Rugby à XV – Série Pacific Four
Rugby à XV – Série Pacific Four
Six Canadiennes en étaient à leur première sélection nationale contre l'Australie, vendredi dernier. (Photo: Instagram | Rugby Canada)
Montréal, 16 avril 2026 (Sportcom) – La joueuse de rugby à XV Corinne Fréchette a vécu, dans le cadre de la Série Pacific Four, sa première apparition avec la sélection nationale vendredi dernier. Dominante au niveau universitaire, elle souhaite désormais faire ses preuves au sein de l’équipe canadienne.
Native de Saint-Zéphirin-de-Courval, Fréchette a d’abord évolué avec les Vulkins du Cégep de Victoriaville avant de remporter le Championnat de rugby féminin U Sports en 2022 et en 2023 avec le Rouge et Or de l’Université Laval.
D’abord passionnée de flag-football, elle a dû changer son parcours collégial puisque ce sport ne se pratiquait pas à l’université il y a quelques années. « Je voulais quand même me pousser pour être une athlète de haut niveau. Je ne pense pas m’être vue aussi loin, mais c’est un objectif [représenter le Canada] que je voulais atteindre », a-t-elle déclaré en entrevue à Sportcom.
Pendant ses cinq années universitaires, l’athlète de 25 ans a mérité tous les honneurs individuels. Elle a notamment été nommée à quatre occasions sur les premières équipes d’étoiles du RSEQ et du U Sports, en plus de décrocher le titre d’athlète par excellence RSEQ en 2025 et de joueuse par excellence du Championnat canadien de fin de saison en 2023, lors de la conquête du R&O.
« C’est une fille qui, à mesure que son parcours a avancé, a toujours cherché à s’améliorer. Même si, dès sa première année, elle a reçu des honneurs, ce n’est pas du tout la même joueuse qu’à sa cinquième », constate l’entraîneur-chef du R&O depuis 2022, François Vachon-Marceau. Ce dernier vante l’éthique de travail de Fréchette, expliquant qu’elle « amène beaucoup de tempo au jeu et c’est ce que le Canada recherche ».
Fréchette affirme que son expérience dans les camps de l’équipe canadienne senior a beaucoup joué en sa faveur. « J’ai démontré que j’étais capable de dominer au niveau universitaire et provincial, a indiqué celle-ci. Ç’a été un bon moment parce que c’est maintenant un nouveau cycle de la Coupe du monde: ramener de nouvelles joueuses dans le bassin et pouvoir faire davantage mes preuves. »
Kevin Rouet, l’entraîneur-chef de la sélection féminine, était aux commandes du R&O lors du recrutement de Corinne Fréchette en 2021. « C’est lui qui m’a recrutée à Laval. On se connaissait déjà », a précisé celle qui continue de croire que son lien de confiance avec Rouet, maintenant à la barre de la formation canadienne senior, l’a aidée dans son développement.
« Je suis très difficile avec elle parce que je connais son potentiel et ses capacités. Elle s’en demande beaucoup et je suis certain qu’elle continuera à s’améliorer », a souligné Rouet.
La Série Pacific Four, un tournoi d’adaptation
La demie de mêlée a participé à la seconde moitié de la partie contre l’Australie, remportée 24-0 par l’unifolié. Bien qu’elle aurait évidemment aimé jouer un rôle plus important, Fréchette reste satisfaite du travail accompli, notant avoir « bien remplie son rôle pour l’équipe ».
Sa coéquipière, Justine Pelletier, a agi à titre de capitaine à ce premier match de la Série Pacific Four. Elle aussi une ancienne de l’Université Laval, Pelletier a quitté l’équipe juste avant l’arrivée de Fréchette. Elle joue désormais le rôle de grande sœur pour Fréchette et pour les autres recrues de l’équipe nationale.
« J’aurais aimé apprendre d’elle à l’université. Surtout que maintenant, je suis assez confortable avec le style de jeu à Québec, a noté Fréchette. Ici, c’est un système différent. Je pense qu’elle est là aussi pour m’outiller. »
La formation canadienne a maintenant rendez-vous avec les championnes en titre, vendredi à Kansas City, alors qu’elle croisera le fer avec les Néo-Zélandaises. Ces dernières ont eu raison des Américaines en lever de rideau par la marque de 48-15. « Elles ont une défensive beaucoup plus agressive et des porteuses de ballon assez imposantes », a mentionné la Québécoise, prête à poursuivre sa progression avec sa nouvelle formation.