23 Mai - 2023 | par Sportcom Services

Judo Canada - Temple de la renommée

Sophie Roberge, propulsée par l’indéfectible amour du judo

Communiqué

Judo Canada

Montréal, 23 mai 2023 – La Québécoise Sophie Roberge a fait son entrée au Temple de la renommée de Judo Canada le 21 mai dernier, lors du Gala annuel des prix et reconnaissances 2022-23 présenté en clôture des Championnats canadiens ouverts. Sa famille, ses amis et toutes les autres personnes présentes à Montréal pour l’occasion ont ainsi pu rendre hommage à une athlète qui s’est toujours démarquée par une joie de vivre et une détermination sans égal.

Tout au long de sa carrière d’athlète, Sophie Roberge n’a jamais eu à se motiver pour enfiler son judogi. Bien au contraire, elle était bien souvent la première à l’entraînement et aussi celle qui parvenait à transmettre sa passion par son enthousiasme débordant.

« Sophie, elle était toujours de bonne humeur, on voyait très bien qu’elle aimait le judo et ce n’était pas difficile pour elle de passer des heures à s’entraîner. Elle était toujours positive, tellement que c’était une véritable force parce qu’elle n’avait pas vraiment de moins bonnes journées. Elle a toujours pris plaisir à faire ça », raconte son ancienne coéquipière de l’équipe nationale Marie-Hélène Chisholm, aujourd’hui gestionnaire de la haute performance chez Judo Canada.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la judoka originaire de Beauport a su transposer le tout sur les tatamis, où elle débordait toujours de confiance, et ce, peu importe l’adversaire qui l’attendait.

« Sophie, elle avait quelque chose de spécial qu’on voit très rarement chez les athlètes. Elle ne reculait devant aucun défi et elle croyait toujours en elle. Sa confiance était inébranlable et son niveau d’énergie faisait d’elle une adversaire coriace à chaque fois qu’elle était sur le tapis. Elle savait s’en servir à son avantage », analyse pour sa part son conjoint de longue date Claude Laflamme, lui-même ex-athlète entraîneur en judo.

Ses nombreuses qualités, autant humaines que sportives, ont d’ailleurs mené Roberge jusqu’au plus grand rendez-vous sportif en 2000. Elle a alors représenté le Canada aux Jeux olympiques de Sydney, en Australie, se classant 13e chez les moins de 63 kg.

Qui plus est, elle a aussi remporté deux titres des Championnats panaméricains (1999 et 2000), en plus de mettre la main sur plusieurs médailles internationales. Sa troisième place au US Open de Las Vegas, en 2003, de même que sa médaille d’argent obtenue aux Championnats du monde universitaires présentés à Jonquière en 1996 resteront d’ailleurs gravés dans sa mémoire à tout jamais.

« Oui, il y a eu les Jeux olympiques et plusieurs grandes compétitions, mais quand elle parle de Jonquière, on sent qu’il y a quelque chose de spécial, poursuit M. Laflamme. Elle avait battu quelques-unes des meilleures au monde, dont l’Espagnole Sara Alvarez en demi-finale. Elle n’a peut-être pas gagné la finale, mais l’ambiance était incroyable et son judo était à son plus haut niveau. »

Femme accomplie

Après sa participation olympique en 2000, Sophie Roberge s’est retirée de la compétition une première fois pour donner naissance à son premier enfant, Marie-Michèle.

Croyant que ses meilleures années étaient derrière, elle a repris la pratique du judo d’abord et avant tout pour le plaisir et pour l‘amour du sport. Puis, lentement mais sûrement, les résultats ont suivi, si bien qu’elle a recommencé à voyager pour prendre part à des compétitions partout à travers le globe.

« Elle disait qu’elle était meilleure, parce qu’elle n’avait rien à perdre. Elle était libérée, elle faisait du très beau judo et c’était une belle manière pour elle de revenir pratiquer le sport qu’elle aimait le plus à un niveau compétitif, même si elle avait donné naissance à notre enfant. Elle a prouvé que c’était possible de le faire », explique Claude Laflamme.

Si elle n’a pu faire son chemin jusqu’aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004, elle a pu célébrer l’arrivée de, Thomas, moins d’un an plus tard, et de Raphaël, en 2007, sonnant officiellement le glas de son parcours d’athlète.

L’athlète s’est retirée de la compétition, mais le judo demeure dans son ADN. Ainsi, elle n’est cependant jamais restée bien loin des tatamis. Que ce soit dans ses fonctions d’enseignante au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue aux départements d’éducation physique et de technique policière, ou encore dans ses cours parascolaires de judo, elle continue à ce jour de transmettre sa passion dans son entrain habituel.

