3 Avr - 2016 | par Audrey Clement-Robert

Cyclisme sur route – Tour des Flandres

Mission accomplie pour Houle et Duchesne

Montréal, 3 avril 2016 (Sportcom) – Hugo Houle était très satisfait de sa performance, dimanche, au 100e Tour des Flandres de cyclisme sur route. Le Québécois a fait partie d’une importante échappée à cet événement d’envergure figurant sur le circuit du World Tour masculin qui se tenait à Audenarde, en Belgique.

Le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan (Tinkoff), a remporté la compétition en 6 h 10 min 52 s. Il a devancé le Suisse Fabian Cancellera (Trek-Segafredo) de 25 secondes et le Belge Sep Vanmarcke (Lotto Soudal) de 27 secondes.

Tom Boonen (Etixx-QuickStep) et Fabian Cancellera (Trek-Segafredo), deux cyclistes trois fois champions de cette course, étaient les favoris pour remporter un autre titre cette année. Il s’agissait d’ailleurs de la dernière participation de Cancellera au Tour des Flandres.

Dans la première moitié de la course, Hugo Houle (AG2R La Mondiale) s’est hissé parmi les quatre cyclistes de tête. Avec moins de 209 kilomètres à faire, le Québécois ainsi que cinq autres coureurs ont réussi une échappée.

« C’est toujours le fun comme sentiment d’être dans l’échappée surtout au Tour des Flandres qui est la plus grosse course en Belgique. Il y avait toute une foule! Je me suis fait plaisir à l’avant malgré la souffrance. Je me suis fait fouetter par les autres dans l’échappée », a fait savoir avec enthousiasme le cycliste de 25 ans qui a franchi la ligne d’arrivée en 6 h 20 min, bon pour le 111e rang.

La veille du départ, l’athlète de Sainte-Perpétue anticipait déjà le moment. « C’était mon but parce qu’être en arrière, c’est toujours très dangereux dans les secteurs pavés et pour les placements, c’est difficile d’être devant. Tout le monde veut être dans l’échappée alors ça a bagarré pendant 70 kilomètres avant que ça parte. Heureusement, j’ai réussi à me glisser dedans. »

Ensuite, 50 kilomètres plus tard, l’écart d’environ 4 minutes que les coureurs en échappée avaient réussi à creuser avec le peloton a diminué à 40 secondes. Houle n’a jamais diminué la cadence.

« Nous avons été obligés d’accélérer à bloc pour ne pas nous faire rattraper. Ça m’a coûté pas mal d’énergie, mais j’ai réussi à m’accrocher jusqu’au kilomètre 200. Après je me suis fait rattraper par le peloton. Je commençais à être cuit pas mal », a-t-il ajouté.

Les cyclistes ont franchi 18 montées sur une distance de 255 kilomètres comprenant aussi sept sections de pavé. Le parcours comprenait de nombreux défis, dont le mont Oude Kwaremont et le Koppenberg.

« C’est la course la plus difficile au monde au niveau technique et probablement la plus grosse aussi en classique. C’est toujours la guerre pour le positionnement pour arriver devant dans les pavés parce qu’il y a un effet d’élastique qui se produit dans le peloton. En plus, rouler sur les pavés, c’est très demandant physiquement. Le gagnant de cette année a fini 20 minutes plus tôt que celui de l’an passé. Ça roulait très très vite! »

Duchesne se bat jusqu’à la fin

Antoine Duchesne (Direct Energie) a complété la course en 52e place à 7 min 19 s du gagnant. Tout comme Houle, le cycliste originaire de Québec tenait à peine debout à la fin de la course.

L’équipe de Direct Energie a bien commencé avec six coureurs en tête avec 4 minutes 39 secondes d’avance sur le peloton après 120 kilomètres. Plus loin, l’équipe a su bien se placer dans le peloton pour diminuer l’écart des échappées à 1 minute 15 secondes.

Duchesne était satisfait du travail de son équipe dans le peloton qui a contribué à faire tomber l’écart sous les deux minutes peu de temps après.

À moins de 40 kilomètres de la ligne d’arrivée, Duchesne avait passé Koppenberg aux côtés des favoris de l'épreuve. « J’ai bien anticipé une des plus grosses difficultés de la journée. J’ai réussi à rentrer dans le pied avec une vingtaine de secondes d’avance et je me suis fait rattraper que sur le dessus. Je suis resté en contact avec le premier groupe où tous les favoris étaient là. »

L’athlète de 24 ans n’a jamais abandonné durant la course. À 30 kilomètres de la fin, lui et ses coéquipiers Sylvain Chavanel et Adrien Petit étaient encore dans le coup. Malheureusement, les favoris les ont distancés avec 15 kilomètres à faire.

Après une autre section de pavé, les cyclistes devaient franchir le col de Taaienberg. « C’était une autre côte très difficile surtout après les 14 monts précédents. J’ai failli passer devant à une dizaine de mètres du haut de la bosse, mais je n’avais plus aucune force dans les jambes. Je n’ai pas été capable de suivre la vitesse. »

Malgré la douleur, Antoine Duchesne était tout de même satisfait, même s’il ne s’agissait pas de sa meilleure course. « Je suis très défoncé et fatigué. J’ai mal partout. Ça s’est bien passé même si je n’étais pas dans une journée extraordinaire. J’ai été malade toute la semaine. Il y a une amélioration depuis les deux dernières années. Le 50 bornes qui restent est long à aller chercher, mais dans un an ou deux je devrais être capable d’avoir la force jusqu’à la fin. Toute l’équipe a bien fait son boulot », a-t-il conclu.

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