17 Juin - 2022 | par Luc Turgeon

Paranatation – Championnats du monde

Une leçon de détermination signée Aurélie Rivard

Nouvelle

Photo: Twitter / Natation Canada

Elle remporte l’or au 100 m libre S10, son deuxième titre de ces mondiaux.

Montréal, 17 juin 2022 – On lui avait conseillé de ne pas prendre part au 100 m libre après l’inquiétant abandon survenu mardi. Aurélie Rivard (S10) a tenu à y participer et à y défendre son titre mondial, ce qu’elle a fait en décrochant sa deuxième médaille d’or des Championnats du monde de Madère, au Portugal.

Couronnée championne du monde du 50 m libre S10 samedi dernier, la paranageuse n’avait pas été en mesure de compléter la finale du 400 m libre trois jours plus tard. L’athlète originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu était en tête jusqu’à la mi-parcours et s’est brusquement arrêtée. Elle a finalement fait demi-tour et est sortie de la piscine, aussitôt entourée des secouristes qui l’ont munie d’une couverture et d’un masque à oxygène.

« Je n’étais pas sûre d’être prête. On m’a avisée de ne pas le faire, mais je trouvais ça important de briser un peu ce pattern-là », a confié Aurélie Rivard en zone mixte, en parlant d’une journée haute en émotions.

La Québécoise a été la plus rapide des qualifications en matinée avec un chrono de 1 min 0,26 s. Elle s’est élancée dans le quatrième couloir de la finale, où elle a connu un très bon départ. À la mi-parcours, elle devançait la Néerlandaise Lisa Kruger par seulement 14 centièmes de seconde.

Rivard a ensuite réussi à distancer ses rivales pour signer un record des Championnats du monde grâce à un temps de 59,43 s, à bout de souffle, arborant un léger sourire en coin, mais sans exploser de joie.

« Honnêtement, beaucoup de choses me traversaient l’esprit avant le début de la course. L’objectif premier était simplement de la finir, a affirmé la médaillée d’or. […] Ç’a été difficile lors des trois derniers jours. J’ai tenté de m’enlever le plus de pression possible à propos des résultats et de me concentrer sur ce que j’avais à faire. Je pense que ç’a bien marché, alors je suis contente ! »

La Hongroise Bianka Pap a fini deuxième (+1,76 seconde), tandis que Kruger a complété le podium, 6 centièmes de seconde derrière Pap.

Il s’agit de la 14e médaille de l’équipe canadienne depuis le début de ces Championnats du monde, égalant la récolte de 2019.

Reste maintenant à voir si Aurélie Rivard nagera le 100 m dos S10 samedi. Le relais mixte 4×100 libre sera aussi présenté en conclusion de ces mondiaux.

Quelques minutes plus tard, Alec Elliot a pris le sixième rang du 100 m libre (S10) masculin. Il a franchi la distance en 55,77 s.

De son côté, Myriam Soliman s’est classée septième du 50 m libre S7 avec un temps de 38,83 s.

« Ça s’est bien passé. C’était ma deuxième finale en deux jours, alors j’étais un peu plus fatiguée », a partagé la Montréalaise qui en est à ses premiers mondiaux.

Clémence Paré a été stoppée aux qualifications du 200 m libre S5.

Les Québécois Philippe Vachon et Félix Cowan, tous deux en action en finale du 200 m quatre nages SM8, ont d’abord été disqualifiés à la fin de la course. La décision a toutefois été révisée en ce qui a trait Cowan, qui a pu reprendre sa sixième place initiale avec un record personnel de 2 min 41,20 s.

Finalement, Justine Morrier a fait partie de la toute première équipe canadienne du relais mixte 4×100 m quatre nages S14 49 points à des mondiaux, en compagnie de Nicholas Bennett, Angela Marina et Tyson Macdonald. Le quatuor occupe le cinquième rang avec un temps de 4 min 29,96 s.

Un ultime top-5 pour Camille Bérubé

Camille Bérubé a quant à elle nagé ses dernières longueurs à des Championnats du monde vendredi, en finale du 100 m brasse SB6. La Gatinoise a déjà annoncé qu’elle prendrait sa retraite à la fin de la saison. Troisième de sa vague lors des qualifications, elle s’est classée cinquième de la finale avec un temps de 1 min 44,10 s.

Sa compatriote Danielle Kisser, également de cette finale, a terminé septième.

« Il n’y a pas de meilleure façon de finir mon aventure aux mondiaux qu’avec une coéquipière. Je vais m’ennuyer de courser avec Danielle, mais on risque de se recroiser à d’autres compétitions cet été. Je suis satisfaite de mon temps, qui est similaire à celui des Jeux paralympiques de Tokyo. Dans l’ensemble, ç’a été une bonne course et j’ai tout donné », a partagé Bérubé au micro du Comité paralympique canadien.

La Britannique Maisie Summers-Newton a dominé cette finale avec un temps de 1 min 32,19 s, bon pour la médaille d’or.

Il y a quelques jours, Camille Bérubé avait décroché la première médaille de sa carrière à des mondiaux, soit celle de bronze au 200 m 4 quatre nages.

« Ç’a été toute une aventure, mais la saison n’est pas encore terminée. Au final, je suis fière de ce que j’ai accompli avec l’équipe canadienne tout au long de mon parcours », a-t-elle conclu.

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