« Même à 49 ans, elle n’arrête jamais, du matin au soir ! lance son conjoint. C’est super important pour Sophie de redonner, de permettre aux jeunes de rêver et, partout où elle va, elle est appréciée. Elle continue de montrer l’exemple et d’être impliquée à fond dans tous ses projets. C’est tout à son honneur ! »

Empreinte d’humilité, Sophie Roberge est souvent très discrète sur sa carrière sportive, mais elle aura marqué le judo canadien à sa manière. C’est pourquoi son nom figure dorénavant aux côtés des plus grands judokas de l’histoire de la nation.

« Elle parle très peu souvent de ses années comme athlète ou de ses accomplissements, parce qu’elle dit toujours qu’il ne faut pas vivre dans le passé. Par contre, je sais qu’elle est très contente de cette reconnaissance, parce qu’elle a mis beaucoup d’efforts et qu’elle a donné tout son sens au mot détermination. Elle peut être fière d’elle », conclut Claude Laflamme.

Comme elle aime le dire si souvent, Sophie Roberge regarde maintenant devant, vers un nouveau défi où elle pourra mettre à profit sa personnalité unique.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

Informations :

Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org




Sophie Roberge, Driven by an Unwavering Love for Judo




Montréal, May 23, 2023 – On May 21, Quebec’s Sophie Roberge was inducted into the Judo Canada Hall of Fame at the federation’s Annual Awards and Recognition Gala, which followed the Canadian Open Championships. Her family, friends and all those in Montréal for the occasion were able to pay tribute to an athlete who has continually stood out for her joie de vivre and her determination.

Throughout her career, Roberge never had to force herself to don her judo gi. In fact, she was often the first to arrive at training sessions, and she consistently conveyed her passion for the discipline through her boundless enthusiasm.

“Sophie was always in a good mood. It was clear that she loved judo, and she could spend hours training. She was always positive. In fact, she was a force to be reckoned with because she never had any bad days. She always enjoyed judo,” said her former national teammate Marie-Hélène Chisholm, now Judo Canada’s high performance manager.

One thing is certain, the judoka from Beauport always succeeded in transposing her enthusiasm onto the tatamis, where she invariably brimmed with confidence, no matter her opponent.

“Sophie had a special quality that is rarely seen in athletes. She never backed down from a challenge, and she always believed in herself. Her confidence was unwavering, and her energy level made her a tough opponent every time she fought. She knew how to use it to her advantage,” said her long-time spouse Claude Laflamme, himself a former athlete and judo coach.

Roberge’s many qualities, both human and athletic, led her to the biggest sporting event of all in 2000, when she represented Canada at the Olympic Games in Sydney, Australia, finishing 13th in the under-63 kg weight division.

Over the course of her career, she also won two Pan-American Championship titles (1999 and 2000) and several international medals. Her third-place finish at the US Open in Las Vegas in 2003, as well as her silver medal at the World University Championships in Jonquière in 1996, will remain etched in her memory forever.

“Yes, there were the Olympics and several other major competitions, but when she talks about Jonquière, you can tell there was something special about it,” continued Laflamme. “She defeated some of the best in the world, including Sara Alvarez of Spain in the semi-final. She may not have won the final, but the atmosphere was incredible, and her judo was at its best.”

An accomplished woman

After competing in the Olympics in 2000, Roberge retired from competition to give birth to her first child, Marie-Michèle.

Believing her best years were behind her, she later returned to judo, mainly for enjoyment and love of the sport. However, her results improved, slowly but surely, to the point that she began to travel again to compete all around the world.

“She said she was better because she had nothing to lose. She was free, she was doing beautiful judo and it was a great way for her to return to the sport she loved most at a competitive level, even though she had given birth to our child. She proved it was possible,” explained Laflamme.

Although Roberge did not qualify for the Athens Olympics in 2004, she celebrated the arrival of baby Thomas less than a year later, and of Raphaël in 2007, officially marking the end of her athletic career.

Although she has retired, judo continues to be part of her DNA. Hence, she has never stayed away from the tatamis for long. Whether it be as an instructor at Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue in the physical education and police training departments, or in the extracurricular judo classes she teaches, she continues to transmit her passion with her usual enthusiasm.

“Even at the age of 49, she never stops, from morning to night!” said her husband. “It’s really important to Sophie to give back and to allow young people to dream. She’s appreciated everywhere she goes. She continues to lead by example and to be fully committed to all her projects. It speaks very well of her!”

Roberge is humble about her sports career, but she has left her own mark on Canadian judo, which is why her name now appears alongside those of the greatest judokas in the nation’s history.

“She doesn’t talk about her years as an athlete or her achievements very often, because she’s always saying you shouldn’t live in the past. However, I know she’s very happy about this honour, because she has put a lot of effort in and is an excellent example of determination. She should be proud of herself,” concluded Laflamme.

True to her word, Sophie Roberge is now looking ahead to a new challenge, where she can put her unique personality to good use.

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Written by Sportcom for Judo Canada

For more information:

Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

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