4 Mai - 2026 | par Sportcom Services

Judo Canada

L’heure de la retraite pour Arthur Margelidon

Communiqué

Photo: Tom Taylor

Montréal, 4 mai 2026 – Après 16 ans à rouler sa bosse en représentant le Canada sur la scène internationale, le double olympien Arthur Margelidon a pris la décision d’accrocher son judogi. Son dernier tournoi a été aux Championnats panaméricains seniors au début du mois d’avril, où il s’est classé cinquième chez les moins de 81 kg.

L’athlète de 32 ans s’était accordé une pause après les Jeux olympiques de Paris, avant de tenter un retour dans une nouvelle catégorie de poids. Bien qu’il soit toujours en amour avec le judo, le feu sacré pour la compétition se faisait bien moins présent, ce qui explique son choix de se retirer.

« C’est une décision difficile parce que j’ai pratiqué le judo toute ma vie, donc je voulais vraiment en avoir le cœur net. Après Paris, je suis monté chez les 81 kg pour avoir une nouvelle mentalité, sans les pertes de poids. Je n’ai par contre jamais ressenti la petite étincelle pendant les compétitions, j’y allais parce que j’adore encore le judo, mais je n’avais plus l’instinct d’aller chercher la petite douleur supplémentaire par exemple », a expliqué Arthur Margelidon.

« Il y a eu un déclic pendant les Championnats panaméricains. J’étais en demi-finale, tout près d’une médaille, et je me demandais encore ce que je faisais là. Pas parce que je n’aime plus le judo, mais parce que l’aspect de la compétition m’intéresse vraiment moins », a-t-il renchéri.

Après un rendez-vous raté aux Jeux olympiques de Rio en 2016 en raison d’une fracture à un bras subie deux semaines avant l’événement, Margelidon a vécu son baptême olympique cinq ans plus tard, à Tokyo, où il s’est classé cinquième des moins de 73 kg. Il était de retour aux JO, trois ans plus tard, à Paris, dans sa ville natale.

« Les Jeux olympiques, c’est vraiment quelque chose de spécial. Même si je n’ai pas été chercher de médailles aux Jeux, le parcours pour m’y rendre en valait tellement la peine. Mes deux expériences étaient complètement différentes. À Tokyo, à cause de la COVID, c’était vraiment morose comme ambiance, mais je me suis battu pour une médaille de bronze. Ensuite, à Paris, l’ambiance était incroyable, les Français sont de vrais fans de judo », a indiqué Margelidon, septième dans la capitale française.

Au cours de sa carrière, le Québécois a aussi remporté deux titres panaméricains chez les moins de 73 kg en 2016 et en 2024. Il compte aussi 12 médailles en Grand Prix et en Grand Chelem.

Une histoire de famille

Arthur Margelidon a commencé le judo à l’âge de 6 ans grâce à son père, Laurent, qui lui a fait découvrir le sport. Il s’est entraîné à ses côtés pendant plusieurs années avant de rejoindre les rangs de l’équipe nationale avec qui il a débuté sa carrière internationale.

« Mon père donnait des cours de judo dans le club de quartier sur le Plateau Mont-Royal, j’ai commencé le judo simplement pour faire un autre sport. J’étais déjà dans le soccer, la course et le water-polo. Le judo était une histoire de famille, mon frère et ma sœur s’entraînaient aussi avec mon père et moi. J’ai aussi rencontré ma femme Emily Burt grâce au judo. Mon père et ma femme sont les deux personnes qui ont été les plus importantes dans mon parcours dans ce merveilleux sport. » 

En plus des liens familiaux, Margelidon mentionne également que le judo lui a permis de créer des relations incroyables avec ses coéquipiers. Des amitiés qui dépassent le cadre du sport.

« C’est certain que les victoires sont souvent importantes dans le sport de haut niveau, mais il n’y a rien qui va rejoindre les expériences, les voyages, le dépassement de soi et les amitiés. Je pense à Catherine Beauchemin-Pinard qui a été avec moi tout au long de ma carrière. Louis Krieber-Gagnon qui est un de mes meilleurs amis, qui était à mon mariage et avec qui je parle presque tous les jours. Shady El Nahas et François Gauthier-Drapeau sont deux autres exemples de personnes qui m’ont marqué et qui m’ont extrêmement aidé dans mon parcours. »

Coïncidence ? Lors des quarts de finale des plus récents Championnats panaméricains, Margelidon a battu Gauthier-Drapeau, dans ce qui demeurera la dernière victoire de sa carrière sur la scène internationale.

