19 Mar - 2026 | par Sportcom Services

Judo Canada

Charlie Thibault : la jeune judoka qui inspire déjà la prochaine génération

Communiqué

IJF - Gabriela Sabau

Montréal, 19 mars 2026 – Du plus loin qu’elle se souvienne, Charlie Thibault a toujours été sur des tatamis, en compagnie de son frère jumeau Justin. La fratrie a été initiée au sport dès l’âge de 4 ans au Club de judo Seïkidokan, à Trois-Rivières. Depuis quelques années, Charlie est maintenant installée à Montréal pour continuer son parcours au Centre national d’entraînement dans le but de rejoindre l’élite mondiale de sa discipline.

Si le judo était d’abord une initiative de sa mère, elle-même judoka par le passé, la passion s’est rapidement installée chez Charlie, qui se fait progressivement une place sur l’échiquier international chez les moins de 70 kg.

« Ma mère avait déjà fait un peu de judo et elle savait que c’était un bon sport pour apprendre à me défendre et me défouler. Mes parents ont vu que j’ai aimé ça, donc ils m’ont poussée à continuer », a raconté Charlie Thibault.

« J’aime m’entraîner, j’aime me dépasser et voir ma progression. J’aime me battre aussi, quand même, mais il y a aussi le côté social du judo qui est intéressant, je me suis fait énormément d’amis dans le sport. Dès que j’ai commencé les compétitions, ça se passait bien, donc ça me donnait le goût de m’entraîner plus fort pour continuer à m’améliorer. Encore aujourd’hui, ça se passe assez bien. »

Quand Charlie Thibault mentionne que « ça se passe assez bien », elle parle entre autres de sa médaille d’argent aux Championnats du monde cadets en août 2025, à Sofia, en Bulgarie, mais aussi de ses deux victoires lors des deux plus récentes Coupes panaméricaines juniors à Montréal, en 2024 et en 2025. Un palmarès déjà bien étoffé pour celle qui a fêté ses 18 ans à la fin du mois de janvier.

En 2024, elle avait d’ailleurs réalisé tout un tour de force en montant sur trois podiums, dans trois catégories différentes, en trois jours à la Coupe continentale de Montréal. Après s’être imposée chez les juniors, elle a remporté des médailles d’argent chez les cadets et chez les seniors, alors qu’elle n’avait que 16 ans.

« C’est vrai que c’était quand même bien comme fin de semaine à Montréal, mais je pense que mon plus beau souvenir en compétition, c’est vraiment mon titre de vice-championne du monde cadet en Bulgarie. Je m’étais entraînée tellement fort pour les mondiaux parce que je savais que le niveau allait être extrêmement élevé. J’y allais un combat à la fois et quand j’ai gagné ma demi-finale, je n’en revenais pas. Évidemment, j’aurais aimé la médaille d’or, mais je suis extrêmement fière de ma deuxième place, c’était un bel accomplissement », s’est-elle remémorée.

En constante progression

Un an avant ce titre de vice-championne du monde, Charlie Thibault avait été limitée à seulement deux combats aux mondiaux cadets de Lima, au Pérou. Si la défaite avait été difficile à accepter, l’athlète de Pierreville s’en est finalement servi comme motivation pour poursuivre sa progression et atteindre de nouveaux sommets.

« Je suis déménagée à Montréal pour m’entraîner au Stade olympique, ç’a vraiment fait une grosse différence dans mon cheminement. J’ai continué à m’entraîner, à faire des compétitions et l’expérience rentrait petit à petit. C’était ma dernière année chez les cadets et je voulais en profiter avant de passer officiellement chez les juniors. »

Selon l’athlète, c’est surtout sa constance à l’entraînement, mais aussi sa bonne humeur qui sont les principales raisons de ses récents succès.

« Je pense que je suis très travaillante et disciplinée. Il n’y a rien au monde qui va me faire rater un entraînement. C’est peut-être bizarre à dire, mais je suis souriante à l’entraînement et ça fait en sorte que j’adore encore plus le judo », a-t-elle expliqué en riant.

À sa vraie première année chez les juniors, Thibault se fixe déjà de grands objectifs en souhaitant atteindre le podium lors de chacune de ses compétitions. Elle voit toutefois déjà plus loin, avec, dans sa ligne de mire, des participations aux Championnats du monde seniors, et, pourquoi pas, aux Jeux olympiques.

