16 Avr - 2020 | par Mathieu Fontaine

Ski acrobatique (sauts) – Saison 2019-20

Prêts à sauter vers de plus hauts sommets

Nouvelle

Montréal, 16 avril 2020 (Sportcom) – Amélioration et excellence. Voilà deux qualificatifs employés par l’entraîneur Jeff Bean pour résumer la saison 2019-20 de l’équipe canadienne de ski acrobatique (sauts) composée des Québécois Lewis Irving, Félix Cormier-Boucher et Catrine Lavallée. La progression observée et les résultats obtenus en Coupe du monde sont toutefois loin de surprendre le pilote d’Ottawa qui voit grand pour ses protégés.

À sa deuxième année complète à la barre de la formation de l’unifolié, Bean se dit plus que satisfait du travail effectué par les sauteurs de son équipe, à commencer par Lewis Irving.

Après avoir été tenu à l’écart de la piste pendant plus d’un an en raison d’une blessure à la hanche ayant nécessité une intervention chirurgicale, l’athlète de Charlesbourg a connu la meilleure saison de sa carrière en atteignant la finale à cinq reprises, récoltant au passage ses deuxième et troisième podiums en Coupe du monde.

Il est tout d’abord passé à 0,46 point d’être sacré champion à Raubichi, au Bélarus, où il a obtenu l’argent, avant de rafler le bronze à Krasnoyarsk, en Russie.

Sa constance lui a ainsi permis de conclure au cinquième rang du classement général de la Coupe du monde et de reprendre sa place parmi l’élite mondiale de la discipline, une tâche qui s’annonçait colossale selon Bean.

« Les résultats ne sont pas surprenants, mais ce n’est vraiment pas facile d’avoir la constance qu’il a démontrée cette année, surtout après sa blessure », a commenté l’entraîneur.

Irving a dû trimer dur pour arriver à ses fins. En plus de multiplier les heures à l’entraînement, le skieur de 24 ans a mis l’accent sur sa préparation mentale, un aspect primordial pour exceller sur la scène mondiale.

« C’est un gars très émotif dans la vie de tous les jours et nous avons travaillé très fort pour qu’il soit constant avec ses émotions. Ç’a très bien fonctionné et je suis fier de la qualité de sa constance technique et mentale », a renchéri Bean, tout en maintenant une approche pédagogique.

« C’est un travail continu et il sera important de poursuivre dans la même direction. Sa préparation et son exécution doivent être pareilles, dans les bons moments, comme dans les moins bons. Il a le talent et s’il peut continuer comme ça, je suis très optimiste sur ce que nous pourrons voir dans les prochaines années. »

Neuf secondes qui font la différence

À sa troisième campagne en Coupe du monde, Félix Cormier-Boucher a lui aussi impressionné son entraîneur, et ce, même s’il affiche des résultats inférieurs à ceux obtenus en 2018-19, alors qu’il avait conclu au neuvième échelon du classement général.

« Il s’est tellement amélioré cette année ! Il a fait d’énormes progrès au niveau technique, ce qui lui a permis d’améliorer ses sauts et ses pointages potentiels », a indiqué Bean au sujet de l’athlète de 23 ans qui pointe au 15e rang du cumulatif des Coupes du monde.

Ces chiffres sont toutefois loin d’inquiéter l’instructeur qui persiste et signe : de simples détails ont fait la différence pour le champion canadien en titre.

« Dans le fond, il a manqué neuf secondes dans les airs ! » s’est-il exclamé.

« Il faut voir plus loin que ses résultats. Il a raté trois sauts d’environ trois secondes, aux mauvais moments, et ça lui a coûté cher », a-t-il poursuivi, tout en insistant sur l’importance du travail accompli au cours des derniers mois.

« Il a pris énormément d’expérience et ce n’est pas négligeable. Oui, il devra aller chercher plus de constance, mais j’ai vraiment confiance en lui. Il a une éthique de travail irréprochable et ça va bien le servir. Selon moi, il a le potentiel de compétitionner avec les meilleurs au monde. »

Prête à rebondir

Catrine Lavallée n’a pas été épargnée par les blessures au cours des dernières saisons et l’année 2019-20 n’a pas fait exception. Après s’être signalée en récoltant deux huitièmes places en quatre Coupes du monde, la Montréalaise a dû mettre un terme à sa campagne en raison d’une blessure à un genou.

« Depuis les Jeux olympiques de Pyeongchang, elle a eu de petites blessures ici et là. Chaque fois qu’elle remonte au sommet de sa forme, quelque chose arrive », a expliqué son entraîneur, avec empathie.

« C’est vraiment triste qu’elle n’ait pu terminer l’année. Tout se passait bien et l’entraînement allait de mieux en mieux. »

Malgré la récurrence de ces fâcheux incidents, Bean se fait rassurant au sujet de Lavallée et, selon lui, la motivation est toujours au rendez-vous.

« Elle a une opportunité de bien soigner son genou avant de reprendre l’entraînement sur la rampe d’eau cet été. C’est une fille extrêmement talentueuse qui continue de s’améliorer. Elle peut être sur le podium chaque semaine et j’ai confiance qu’elle reviendra en force. »

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