10 Avr - 2016 | par Audrey Clement-Robert

Cyclisme sur route – Paris-Roubaix

Les Québécois piégés par de nombreuses chutes

Montréal, 10 avril 2016 (Sportcom) – S’il y a bien une chose que les cyclistes sur route Antoine Duchesne et Hugo Houle ont retenue de la course Paris-Roubaix (World Tour hommes), en France, c’est que les sections de pavés ne pardonnent pas. Bien qu’un bon nombre de chutes les aient ralentis dans leur parcours, les deux Québécois étaient satisfaits de leur travail accompli.

L’Australien Mathew Hayman, qui a été dans l’échappée et à l’avant des autres coureurs tout au long de la journée, a remporté en sprint cette course devant le Belge Tom Boonen et le Britannique Ian Stannard.

« C’est un des Paris-Roubaix le plus rapide de l’histoire. Ç'a pris plus de 80 kilomètres avant de partir l’échappée et après nous étions déjà dans les secteurs de pavés. C’était très exigeant comme course. Il m’en manquait un peu, mais je suis toujours content de la progression. Ça fait un mois et demi que c’est la grosse forme alors c’est un peu normal qu’il y ait de la fatigue », a fait savoir Antoine Duchesne.

Le cycliste de l’équipe Direct Energie a franchi la ligne d’arrivée en peloton en 58e place à 14 minutes 23 secondes du vainqueur. Comme beaucoup d’autres coureurs, le Québécois a été pris dans quelques chutes qui l’ont ralenti dans son élan.

« Je ne suis pas tombé. Je n’ai pas fait de gros efforts pour revenir comme certains leaders. Lorsqu’il y a eu la grosse chute avec Etixx-QuickStep qui est sorti, j’étais pris derrière Fabian Cancellara (Trek-Segafredo) avec Adrien Petit (Direct Energie). »

L’athlète de 24 ans s’est d’ailleurs retrouvé parmi les cinq premiers avant la tranchée d’Arenberg. « J’étais dans une bonne journée, mais je me sentais très diesel. Je n’étais pas coincé même quand j’ai perdu le premier groupe. Je me suis bien senti jusqu’à la fin, mais avec la fatigue je n’étais pas capable de donner le gros effort qu’il fallait », a-t-il ajouté.

Duchesne n’a pas été réussi à mettre en application sa stratégie à 100 % en raison de la configuration de la course cette année.

« Il y a des échappées anticipées qui partent une fois passé la tranchée alors qu’il reste environ 85 kilomètres. Il y a des petits temps morts où des gars du peloton de 80 coureurs ressortent par-derrière de l’échappée principale et se rendent très loin. C’était mon rôle, mais il n’y a jamais eu de temps morts. Adrien a fini dixième, c’est un gros numéro de sa part. Nous finissons avec un super beau résultat d’équipe. »

Houle repousse ses limites

Représentant l’équipe AG2R La Mondiale, le cycliste Hugo Houle a terminé lui aussi le parcours couvert de boue. Le Québécois n’a pas non plus été en mesure d’éviter les chutes dimanche dans cette course qu’il qualifie comme étant « la plus difficile au monde » qu’il fait chaque année.

« Les pavés, ça ne pardonne pas et c’est souffrant. J’ai deux grosses ampoules dans les mains. Je suis surtout content d’avoir fini la course et d’avoir repoussé mes limites. Tu ne sais jamais ce qui va arriver avec toutes les chutes. J’ai été un peu ralenti avec ces accrochages. J’ai fait un beau travail pour Damien Gaudin, mais il a été pris dans la grosse chute ce qui l’a éloigné du top-10. »

Le coureur de Sainte-Perpétue a conclu la course en peloton au 111e rang, à 18 minutes 30 secondes du vainqueur. Le Québécois a raconté que dès le départ, les cyclistes se sont élancés à grande vitesse.

« Ça s’est battu pour prendre l’échappée. Ça bordurait beaucoup et il fallait bien se placer, ce qui donnait mal aux jambes. Mon rôle était de prendre l’échappée comme au Tour des Flandres. J’ai failli réussir, mais finalement, c’est mon coéquipier Damien Gaudin qui l’a pris. Après je me suis assuré qu’il soit bien placé. »

Après quelques secteurs de pavés, l’athlète de 25 ans a été pris dans une chute. Heureusement, il ne s’est pas fait mal et a pu repartir avec le groupe. Toutefois, peu de temps après, il y a eu des cassures dans le peloton avant la tranchée d'Arenberg et une grosse chute dans la descente dans les pavés.

« Je ne savais pas trop où me placer et j’ai été piégé. Je n’aurais pas voulu voir l’état du coureur qui est tombé en premier. Ça s’est empilé une quinzaine de gars. Nous avons passé au travers, mais nous étions un peu en arrière du groupe de tête et je me suis retrouvé dans un groupe d’une vingtaine de coureurs. Nous sommes restés ensemble pas mal tout le reste de la course et ça roulait très vite », a-t-il ajouté.

Vers la fin de la course, au Carrefour de l’arbre, Hugo Houle était déjà à bonne distance des meneurs. « Comme j’étais déjà distancé, je me suis juste fait souffrir, il n’y avait plus grands enjeux pour notre groupe de vingt. »

Avec cette dernière compétition, le Canadien s’est dit satisfait de sa première partie de la saison. « Je rentre au Québec demain pour des vacances avant de repartir pour le Giro qui est un gros objectif pour moi », a-t-il conclu.

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