25 Juin - 2022 | par Luc Turgeon

Triathlon

Les Québécois se surprennent aux mondiaux sprint

Nouvelle

Photo: World Triathlon

Emy Legault et Charles Paquet terminent tous les deux parmi le top-20

Montréal, 25 juin 2022 – Emy Legault et Charles Paquet ont fait bonne figure en coursant deux fois devant leurs partisans, samedi, aux Championnats du monde sprint de triathlon présentés à Montréal. Legault s’est d’abord classée 12e de l’épreuve féminine, puis Paquet a percé le top-20 à son tour en finissant 19e chez les hommes.

Les finales étaient divisées en trois manches et 10 athlètes étaient retranchés au terme de chacune des deux premières courses.

Si la portion natation avait été biffée du programme des qualifications vendredi en raison des précipitations des derniers jours, tout est revenu à la normale samedi en format super sprint, incluant 300 mètres de nage, 7,2 kilomètres de vélo et 2 kilomètres de course à pied.

Gênée par des ampoules subies la semaine passée à la Coupe du monde de Huatulco, où elle a été médaillée d’argent, Emy Legault s’est tout de même accrochée lors de la première course pour finir 18e et accéder à la seconde manche.

Même si elle a bien géré la chaleur au cours de la journée, l’athlète de L’Île-Perrot a puisé dans ses réserves pour retourner sur la ligne de départ, vingt minutes plus tard.

« Je ne voulais pas passer trop de temps dans la chute d’arrivée pour aller replacer ma transition. J’ai pris un gel et je me suis dirigée vers le départ en espérant aller à l’eau et me rafraîchir, mais je n’ai pas eu le temps ! Ils avaient déjà fermé l’accès, alors j’avais seulement ma veste remplie de glace », a-t-elle raconté.

Prise 2

Cette fois, Emy Legault a été la 16e à sortir de l’eau du bassin Alexandra, à 18 secondes de la tête. Elle se trouvait au 17e rang à la deuxième transition lorsqu’elle a entamé sa remontée. Petit à petit, elle a commencé à grimper au classement, portée par la foule montréalaise.

« Après deux tours (de course à pied), j’ai réalisé que le top-10 n’était pas si loin et que c’était possible de le faire. J’ai travaillé vraiment fort et avec le public qui encourageait beaucoup, ça m’a donné un peu de force pour essayer de le rattraper », a déclaré Legault.

La représentante de l’unifolié a finalement conclu en 12e place avec un temps de 24 min 22 s. Mission accomplie pour l’athlète de 26 ans qui visait une participation en deuxième manche et qui signe un record personnel.

« C’était possible, mais je ne m’attendais pas vraiment à ça. Il fallait vraiment que j’exécute à la perfection et j’ai quand même bien fait. Il y a des petits trucs que j’aurais pu faire mieux pour passer à la dernière ronde, mais je suis vraiment satisfaite. »

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Cette performance est d’autant plus satisfaisante pour Emy Legault en raison du succès qu’elle a connu en fin de parcours. Ce qu’elle qualifiait comme étant sa faiblesse par le passé est dorénavant l’une de ses forces.

« Finir 12e grâce à ma course à pied, au plus haut niveau de triathlon, ça démontre que ma course à pied est rendue assez compétitive. […] À l’entraînement, on voyait un progrès majeur, mais j’avais encore de la misère à transférer ça dans une course de triathlon, après le vélo », a-t-elle expliqué.

La Britannique Georgia Taylor-Brown a raflé la médaille d’or grâce à un chrono de 24 min 4 s en grande finale. La médaillée d’argent des Jeux olympiques de Tokyo a devancé la Française Cassandre Beaugrand (+3 secondes) et la Britannique Beth Potter (+11 secondes) pour l’emporter.

Taylor-Brown a réussi un sans-faute à l’épreuve individuelle montréalaise. Elle avait également remporté les deux manches précédentes de la journée, tout comme sa vague des qualifications vendredi.

Un scénario similaire

Dixième de sa vague des qualifications la veille, Charles Paquet a évité de justesse le repêchage pour être des finales samedi.

Après une natation laborieuse, le triathlète originaire de Port-Cartier est revenu en force sur son vélo pour se faufiler aux avant-postes. Il a légèrement perdu du terrain à la course à pied et a tout donné en fin de parcours. À l’instar de son résultat des qualifications, ses efforts lui ont valu la dernière place donnant accès à la manche suivante, à 4 secondes de l’élimination.

« Juste d’entrer en finale, j’avais atteint mon premier objectif de la fin de semaine. Top-20, ça fait du bien ! » – Charles Paquet

Tout comme Legault l’avait vécu un peu plus tôt, Paquet a dû récupérer très rapidement avant de replonger à l’eau.

« C’est assez stressant ! Tu ne sais pas il reste combien de temps et ç’a passé assez vite. La nutrition et la récupération, ce sont des choses qu’on teste pour les prochaines années (dans ces situations). »

Le peloton est resté regroupé tout au long de la deuxième course. Ici aussi, Charles Paquet a eu quelques difficultés à la natation. Il s’est repris à vélo et a filé vers une 19e place en saluant les nombreux spectateurs présents.

« C’est toujours le fun courir à la maison. Tout le monde est ici, j’entends mon nom chaque 100 mètres. Je n’ai pas toujours la chance de voir ma famille et ma copine (sur place), alors ça fait toujours du bien », a admis l’auteur d’un temps de 22 min 36 s.

« J’ai fait quelques erreurs qui m’ont coûté quelques positions, le top-10 était assez relevé ! […] Mes deux transitions de vélo à la course ont été horribles et perdre deux secondes dans ce format-là, ça ne pardonne pas. »

Le Britannique Alex Yee a remporté les grands honneurs en 21 min 55 s. Le Néo-Zélandais Hayden Wilde (+ 3 secondes) et le Français Léo Bergere (+4 secondes) ont complété le podium.

Jérémy Briand, de Sainte-Julie, n’a pas été en mesure de se frayer un chemin jusqu’aux finales. Il s’est d’abord classé 17e de son groupe des qualifications vendredi, puis a fini 8e au repêchage, où il devait pointer parmi les cinq premiers pour se qualifier.

Dimanche, Filip Mainville et Pavlos Antoniades seront en action chez les moins de 23 ans. Les épreuves de relais boucleront les Championnats du monde sprint et relais. Les formations de chaque pays demeurent à confirmer.

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