13 Avr - 2016 | par Mathieu Laberge

Aviron – Saison 2016

Les rameurs québécois sous pression

Montréal, 13 avril 2016 (Sportcom) – C’est sous pression, mais aussi confiants en leurs moyens que Julien Bahain (Boucherville) et Pascal Lussier (St-Jean-sur-Richelieu) amorceront la saison de Coupe du monde d’aviron vendredi, à Varèse, en Italie. Les deux Québécois feront partie du quatre de couple canadien en compagnie de Rob Gibson et Will Dean, un bateau qui est toujours à la poursuite d’une qualification olympique qui se jouera à la deuxième étape du circuit, à Lucerne (Suisse), à la fin mai.

D’ici la régate de la dernière chance, rien ne doit être tenu pour acquis comme l’explique Julien Bahain.

« C’est une épée au-dessus de nos têtes et ça nous donne un sens de l’urgence. Ça passe ou ça casse. Chaque jour compte et chaque coup d’aviron compte. Il y a vraiment un sens d’équipe chez ceux qui s’entraînent pour ce bateau-là et peu importe qui sera dans le bateau au final, il faut le qualifier. On a les gars pour réussir », mentionne avec confiance celui qui célébrera son 30e anniversaire de naissance la semaine prochaine.

Rappelons que le bateau avait raté sa qualification olympique aux mondiaux d’Aiguebelette (France) l’an dernier lorsqu’il avait fini cinquième de la finale B. Une participation en finale A ou une place dans les deux premiers de la finale B lui aurait assuré son billet pour Rio.

S’entraîner sur un siège éjectable

Le quatuor qui représentera le pays à Varèse ne sera pas nécessairement le même qu’à la régate de qualification olympique. Au cours des derniers mois d’entraînement, les rameurs ont donc été des coéquipiers, mais aussi des adversaires, comme c’est souvent le cas dans ce sport.

« C’est en performant qu’on s’assure d’une place dans le bateau. Être challengé, c’est positif, car ça rend notre embarcation meilleure. Tous les gars se sont battus et se battent pour garder leur siège, analyse Bahain qui était du quatre de couple en 2015. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de ramer avec mes amis, mais de ramer avec les meilleurs pour aller plus vite. J’ai performé au quotidien pendant toute la saison et si je continue de faire mon travail, mon siège n’est pas remis en question. »

Pour sa part, Pascal Lussier avait ramé en skiff l’an dernier où il avait notamment terminé au 16e rang des Championnats du monde.

L’objectif raté du quatre de couple aux mondiaux de 2015 a eu des conséquences dans l’équipe nationale à commencer par un changement d’entraîneur et une nouvelle façon de faire les choses. Auparavant, l’approche était davantage faite de façon individuelle.

« C’était aussi très axé sur la préparation physique et une fois en équipage, il n’y avait pas cette sensation d’unité. »

Les rameurs ont fait beaucoup de courses en double « à se tirer la bourre pour aller le plus vite possible » comme l’explique le Français d’origine. L’objectif était de trouver les meilleures combinaisons de double pour ensuite les jumeler dans un quatre de couple.

« Tu peux faire avancer un bateau individuel très vite sans forcément penser à ce que tu fais pour l’équipage. De découper (le groupe d’athlètes) dans des doubles en situation de compétition sur l’eau, ça change notre approche au quotidien. Et ensuite, lorsque l’on monte dans un quatre de couple, on est toujours sur la même longueur d’onde et c’est ce qui fait que l’on veut mettre la compétition derrière. »

À l’heure actuelle, le Canada a qualifié deux bateaux masculins pour les Jeux olympiques de Rio, soit ceux du quatre de pointe et du quatre de pointe poids léger. Du côté féminin, quatre embarcations sont déjà assurées d’être au Brésil.

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