6 Déc - 2025 | par Mathieu Laberge
Ski alpin – Coupe du monde
Fière et incrédule, Valérie Grenier est troisième devant les siens
Nouvelle
Photo: Tremblant, René-Pierre Normandeau
Mont-Tremblant, 6 décembre 2025 (Sportcom) – Elle en rêvait et maintenant, elle l’a fait. Samedi, Valérie Grenier est montée sur un podium devant les siens, une troisième place, au slalom géant de la Coupe du monde de ski alpin de Mont-Tremblant.
La skieuse qui a fait ses premières descentes sur cette montagne a du même coup remis sa saison sur les rails après un début de campagne qui n’était pas à la hauteur de ses attentes.
La Néo-Zélandaise Alice Robinson (2 minutes 16,18 secondes) a signé sa deuxième victoire de la saison en trois départs alors qu’elle a devancé la Croate Zrinka Ljutic (+0,94 seconde) et Grenier (+1,00 seconde).
Cinquième après la première manche disputée dans des conditions variables en raison de la neige et de la visibilité partielle, Grenier a su se servir de ce résultat comme tremplin pour sa deuxième descente.
« C’est incroyable pour vrai ! Je n’ai pas beaucoup de mots encore on dirait. J’ai de la misère à le croire, mais je suis tellement, tellement contente et fière. C’est vraiment un rêve qui se réalise ! » a commenté l’athlète du club de l’endroit.
« Pour la deuxième (descente), on dirait que j’avais une confiance qui n’était pas là aux autres courses. C’est comme si je m’étais dit : OK, tu fais partie des bonnes, t’es capable ! Fais juste ton ski. »
Grenier a signé le cinquième podium de sa carrière en Coupe du monde. C’est dans le troisième quart du parcours de la deuxième manche où elle fait la différence. Une fois arrivée au bas de la Flying Mile, l’athlète de 29 ans était provisoirement première avec encore quatre compétitrices à venir. La Norvégienne Thea Louise Stjernesund est ensuite sortie de piste, puis, la vedette américaine Mikaela Shiffrin a vu ses chronos intermédiaires passer du vert au rouge à l’approche de l’arrivée et elle n’a pu devancer l’athlète locale qui était maintenant assurée de finir sur le podium.
C’est à ce moment que les coéquipières de Grenier se sont précipitées sur elle pour lui faire l’accolade. Un moment de grande émotion comme l’a expliqué la médaillée de bronze.
« Avec mes coéquipières qui m’ont sauté dans les bras, ça m’a tellement fait pleurer parce que ça faisait un bout que j’attendais ça avec la blessure et mon retour. Ç’a pris du temps quand même, donc de voir que je suis finalement de retour sur le podium, ça fait tellement du bien. Les deux premières courses (de la saison), j’étais vraiment déçue de mes performances. Je savais que j’étais capable de faire mieux que ça, donc de finalement avoir deux bonnes runs sans grosses erreurs, ça fait vraiment du bien ! »
« Le fait que ce soit à la maison, ça prend une place vraiment haute (dans mon palmarès). C’est tellement spécial et j’avais vraiment envie que ça arrive en fin de semaine. Je n’aurais pas pu demander mieux », a-t-elle soutenu en ajoutant qu’il s’agissait de son premier top-3 depuis sa longue réadaptation qui a suivi sa blessure à un genou en janvier 2024.
Avec un deuxième slalom géant à venir dimanche, la vedette locale a confirmé que son samedi soir ne serait pas consacré aux célébrations.
Qui sait si elle aura une raison supplémentaire de fêter après la course de dimanche ?
Un peu plus près du top-30
Arianne Forget et Justine Lamontagne étaient elles aussi en action samedi et toutes les deux étaient à la recherche d’une première qualification à une deuxième manche réservée aux 30 premières. Elles se sont respectivement classées 37e et 38e.
Forget, de Prévost, a raté le couperet de 0,73 seconde et a mentionné avoir joué d’un peu trop de prudence après avoir vu plusieurs favorites être sorties de piste.
« J’ai été blessée l’année passée et c’est un retour à la compétition. Je n’en ai pas beaucoup dans les jambes, c’est seulement mon septième départ (en Coupe du monde). »
Courser à la maison pour une première fois en Coupe du monde a aussi été un facteur de tension comme elle l’a indiqué. « J’avais les jambes molles un peu et j’étais stressée, plus qu’à Copper Mountain quand je n’avais pas mon public. »
Pour sa part, Justine Lamontagne a indiqué avoir frappé une porte avec sa tête en haut de parcours.
« Ça m’a déstabilisée pour le reste. Ce n’était vraiment pas le plan que je voulais exécuter. Je me faisais brasser et ce n’était pas du ski solide. Ce que je fais à l’entraînement, c’est ce qui me manque en course. Le ski est là et il faut juste que je l’amène en course », a conclu la skieuse de Saint-Ferréol-les-Neiges qui décroche tout de même un premier classement cette saison après ses abandons aux étapes de Sölden (Autriche) et de Copper Mountain (Colorado).
L’action reprendra dimanche avec la présentation du deuxième slalom géant.
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