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Patinage de vitesse longue piste – Sélections olympiques
Photo: Bartlema Photographie
Québec, 5 janvier 2026 (Sportcom) – Après des années où sa santé et ses résultats ont été en montagnes russes, David La Rue a finalement atteint son objectif de longue date : se qualifier pour les Jeux olympiques. Lundi, aux Sélections olympiques présentées au Centre de glaces Intact Assurance de Québec, le patineur de vitesse longue piste s’est imposé au 1500 m grâce à son temps de 1 min 46,39 s.
Opposé à Daniel Hall (1 min 46,81 s) qui a fini deuxième, l’athlète de Saint-Lambert était sur un nuage au moment de répondre aux questions des journalistes.
« Je croyais en mes chances ! J’étais prêt en arrivant ici, mais le niveau était extrêmement relevé et il fallait que je sorte une de mes meilleures courses à vie pour me classer. Et c’est ce que j’ai fait ! Elle est dans mes meilleures à vie et la plus satisfaisante, assurément, il n’y a aucun doute là-dessus ! En sortant de la glace, quelques larmes sont sorties et je ne m’y attendais pas. »
Le patineur de 27 ans a rappelé qu’il avait confiance en lui malgré des résultats inégaux aux deux premiers jours de compétition. C’est dans l’avant-dernier droit du 1500 m qu’il a senti que cette course pourrait être la bonne pour lui.
« Hier (dimanche), je voyais que j’étais loin de me classer (au 1000 m), alors il fallait que je reset complètement aujourd’hui et que je continue de croire en ce que mon corps était capable de faire. Et c’est ce que j’ai fait : il faut que tu mettes tous tes doutes et tes émotions de côté, que tu laisses aller ton corps à 100% dès que la course commence. »
La Rue avait assuré une place au pays à cette épreuve à Milan-Cortina, mais il devait encore batailler pour obtenir son billet italien.
« Nous, on classe une place et ensuite, on peut se la faire voler à la dernière seconde, ce qui m’est déjà arrivé dans le passé à des Championnats du monde. Pour que ça reste positif, je voyais ça comme si je réussis à garder ma place et les émotions vécues seraient encore plus fortes. Et comme de fait, c’est dur de mettre les émotions sur ce que je vis en ce moment. […] Ç’a pu se faire entendre avec les cris primitifs que j’ai lâchés. Pendant un tour, je ne me suis pas gêné et j’ai laissé les émotions sortir », a poursuivi l’athlète en riant.
Des émotions ailleurs que sur la glace
Présents dans les estrades, les parents du futur olympien, Louis La Rue et Sophie Laverdière, ainsi que plusieurs proches, étaient eux aussi émotifs.
« C’est excitant et nous étions très fébriles avant la course. Là, c’est l’extase et nous sommes très contents », a reconnu Louis La Rue.
« C’est un classique d’entendre les gens dire qu’il a tellement investi et travaillé fort, mais c’est une réalité pour tous les athlètes. Et que là, ça se concrétise pour lui, c’est fantastique ! » a renchéri sa mère, Sophie Laverdière.
Leurs billets d’avion pour l’Italie étaient déjà achetés, sauf que l’option d’annulation ne sera plus nécessaire.
Dans l’entrée principale de l’édifice, son partenaire d’entraînement, Cédrick Brunet, qui devrait lui aussi être en Italie pour les épreuves de 500 m, a croisé La Rue et sa joie s’est exprimée de façon bien différente des parents de ce dernier.
« Grosse f***ing course ! E**i que t’es clutch ! Attitude de champion! » a scandé le sprinter en sautant dans les bras de son ami nouvellement qualifié.
Une épreuve olympique de plus pour Béatrice Lamarche et Valérie Maltais
Déjà dans le siège des conductrices de la qualification olympique, Béatrice Lamarche et Valérie Maltais se sont assurées d’être de l’épreuve de 1500 m à Milan-Cortina. Lamarche a stoppé le chrono à 1 min 57,48 s, 2 centièmes de seconde plus rapide que Valérie Maltais.
Pour Lamarche, il s’agit presque d’un bonus, même si elle sera une recrue le mois prochain en Italie.
« Je ne m’entraîne pas tout à fait pour le 1500 m, mais je peux faire des choses de bon. Cette année, je voulais faire les Jeux, mais rapidement (en raison de ses très bons résultats), ça ne pouvait pas juste être ça. Je veux aussi performer. Le 1000 m reste ma distance où je suis cinquième au monde. J’aimerais espérer un top-8 ou un top-6 et je sais que j’en ai les capacités, mais ce seront tout de même mes premiers Jeux et je veux vivre l’expérience à 100 %. »
À ses cinquièmes Jeux olympiques, Valérie Maltais sera aussi inscrite au 3000 m, à la poursuite par équipes et au départ groupé. L’objectif sera clair pour elle, elle visera une médaille au 3000 m.
« Ça va être un beau calendrier et quatre épreuves en deux semaines, habituellement, je fais ça en trois jours (en Coupe du monde) », a avancé la championne des Jeux de Pékin à la poursuite par équipe qui connaît la meilleure saison de sa carrière.
« C’est une mentalité que nous avons voulu changer. Ça change les ambitions, les décisions que l’on prend et j’étais prête à faire ces choix-là. »
Plus tôt en journée, les deuxièmes 500 m féminin et masculin qui ne comptaient pas dans le processus de qualification olympique ont été présentés. Laurent Dubreuil a signé un record de piste de 34,30 s, abaissant l’ancienne marque de 34,36 s qui appartenait à l’Américain Jordan Stolz.
« Je suis content parce que c’était un de mes objectifs en fin de semaine, en plus d’avoir assuré ma place au 1000 m, car le 500 m était déjà dans la poche. Je savais que j’avais de bonnes jambes et que la glace était belle. J’ai vraiment bien exécuté techniquement et c’était mon meilleur départ à vie sur 100 m, alors la puissance était là malgré la fatigue des deux derniers jours », a souligné Dubreuil, précisant qu’il était moins explosif, mais plus détendu.
La dernière journée des Sélections olympiques canadiennes de patinage de vitesse longue piste se déroulera mardi.
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