11 Fév - 2022 | par Mathieu Laberge

Jeux olympiques – Patinage de vitesse courte piste

La journée forte en émotions de Maxime Laoun

Nouvelle

Patinage de vitesse Canada

Montréal, 11 février 2022 (Sportcom) – « Le frisson de la victoire et l’agonie de la défaite » était le slogan de l’émission sportive Wide World of Sport qui a tenu l’antenne américaine pendant près de 40 ans. À ses débuts officiels en compétition olympique, le patineur de vitesse courte piste Maxime Laoun a vécu ces deux émotions dans l’espace d’une heure, jeudi, à Pékin.

Laoun a chuté après seulement un tour de sa vague éliminatoire du 500 mètres. Ensuite, il faisait équipe avec Charles Hamelin, Steven Dubois et Pascal Dion dans la formation qui a assuré une place au Canada en finale du relais masculin.

Dans sa course individuelle, Laoun a perdu pied à la sortie d’un virage, au même endroit où était tombée que Kim Boutin, mercredi, dans les préliminaires du 1000 mètres.

« C’est frustrant parce que je me sentais vraiment bien, mais j’en ai un peu trop donné à la glace et elle a cassé. C’est décevant, c’est sûr, mais je ne peux pas vraiment dire ce qui s’est passé », a reconnu le Montréalais.

Le patineur âgé de 25 ans n’a pas eu trop le temps de s’apitoyer sur son sort.

« J’ai pleuré après la course et mon coach m’a dit que c’était mieux de laisser sortir ça et ensuite de me reconcentrer. […] Je l’ai pris sur moi-même et après, j’étais prêt. »

Steven Dubois et Jordan Pierre-Gilles ont franchi avec succès la ronde éliminatoire du 500 mètres et ils poursuivront leur parcours dimanche.

Jamais inquiétés

L’équipe canadienne a toujours été bien positionnée dans les deux premières formations de cette première demi-finale du relais, échangeant la tête de course avec les Chinois pendant que les Italiens et Japonais restaient derrière.

Pascal Dion et un Chinois se sont accroché les lames dans un droit à 12 tours de la fin. Le Québécois a pu rester dans la course, sauf que le Chinois est allé choir dans les matelas protecteurs.

L’équipe locale sera finalement avancée à la finale A quelques minutes plus tard, car l’accrochage est survenu lorsque les deux patineurs étaient côte à côte. Laoun a expliqué à Sportcom que ses coéquipiers et lui n’ont jamais craint d’être disqualifiés et de perdre leur première place à la suite de cet incident.

« Nous savions que notre course était hyper propre. […] Pascal n’a jamais refermé la porte. »

La finale masculine du relais sera donc disputée à cinq équipes mercredi prochain.

Au 1000 mètres féminin, Alyson Charles a connu un très bon départ dans sa ronde de quart de finale, alors qu’elle est partie du couloir extérieur pour rapidement se positionner en deuxième place. Elle a glissé au quatrième rang à six tours de la fin et elle était encore dans le coup, sauf que c’est lorsqu’une Hongroise l’a dépassée à deux tours de la fin qu’elle n’a pu suivre le rythme.

« Quand les deux sont passées à l’extérieur, c’est là que j’ai compris que j’aurais dû faire un moove sur la première plus tôt. […] Après l’accrochage avec la Hongroise, j’ai cassé mentalement et mes jambes ont suivi pas longtemps après », a expliqué Charles avec un rire gêné. « J’ai regardé ma course et je sais exactement ce que j’aurais dû faire. J’ai mal lu la situation et j’ai de l’expérience à aller chercher dans cette distance-là. »

Sa coéquipière Courtney Sarault, du Nouveau-Brunswick, a elle aussi été arrêtée dans cette ronde.

De figurant à premier rôle

Au point de presse qui annonçait officiellement l’équipe olympique canadienne de patinage de vitesse courte piste des Jeux de Pyeongchang, en 2018, c’est Maxime Laoun qui avait été le mannequin pour présenter au public la combinaison de compétition du Canada. Quatre ans plus tard, il n’est plus un figurant, mais désormais un vrai Olympien.

« Je me suis levé aujourd’hui (vendredi) et je me suis dit : « Wow, je suis vraiment dans la meilleure forme physique de toute ma vie ! » Et une fois dans l’échauffement, c’était « wow, je suis aux Olympiques et j’ai travaillé tellement fort depuis deux ans après ma blessure (NDLR : triple fracture d’un tibia et fracture d’un péroné en novembre 2019) pour être là. » J’étais zéro nerveux et j’étais juste là pour en profiter. J’avais confiance dans mes habiletés à 100 % et hâte de montrer à tout le monde ce que j’étais capable de faire. »

S’il se sent à sa place sur la glace du Palais omnisport de la capitale, son émerveillement s’est aussi vécu au village des athlètes. C’est avec enthousiasme qu’il dit avoir croisé les planchistes Maxence Parrot et Sébastien Toutant.

« Tu vois du monde qui gagne des médailles et je me dis : « wow, je suis dans le village avec les meilleurs au monde. » C’est vraiment, vraiment cool ! »

Il a désormais trois chances sur cinq d’en avoir une, lui aussi.

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