Sophia Jensen met la main sur une autre médaille aux mondiaux
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Courtoisie
Montréal, 31 août 2026 (Sportcom) – Il y a un an, Sarah Bennett se lançait dans le vide en se préparant pour la saison de manière totalement indépendante en ski alpin. La campagne 2025-2026 a été remplie de défis : entraînements inadéquats, problèmes d’équipement et enjeux de déplacement. Malgré tout, la Québécoise a réussi à tirer son épingle du jeu.
Un an plus tard, Bennett est pratiquement toujours au même point, à l’exception près que ses succès dans le circuit nord-américain l’an dernier lui ont permis d’obtenir une place régulière en Coupe du monde. Elle devra par contre se débrouiller seule une fois de plus afin d’atteindre ses nouveaux objectifs, comme elle n’a pas été retenue au sein de l’équipe nationale.
« Même avec mon titre nord-américain, je savais que ça ne garantissait pas ma place avec l’équipe canadienne. Je voulais donc me promouvoir au maximum et montrer qu’il existe des chemins alternatifs pour atteindre ses buts », a déclaré Sarah Bennett.
La skieuse originaire de Stoneham n’a pas chômé après la campagne mouvementée qui l’a menée au 29e rang sur la liste de base de la FIS en vue de la saison 2027. Elle s’est d’abord informée sur les possibilités de joindre une équipe indépendante ou de signer un contrat avec un entraîneur. Les recherches n’ont pas porté fruit jusqu’à maintenant, mais la skieuse de 25 ans n’est pas à court de solutions.
« Il existe une structure indépendante pour les femmes en slalom en Coupe du monde, mais ça coûte 150 000 $ par année, sans techniciens. J’ai vite compris que cette voie-là serait impossible pour moi. Je surveille les autres options présentement, dont la possibilité d’avoir une entraîneure qui me suit à certains blocs d’entraînement ainsi qu’en Coupe du monde. »
« J’ai souvent hésité par le passé à partager mon histoire et à demander de l’aide parce que je n’avais pas nécessairement les résultats qui justifiaient de le faire. Je n’ai pas nécessairement montré à quel point ce que j’ai vécu l’an dernier était difficile. Honnêtement, je ne souhaite pas ça à personne. Je donne un exemple : je n’avais pas de technicien et j’avais seulement deux paires de skis. Je devais arrêter mes entraînements bien avant les autres parce que mes skis ne coupaient plus », a-t-elle ajouté.
La skieuse a reçu de bonnes nouvelles dernièrement : certains de ses commanditaires, dont Rossignol, la soutiendront davantage cette année. La compagnie lui a déjà fourni cinq paires de ski et continuera de l’équiper pour toute la saison.
En terrain un peu plus connu
La situation sera tout de même différente de l’an dernier. Ayant en poche son billet pour les Coupes du monde, Bennett n’aura pas besoin de faire de nombreux allers-retours entre l’Europe et la maison pour maximiser son nombre de jours de courses. Elle pourra aussi se concentrer sur le slalom, son épreuve de prédilection.
« J’ai déjà reçu mon visa pour l’Europe pour la prochaine saison, donc je n’aurai pas à revenir pour respecter les limites de jours à l’étranger. Ça va me permettre de me concentrer sur les Coupes du monde et même sur les Coupes européennes pour avoir un peu plus de jours de ski. J’ai plus confiance cette année et je ne veux pas avoir d’excuses », a raconté Bennett.
À 25 ans, la Québécoise espérait être à un point de sa carrière où elle n’a plus à se soucier de tous ces détails. En préparation pour la dernière saison, elle avait participé à plusieurs camps à titre d’athlète-entraîneure afin de financer ses journées en montagne. Une avenue qui avait été très bénéfique, mais dont elle voudrait se passer à l’avenir.
« Souvent, je devais m’entraîner avec des groupes d’enfants de 7 à 10 ans ! Ce n’est clairement pas l’idéal parce qu’il y a des différences entre les parcours de slalom pour les jeunes et pour les athlètes de Coupe du monde. Je crois que je mérite mieux, mais j’ai dû répéter l’expérience en juin dernier, je n’avais pas le choix pour pouvoir skier. Mon but, c’est de pouvoir payer mes entraînements sans avoir à coacher pendant plusieurs heures ensuite, c’était tellement drainant. »
« Dans le circuit nord-américain, je pouvais me permettre de skier un peu plus au feeling et de ne pas toujours avoir des entraînements optimaux. En Coupe du monde, si je veux avoir de bons résultats, il faut des conditions gagnantes pour réussir », a-t-elle mentionné.
Après avoir profité de l’été pour maximiser son entraînement en salle où elle a notamment battu plusieurs de ses records personnels, Bennett se rendra au Chili au cours des prochains jours pour un camp préparatoire. Elle poursuivra sa préparation en Europe avant la première Coupe du monde de slalom du calendrier, prévue à Levi, en Finlande, en novembre.
« J’ai dû retarder un peu mon voyage au Chili à cause des tempêtes de neige, je ne peux pas vraiment me permettre d’être là-bas et de devoir rester dans mon logement parce que c’est impossible de skier. Mon objectif en Coupe du monde sera d’être le plus souvent possible dans le top-30 et je veux commencer en force dès la Coupe du monde de Levi », a conclu Bennett.
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