16 Fév - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Patinage de vitesse courte piste – Jeux olympiques

Florence Brunelle, fière malgré tout

Nouvelle

Greg Kolz

Milan, 16 février 2026 (Sportcom) – En arrivant en zone mixte, Florence Brunelle était visiblement déçue de son résultat au 1000 m, en patinage de vitesse courte piste, aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. La Québécoise a terminé troisième de sa vague de demi-finales et a ensuite pris le deuxième rang de la finale B.

« Clairement, je ne suis pas satisfaite de ma demi-finale parce que je ne suis pas arrivée en finale A. Je me sentais prête avant les demi-finales. Je voulais demeurer calme, j’étais troisième, donc il me restait seulement un dépassement pour pouvoir passer. Mais avec deux tours à faire, tout le monde se bat et c’est difficile. Ma concentration n’était pas sur la bonne chose à ce moment-là, et c’est pour ça que je m’en veux un peu », a d’abord raconté Florence Brunelle.

« Elle a vraiment fait mal celle-là ! C’est ça, le courte piste. Il va falloir que je passe à un autre appel et je ne peux pas m’en vouloir plus qu’il le faut. »

Au fil des questions des journalistes, Brunelle a tout de même admis qu’elle éprouvait une certaine fierté avec ce qu’elle venait d’accomplir. Oui, le résultat est en deçà de ses attentes, mais elle réalise toutefois qu’elle patine peut-être mieux que jamais auparavant en ce moment.

« Je me suis rarement sentie aussi prête avant une compétition. Je n’ai jamais douté de moi-même et je pense que ça paraît présentement. Je me suis battue, j’étais dans la game. Ma confiance en moi a grandement évolué dans les dernières semaines. Dans le futur, je vais me souvenir que je me suis battue, que j’ai tout laissé et que je voulais être la meilleure patineuse possible. Il y a quelque chose qui a cliqué dernièrement et ça m’excite pour la suite », a-t-elle partagé.

Après avoir terminé deuxième de sa vague lors des quarts de finale, Brunelle est demeurée extrêmement patiente en demi-finales et n’a pas bronché malgré la chute de deux patineuses devant elle. Le temps a toutefois manqué à la Québécoise qui a franchi la ligne d’arrivée au troisième rang.

Elle s’est donc élancée en finale B pour la deuxième fois depuis le début de son aventure olympique. Comme ce fût le cas au 500 m, elle y est allée le tout pour le tout et a bataillé pour la première place jusqu’à la toute fin, franchissant la ligne 0,035 s derrière l’Italienne Elisa Confortola.

« Je voulais tout donner quand même en finale B pour ne pas avoir de regrets. Je pense que c’est pour ça que je suis fière de moi. Je suis déçue du résultat, mais j’ai été capable de m’en remettre. Dans ma famille, on se dit souvent qu’il faut prendre soin de ce qu’on a. J’étais en finale B et je voulais en tirer le maximum. »

Lors de la finale A, la Néo-Brunswickoise Courtney Sarault a remporté sa troisième médaille des Jeux en terminant au deuxième rang, derrière la Néerlandaise Xandra Velzeboer et devant la Sud-Coréenne Kim Gilli.

Plus tôt en matinée, Kim Boutin n’a pas été en mesure de s’imposer lors des quarts de finale et a terminé au troisième rang de son groupe.

« Je savais que ça allait être un quart de finale très relevé. J’ai vraiment tout donné, j’avais confiance avant d’aller sur la glace. J’ai fait ce que je pouvais et j’ai quand même réussi un temps dans la moyenne. J’ai travaillé fort, c’est difficile parce que tu ne veux pas pousser trop vite pour avoir des jambes à la fin, mais tu ne veux pas être troisième trop longtemps », a expliqué Boutin.

Une motivation supplémentaire

Du côté masculin, William Dandjinou, Steven Dubois et Maxime Laoun ont participé aux rondes de qualifications au 500 et ils ont tous été en mesure de remporter leur vague afin d’atteindre les quarts de finale.

Félix Roussel s’est ensuite joint à eux lors des demi-finales du relais masculin où les représentants de l’unifolié ont répondu à toutes les attaques de leurs adversaires et ont obtenu leur billet pour la finale A.

« Dans le passé, quand ça ne se passait pas exactement comme on le voulait, on avait peut-être tendance à paniquer. Il y a eu des erreurs, mais on est demeurés calmes. La course n’était peut-être pas parfaite, mais je pense que notre gestion et nos réactions l’étaient un peu plus », a indiqué Roussel.

« On a eu chaud, on est aux Jeux olympiques contre les meilleurs au monde. On a vraiment bien coursé, on est restés calmes du début jusqu’à la fin. Je me sentais vraiment bien aujourd’hui, j’ai pris des risques intelligents à mon dernier relais et je pense que ç’a fonctionné », a ajouté Laoun.

La journée difficile de samedi où les Canadiens n’ont pas été en mesure de monter sur le podium au 1000 m aura servi de motivation supplémentaire.

« Ça fait vraiment du bien ! Ça n’a pas été facile dans les derniers jours, mais aussi lors des dernières Coupes du monde au relais. On a travaillé vraiment fort sur le relais lors des deux derniers mois et ç’a payé. C’est un mélange de tout ce qui s’est passé plus tôt ici et du travail à l’entraînement. En finale, on va essayer de s’amuser et donner tout ce qu’on a », a conclu Dubois.

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