12 Mar - 2026 | par Sportcom Services

Judo Canada

Barbara Stary-Brown : le judo et le sport dans la peau

Communiqué

Courtoisie

Montréal, 12 mars 2026 – De ses débuts alors qu’elle demeurait dans un petit village de la Côte-Nord, au Québec, jusqu’à la capitale de la Nouvelle-Écosse, où elle l’enseigne ce sport six jours par semaine, le judo a toujours fait partie de la vie de Barbara Stary-Brown.

Pas toujours de façon régulière, mais parfois, l’amour pour un sport peut connaître un second souffle et c’est ce qui lui est arrivé.

La Côte-Nord, source de judo

Barbara Stary-Brown est une touche-à-tout sportive. Judo, ski de fond, escalade de rocher, escalade de glace, course à pied, tant au marathon qu’en cross-country, elle s’est démarquée dans toutes ces disciplines.

D’ailleurs, la journée de l’entrevue, l’enseignante de première année en immersion française avait profité de la fermeture des écoles en raison d’une tempête de neige pour aller faire du ski de fond avec sa fille, malgré un vilain rhume qui tardait à partir.

Ses débuts en judo, c’est dans le petit village de Gallix, sur la Côte-Nord, qu’elle les a faits. L’élève de deuxième année qu’elle était avait reçu sur son pupitre une invitation à une séance de judo.

« Je ne savais pas ce que c’était, mais j’étais intéressée à essayer. Et une fois que j’ai commencé, toute ma famille, mes parents, ma sœur et mon frère, ont embarqué aussi. »

Le club du village a fermé ses portes un an plus tard, sauf que la famille a continué sa pratique au club Judokan, à Port-Cartier, qui comptait déjà plusieurs athlètes féminines à la fin des années 1970. Issue de ce club, on retrouve notamment Lyne Poirier, qui a pris part aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, première édition des Jeux où les femmes étaient admises sur les tatamis.

La tradition port-cartoise qui s’est poursuivie des années plus tard avec Marie-Hélène Chisholm qui a pris le cinquième rang aux Jeux d’Athènes, en 2004, chez les moins de 63 kg.

« J’ai pu m’entraîner un peu avec Lyne et Marie-Hélène est arrivée un peu plus tard. J’ai eu la chance de faire du judo avec les entraîneurs des deux et suis encore en contact avec eux. Ces athlètes ont été très inspirantes pour les femmes en judo. Elles ont démontré que l’on pouvait tout faire, même si on vient d’une petite ville. »

Barbara Stary-Brown a fondé famille à Halifax et ses enfants se sont évidemment plongés dans l’univers sportif. La gymnastique artistique pour son fils Matthew et la danse pour sa fille Katherine. C’est lorsque celle-ci approchait l’adolescence qu’elle a fait ses débuts en judo.

Son premier essai dans ce sport n’a pas été convainquant, mais c’est au second où elle et une de ses amies ont été charmées par ce sport au club Numa Performance, où elles pratiquent encore aujourd’hui, allant même jusqu’à représenter la Nouvelle-Écosse aux Jeux du Canada de 2023, à l’Île-du-Prince-Édouard. C’était le signal qu’attendait Barbara Stary-Brown pour revenir à ses anciennes amours, car le « judo était toujours dans (son) cœur », même à 45 ans.

« Je n’avais pas ma ceinture noire quand ma fille a commencé le judo et je l’ai ensuite obtenue. Aujourd’hui, même si ma fille est rendue à l’université, elle continue à pratiquer ce sport. Elle est devenue entraîneure et compte obtenir ses certifications. »

« Je ne pense pas que ma fille et son amie seraient restées en judo si elles n’avaient pas eu ce grand groupe d’amies dans le club. Elles aimaient la compagnie des garçons, mais elles avaient besoin des filles pour se soutenir et construire et avancer ensemble dans le sport. C’est aussi important pour elles d’avoir des entraîneures dont elles peuvent s’inspirer. Tout ça mis ensemble crée une atmosphère de coopération où tout le monde veut continuer, pas juste pour le sport, mais aussi pour socialiser. Ça devient comme une grande famille. »

Donner l’exemple

Au-delà de renouer avec son sport de prédilection, Mme Stary-Brown retrouve aussi le plaisir d’être une éducatrice, ailleurs que dans une salle de classe d’une école primaire. À raison de six jours par semaine, elle prodige ses conseils au club Numa Performance, que ce soit pour préparer la relève qui prendra part aux Jeux du Canada de 2027 de Québec, ou en offrant des cours réservés aux enfants ou aux femmes.

« Quand tu aimes vraiment quelque chose et que tu peux l’enseigner, ça me procure beaucoup de bonheur et d’énergie. Je n’ai pas l’impression de faire du travail supplémentaire. Pour moi, c’est du temps de qualité. »

À son tour, elle veut elle aussi poursuivre la lignée des exemples féminins qui ont marqué positivement son parcours de vie. C’est en partie pour cette raison qu’elle a démarré une classe de judo entièrement féminine vendredis soirs en 2024. Depuis, quatre participantes ont obtenu leur ceinture jaune.

« Je vois à quel point c’est efficace pour les femmes d’avoir cet espace collaboratif. C’est inspirant et aussi demandé pour plusieurs d’entre elles. »

Celle qui siège aussi au comité de parajudo chez Judo Nova Scotia mentionne avoir été impressionnée et inspirée à la suite d’une rencontre avec Christa Deguchi à un camp NextGen à Montréal, avant qu’elle ne devienne championne olympique à Paris.

