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Patinage de vitesse longue piste – Jeux olympiques
Greg Kolz/COC
Milan, 14 février 2026 (Sportcom) – « On l’a eu ! » C’est la première chose que Laurent Dubreuil s’est écrié en s’approchant des journalistes dans la zone mixte de l’aréna de patinage de Milan, samedi, médaille de bronze autour du cou.
Quelques minutes plus tôt, Dubreuil a battu le record olympique qui appartenait au Chinois Gao Tingyu depuis les Jeux olympiques de Pékin en 2022. Dubreuil a été 0,06 seconde plus rapide, complétant la distance en 34,26 s, dans la 10e paire sur 15. Deux patineurs ont finalement réussi à le devancer.
« Je veux battre les meilleurs quand ils sont à leur meilleur. Je suis content de l’avoir fait. C’est mon meilleur 500 m à vie au niveau de la mer. Dans le sport, on décide de donner trois médailles, si Pierre de Coubertin avait dit que c’était cinq en 1896, ce serait plus facile, mais s’il avait décidé de donner seulement une palme de laurier au premier, je n’aurais pas de médaille », a lancé Dubreuil en zone mixte, avec sa répartie habituelle.
« Je n’aurais pas pu faire mieux aujourd’hui, je suis juste content d’être le meilleur des mortels. J’ai célébré avec Gregor (Jelonek). Il m’entraîne depuis que j’ai 16 ans, c’est comme un troisième parent. Je suis tellement content d’avoir partagé ce moment-là avec lui. J’ai hâte de montrer ma médaille à mes enfants et que mon garçon l’échappe par terre une fois ou deux et qu’il la brise », a-t-il ajouté.
Cette médaille au 500 m, Laurent Dubreuil l’attendait depuis longtemps. Il avait déjà une médaille olympique, mais pas sur sa distance de prédilection.
« J’avais une médaille olympique au 1000 m, mais ça me faisait ch**r de ne pas en avoir une au 500 m, c’est ma distance. Si je finissais ma carrière sans médaille olympique au 500 m, une partie de moi se serait toujours dit que j’étais beaucoup trop bon pour ne pas en avoir une aux Olympiques. »
Malgré un début de saison plus difficile où il n’a pas été en mesure de monter sur le podium en Coupe du monde, Dubreuil n’a jamais cessé d’y croire. Il a répété à maintes reprises en entrevue qu’il était persuadé qu’il serait au sommet de sa forme à Milan. Il a d’ailleurs battu son record personnel au niveau de la mer lors des essais olympiques à Québec, en janvier, avant d’améliorer une fois de plus ce temps sur la patinoire olympique.
« Ç’a été une année difficile au 500 m. Après Québec, je me disais que j’étais à mon meilleur à vie, mais en Coupe du monde, je n’étais pas capable. J’ai cassé mes lames à Salt Lake City et à Inzell, je me suis un peu claqué l’aine et je suis tombé malade. C’était tough ! Le doute s’est installé par moments, mais je savais que j’étais quand même capable, je n’ai jamais complètement arrêté d’y croire. »
« Ma fille me disait : “c’est beau quand même papa une huitième place.” Elle est assez vieille pour voir que ç’a pris de la persévérance et j’espère que ce sera un beau modèle pour le reste de sa vie. »
-Laurent Dubreuil
De son côté, Cédrick Brunet participait à ses tout premiers Jeux olympiques. Il a conclu la distance en 34,95 s après un excellent départ en 9,61 s. Il a terminé l’épreuve au 23e échelon.
« Cédrick a eu une saison incroyable, il a tellement fait du chemin et je suis content si je peux l’inspirer. Il a fini 23e, à mes premiers Jeux, presqu’au même âge, j’avais terminé 18e, donc tout est possible pour lui », a commenté Dubreuil à propos de son jeune coéquipier.
Recordman pendant une dizaine de minutes
Après sa performance, le Québécois s’est assis par terre en attendant de voir les autres compétiteurs. Il se doutait que son record ne tiendrait peut-être pas longtemps, surtout lorsque l’Américain Jordan Stolz et le Néerlandais Jenning de Boo se sont présentés sur la ligne de départ.
Le spectacle a été à la hauteur des attentes de tous les amateurs. Stolz a éclipsé le record de Dubreuil par plus d’une demi-seconde, mettant la main sur la médaille d’or grâce à son temps de 33,77 s, alors que de Boo a suivi au deuxième rang (33,88 s).
« Jordan et Jenning sont trop bons ! J’étais stressé en tab***ak ! Ç’a été les 12 minutes les plus stressantes de ma vie. Oui, j’avais le record olympique, mais je savais que ça ne tiendrait pas. Je me suis assis par terre pour ne pas m’écrouler de trop haut si je me faisais battre. Il y a seulement deux gars qui m’ont battu, donc c’était assez bon. »
« Jordan est le meilleur patineur de tous les temps et Jenning est le deuxième meilleur sprinteur de l’histoire. Ils font des temps qui sont complètement absurdes. Je bats le record olympique et ils me mettent une demi-seconde dans la face. C’est un honneur de gagner des médailles avec eux », a conclu Dubreuil.
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