6 Avr - 2023 | par Luc Turgeon

Escrime

« Ça promet pour la qualification olympique » – François Cauchon

Nouvelle

Montréal, 6 avril 2023 (Sportcom) – Le processus de qualification olympique cogne à la porte des sabreurs québécois. La possibilité de combattre sous le même toit que les athlètes russes et bélarusses risque de chambouler leur calendrier, mais leur objectif demeure intact.

Des huitièmes places prometteuses ont récemment donné confiance à l’équipe canadienne.

Au tournoi par équipe de Padua, en Italie, Farès Arfa, François Cauchon et Shaul Gordon se sont inclinés en quart de finale. Ils ont subi une défaite de 45-40 face aux Sud-Coréens, champions du monde et champions olympiques en titre.

Un scénario similaire s’est répété deux semaines plus tard à Budapest. Cette fois, Arfa, Cauchon et Andrew Wei ont baissé pavillon 45-26 devant les représentants de la Corée du Sud, qui quant à eux, se sont dirigés vers une deuxième médaille d’or de suite.

« C’est toujours un gros défi d’affronter la Corée du Sud. On peut retenir du positif malgré tout. On commence à les voir comme tous les autres adversaires qu’on affronte et tranquillement, on voit que ça nous permet de faire mieux », a mentionné François Cauchon à Sportcom.

« Notre match en Hongrie était moins bon que celui en Italie, mais on voit tout de même une progression dans la qualité de nos matchs. Le travail d’équipe s’améliore, on communique mieux et c’est ça l’important, à mon avis », a ajouté Farès Arfa.

Nouvelle génération, nouvelle approche

L’expérience des vétérans Shaul Gordon et Farès Arfa, jumelée à l’arrivée de François Cauchon et Andrew Wei, donne un air de renouveau à l’équipe nationale. Les deux premiers souhaitent donner l’exemple, les deux autres veulent prouver leur savoir-faire.

La dynamique a évolué et l’ambiance se reflète sur leurs performances. Les affrontements face à la Corée du Sud le démontrent bien.

« Ceux qui sont dans le circuit depuis longtemps les connaissent bien, mais pas nous, a expliqué Cauchon. On arrive sans appréhension, on se fout de qui est sur la piste, même devant de grandes puissances. Ça promet pour la qualification olympique. »

Les sabreurs canadiens, présentement classés dixièmes au monde, ne s’avouent pas vaincus d’avance en début de rencontre. Quelques détails restent à peaufiner, mais ils croient être « dans la bonne direction » et gagnent en confiance.

« Il manque un peu de finition dans la technique, parce qu’on a déjà la tactique et l’intensité. On affronte des gens qui ne font que de l’escrime tous les jours. On doit aller chercher la rigueur pour ajouter les quelques points qui viendront faire la différence », a souligné Farès Arfa, 30e au monde à l’individuel.

Comme son coéquipier, il assure que la constance est une priorité à l’entraînement. Un élément-clé pour rivaliser avec l’élite mondiale, où un relais difficile peut faire des ravages au résultat final.

« On gagne en équipe, on perd en équipe, mais ça ne pardonne pas d’échapper un ou deux relais contre une équipe forte comme la Corée du Sud. Rattraper les points contre des champions du monde, ce n’est pas facile. Il faut être capable de rester en contrôle et ne pas leur permettre de revenir dans le match. »

Incertitude

La Fédération internationale d’escrime (FIE) a annoncé en mars que les athlètes russes et bélarusses pourraient effectuer leur retour aux compétitions internationales à la suite d’un vote effectué auprès des fédérations nationales. Une décision critiquée par plusieurs escrimeurs et qui a fait réagir bon nombre de comités organisateurs. La fédération canadienne a également partagé sa déception sur les médias sociaux.

Plusieurs pays, dont l’Allemagne et la France, ont renoncé à l’organisation de certaines Coupes du monde depuis.

« Quand on regarde les autres sports, la majorité a tenu tête à la pression de réintégrer la Russie et la Biélorussie jusqu’à maintenant. Malheureusement, quand on voit que plusieurs pays soutiennent leur retour, ça me déçoit, mais il va falloir faire avec la décision démocratique », a partagé François Cauchon.

« C’est hors de notre contrôle, on va se concentrer sur notre préparation, en espérant que notre calendrier ne change pas trop, a fait savoir Farès Arfa. C’est une incertitude dont on n’a pas besoin dans le processus de qualification olympique. »

Les sabreurs prendront part à un camp préparatoire au Japon dans les prochains jours, tout juste avant le Grand Prix de Séoul prévu du 27 au 29 avril. Ils tenteront alors de récolter leurs premiers points de qualification olympique.

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