Pour le reste, Arthur Margelidon assure que le judo fera toujours partie de sa vie et il espère pouvoir jongler entre cette passion et son métier de kinésiologue.

« J’adore redonner aux plus jeunes et j’espère pouvoir m’impliquer davantage pour leur permettre d’atteindre leurs propres objectifs. Je serai toujours dans le monde du judo. Je vais être entraîneur de niveau provincial dans les prochains mois. Je viens de terminer mon baccalauréat, je veux travailler en préparation physique avec des athlètes, mais j’aimerais aussi travailler avec des personnes âgées. J’ai aussi d’autres beaux projets loin du sport, comme finalement partir en lune de miel », a conclu le nouveau retraité.

Arthur Margelidon Hangs Up His Judogi

Montréal, May 4, 2026 – After 16 years of competing internationally for Canada, two-time Olympian Arthur Margelidon has decided to retire from judo. The final tournament of his career was the Senior Pan-American Championships in early April, where he finished fifth in the under-81 kg weight category.

Following the Paris Olympic Games in 2024, the 32-year-old athlete took some time off, before deciding to make a comeback in a new weight class. But although Margelidon still loves judo, his passion for competition has waned significantly, leading to his decision to retire.

“It’s a difficult decision, because I’ve been practising judo all my life. So I wanted to be sure. After Paris, I decided to move up to the under-81 kg category, to give myself a new focus, but without having to deal with losing weight. However, during the competitions, I no longer felt that spark. I kept competing because I still love judo, but I no longer had the drive to push through the extra pain, for example,” explained Margelidon.

“Then, during the Pan-American Championships, I had a sort of epiphany. I was in the semi-finals, within reach of a medal, and I wondered once again what I was doing there. Not because I no longer love judo, but because I’m no longer interested in competing,” he added.

Having missed out on the 2016 Olympics in Rio because of a broken arm sustained two weeks before the event, Margelidon made his Olympic debut five years later in Tokyo, where he finished fifth in the under-73 kg division. Three years later, he was back at the Olympics, this time in the city of his birth.

“The Olympics are truly something special. And even though I never won an Olympic medal, the road to get there was totally worth it. My two Olympic experiences were completely different. In Tokyo, because of Covid, the atmosphere was quite subdued, but I made it all the way to a bronze medal final. In Paris, the atmosphere was incredible. The French are big judo fans,” explained Margelidon, who finished seventh in the French capital.

Over the course of his career, the Québécois won two Pan-American titles in the under-73 kg category, in 2016 and 2024. He also collected 12 Grand Prix and Grand Slam medals.

A family tradition

Margelidon began practising judo at the age of six, thanks to his father, Laurent, who introduced him to the sport. Arthur trained with his father for several years before joining the national team, with whom he launched his international career.

“My father taught judo at the local club in the Plateau Mont-Royal, so I started doing it simply to try a new sport. I was already involved in soccer, running, and water polo. Judo was a family tradition; my brother and sister also trained with my dad and me. I also met my wife Emily Burt through judo. My dad and my wife are the two people who have had the biggest impacts on my career in this wonderful sport.”

In addition to family ties, Margelidon’s involvement in judo allowed him to forge incredible bonds with his teammates—friendships that extend far beyond sport.

“It’s true that when you’re competing at a high level, wins count for a lot, but nothing compares to the experiences, the travel, the pushing yourself ever further, and the friendships. Take, for example, Catherine Beauchemin-Pinard, who’s been around for my entire career. And Louis Krieber-Gagnon, who is one of my best friends, who came to my wedding, and whom I speak to almost every day. Shady El Nahas and François Gauthier-Drapeau also made a big impact on me, and they both helped me tremendously throughout my career.” 

A coincidence? In the quarter-finals of the most recent Pan-American Championships, Margelidon defeated Gauthier-Drapeau in what would be the final victory of his international career.

Margelidon insists that judo will always be a part of his life, and he hopes to be able to balance the sport he loves with his career as a kinesiologist.

“I love helping younger athletes, and I hope to become more involved, so that I can help them achieve their own goals. I’ll always be part of the judo world. In the next few months, I’ll become a provincial-level coach. I just finished my bachelor’s degree, and I’d like to work in physical training with athletes, but I’d also like to work with seniors. And I have other exciting plans that are completely unrelated to sports, like finally going on my honeymoon,” concluded the newly retired athlete.

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