« Elle enseignait ses projections et ses meilleurs trucs à nos athlètes. On ne voit pas ça dans beaucoup de sports. C’était très inspirant ! […] Au judo, il faut redonner ce que tu reçois : la discipline, la passion, la richesse mutuelle et la collaboration. »

Des valeurs qui cadrent parfaitement avec l’enseignement qu’elle veut prodiguer à ses élèves lorsqu’elle est de retour en classe.

-30-

Informations :

Patrick Esparbès
Directeur général adjoint
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Judo Canada

Barbara Stary-Brown: A Lifelong Love of Judo and Sport

Montréal, March 10, 2026 – From her early years in a small village on Quebec’s North Shore to her current home in the capital of Nova Scotia, where she teaches the sport six days a week, Barbara Stary-Brown has always made room in her life for judo.

And although her involvement in the sport has waxed and waned, sometimes a person’s love for a particular sport can be rekindled, and that is exactly what happened to her.

The Côte-Nord, where Barbara’s judo story began

Barbara Stary-Brown is an athlete of many talents. She has excelled in disciplines as varied as judo, cross-country skiing, rock climbing, and running—both marathon running and cross-country.

In fact, on the day of our interview, the grade one French immersion teacher had taken advantage of a snowstorm-related school closure to go cross-country skiing with her daughter, despite suffering from a nasty cold that she just couldn’t seem to shake.

Stary-Brown first discovered judo while growing up in the small village of Galix, on Quebec’s Côte-Nord (North Shore). One day, when she was in grade two, she found an invitation to a judo class on her desk.

“I didn’t know what judo was, but I was interested in trying it, and once I did, my whole family—parents, brother, and sister—also got involved.”

Although the village’s judo club closed a year later, the family continued to train at the Judokan Club in Port-Cartier. In the late 1970s, the Judokan’s membership already included many females. In fact, both Lyne Poirier, who competed at the Olympic Games in Barcelona in 1992—the first year women’s judo was included in the Games, and Marie-Hélène Chisholm, who finished fifth in the under-63 kg category at the Athens Olympics in 2004, are former members.

“I did some training with Lyne, but Marie-Hélène joined a bit later. However, I had the opportunity to train with both of their coaches, and we still keep in touch today. Both of those athletes were very inspiring for women who practised judo. They showed us that anything was possible, even if you came from a small town.” 

Stary-Brown eventually moved to Halifax, where she raised her family. Naturally, her children became involved in sports from an early age: artistic gymnastics for her son Matthew and dancing for her daughter Katherine. Later, as a pre-teen, Katherine decided to try judo. She wasn’t sold on the sport at first, but when she tried it a second time with a friend at the Numa Performance Club, she fell in love with it. Today, Katherine and her friend still train at Numa, and they even represented Nova Scotia at the 2023 Canada Games in Prince Edward Island. For Barbara, her daughter’s successes in judo were the sign she had been waiting for, since “judo was still in my heart,” even at the age of 45.

“I didn’t have my black belt when my daughter first started practising judo, but I obtained it later. Now my daughter is at university, and she still practises judo. She has also started coaching, and she plans to become certified.” 

“I don’t think my daughter and her friend would have stayed in judo had they not had such a great group of female friends at the club. Because although they enjoyed the company of the boys, they needed other girls for support and to develop and progress together in the sport. In addition, it’s important for girls to have female coaches who can serve as role models. It all adds up to a cooperative environment where everyone wants to remain involved, not just for the sport, but for the social aspect as well. They become a big family.” 

Leading by example

In addition to reconnecting with her favourite sport, Stary-Brown is also rediscovering the joys of teaching outside of an elementary school classroom. Six days a week, she shares her expertise at the Numa Performance Club, where she trains the next generation of athletes who will compete in the 2027 Canada Games in Quebec City, and where she offers exclusive women’s and children’s classes.

“Getting to teach something I really love gives me a lot of joy and energy. I don’t feel like I’m working overtime. To me, it feel like quality time.” 

It is important to Stary-Brown to follow in the footsteps of the female role models who positively impacted her own life. That’s one of the reasons she launched an all-female judo class on Friday evenings in 2024. Since then, four of the participants have earned their yellow belts.

“I see how beneficial it is for women to have a collaborative space like this. It’s inspiring, and many of them specifically request it.” 

Stary-Brown is also a member of Judo Nova Scotia’s Para Judo Committee. She was very impressed and inspired after meeting Christa Deguchi at a NextGen camp in Montréal, before Deguchi became an Olympic champion in Paris.

“She taught our athletes her throws and she shared her top tips with them. You don’t see that kind of thing in very many sports. It was very inspiring! [. . .] In judo, you have to give back what you receive: discipline, passion, mutual benefit, and collaboration.”

Those values align perfectly with the lessons she hopes to impart to her students when she returns to the classroom.

-30-

For more information:

Patrick Esparbès
Chief Operating Officer
Judo Canada
(514) 668-6279
p.esparbes@judocanada.org

Vous pourriez aussi aimer...

14 Août - 2026 | par Sportcom Services

Julien Frascadore septième au Pérou

Montréal, 14 août 2026 – Julien Frascadore (-66 kg) a été le seul Canadien à obtenir un classement, une septième place, au…

Nos partenaires