats, alors il y a sûrement quelque chose à changer. C’est un cercle vicieux dans ma tête, mais on va trouver ce qu’il faut et travailler là-dessus », a-t-il conclu.

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