« Dans mes rêves les plus fous, je ferais des médailles aux mondiaux et aux Jeux, ce serait pas mal le sommet du monde ! Il y a plusieurs femmes au Canada qui ont réussi ces exploits-là comme Catherine Beauchemin-PinardChrista Deguchi et Jessica Klimkait. Je les côtoie très souvent et ça me permet de croire que c’est possible pour moi aussi. »

Thibault espère également pouvoir inspirer la prochaine génération de judoka canadienne et être la Catherine Beauchemin-Pinard d’une jeune athlète afin de lui montrer que c’est possible de réaliser ses plus grands rêves.

« Il y a déjà des petites filles qui me disent que je les inspire, c’est assez fou. On dirait que, pour l’instant, je ne m’en rends pas tellement compte parce que moi aussi, je vois les plus vieilles comme des sources de motivation. C’est vraiment une fierté de pouvoir montrer l’exemple et j’espère pouvoir le faire encore longtemps », a-t-elle conclu.

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Rédigé par Sportcom pour Judo Canada

Informations :

Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Charlie Thibault: The Young Judoka Already Inspiring the Next Generation

Montréal, March 19, 2026 – For as long as she can remember, Charlie Thibault has been spending time on the tatamis, alongside her twin brother Justin. The two siblings were first introduced to judo at the Seïkidokan Judo Club in Trois-Rivières when they were only four years old. More recently, Charlie has been based in Montréal, where she now trains at the National Training Centre. Her goal? To become one of the world’s top athletes in her discipline.

While it was her mother, a former judoka herself, who introduced her to the sport, Charlie quickly fell in love with it. Today, Charlie is steadily making a name for herself on the international stage in the under-70 kg weight category.

“My mother had done some judo, so she knew it would be a good way for me to learn to defend myself and blow off some steam. Then, when my parents saw that I liked it, they encouraged me to keep going,” said Thibault.

“I enjoy training. I enjoy pushing myself and seeing how far I’ve progressed. I enjoy competing too, of course. And then there’s the whole social aspect. I’ve made tons of friends through judo. When I first started competing, things went pretty well, and that made me want to train even harder, so that I would become even better. These days, it’s still going pretty well.”

When Thibault says “it’s still going pretty well,” she is referring of course to her silver medal at the Cadet World Championships in Sofia, Bulgaria, in August 2025, as well as her two victories at the most recent Junior Pan-American Cups in Montréal in 2024 and 2025, among other achievements. It’s an impressive track record for someone who just celebrated her eighteenth birthday at the end of January.

In 2024, Thibault achieved a remarkable feat by earning three podium finishes in three different age categories over three days at the Continental Cup in Montréal. After winning the junior title, she took silver medals in both the cadet and senior divisions, even though she was only sixteen years old.

“True, that was a great weekend for me in Montréal, but I think my favourite competition memory is my title as cadet runner-up world champion in Bulgaria. I had trained extremely hard for the World Championships because I knew the level of competition would be really high. I took it one bout at a time, but still, I could barely believe it when I won my semi-final match. Of course, I would have liked to win gold, but I’m very proud of my second-place finish. It was a great accomplishment,” recalled Thibault.

Continual improvement

The year before she captured the silver medal at the World Championships, Thibault had been limited to only two bouts at the Cadet World Championships in Lima, Peru. And although she was disappointed in her results that year, the athlete from Pierreville ultimately drew motivation from them, vowing to keep improving and reach new heights.

“I moved to Montréal to train at the Olympic Stadium, and that made a big difference for me. I continued to train and to compete and, little by little, I started to gain experience. It was my final year as a cadet, and I wanted to make the most of it before I moved up to the junior level.”

According to Thibault, her recent successes can be attributed to both her consistency in training and her positive attitude.

“I think I’m pretty disciplined, and I’m a hard worker. Nothing can make me miss a training session. And this might sound weird, but I smile a lot when I’m training, and that makes me love judo even more,” she explained with a laugh.

Now in her first full year as a junior, Thibault is already setting ambitious goals for herself, aiming to reach the podium at every competition. She is also looking even further ahead, setting her sights on the Senior World Championships and—why not?—the Olympic Games.

“In my wildest dreams, I would win medals at the World Championships and the Olympics. I would be on top of the world! Several Canadian women have already done so, including Catherine Beauchemin-PinardChrista Deguchi, and Jessica Klimkait. I run into them often, and that makes me feel like it’s possible for me too.”

Thibault would also like to inspire the next generation of Canadian judokas and serve as a role model—like Beauchemin-Pinard did for her—to show young female athletes that it’s possible to achieve their biggest dreams.

“Already, there are young girls who tell me I inspire them. It’s pretty crazy. But for now, it doesn’t really sink in, because I too look up to the more experienced judokas as a source of motivation. But I am very proud to be able to serve as an example, and I hope to continue to do so for a long time,” she concluded.

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Written by Sportcom for Judo Canada

For more information:

Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
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p.esparbes@judocanada.org

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