18 Août - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Une préparation signée John Malois pour les mondiaux juniors

Nouvelle

Montréal, 18 août 2026 (Sportcom) – « Envoyer quatre filles qui ne s’entraînent pas ensemble à la poursuite par équipe des Championnats du monde juniors, c’est presque aussi dangereux que d’envoyer un boxeur sans expérience dans le ring face à un champion. »

C’est avec cette mentalité que John Malois s’est donné la mission d’offrir un camp préparatoire de qualité aux quatre pistardes qui représenteront le Canada aux épreuves d’endurance, dès mercredi, aux Championnats du monde juniors de cyclisme sur piste, à Heusden-Zolder, en Belgique.

Malois, olympien des Jeux de Barcelone en 1992, n’arrivait pas à comprendre pourquoi aucun camp n’était au programme des athlètes en amont de l’événement. Il a rapidement remédié à la situation en invitant les quatre athlètes à Bromont pour un camp de sept jours, le tout, bénévolement.

« Toutes les filles ont été excellentes aux Championnats canadiens en mars. Elles ont le potentiel de remporter des médailles, mais elles doivent être bien préparées. Je n’ai pas hésité, je me suis proposé pour organiser le camp, comme je suis moi-même entraîneur. On a travaillé fort sur plusieurs aspects techniques pendant les sept jours du camp, dont les départs et les relais. Même avec la fatigue du camp, les tests ont été très positifs », a raconté John Malois.

L’entraîneur s’est entouré d’une équipe expérimentée pour cette semaine de préparation. Ariane Bonhomme, Eric Van Den Eynde et Yannick Cojan étaient tous aux abords de la piste au vélodrome Sylvan-Adams pour l’occasion.

« Je voulais avoir les meilleurs entraîneurs possibles et tout le monde a accepté rapidement de m’aider. J’étais vraiment content de la présence d’Ariane, qui était un beau modèle pour les filles. Elle a pris sa retraite tout récemment, elle est encore dans la game, ce qui lui permet d’avoir l’œil sur des petits détails qui m’échappaient. C’était un ajout primordial. »

L’an dernier, le quatuor formé d’Élodie Malois, Raphaëlle Houde, Alexandra Fangeat et Eve Buczkowski s’était classé cinquième à la poursuite par équipe des mondiaux juniors. Malois, Fangeat et Buczkowski seront de retour cette année alors que Sandrine Veilleux prendra la place de Houde, qui en était à sa dernière saison chez les juniors en 2025.

Pour Malois et Veilleux, ce camp préparatoire était grandement nécessaire avant leur participation aux mondiaux.

« C’est d’autant plus spécial pour moi parce que j’ai vu tout le travail que mon père a fait bénévolement pour nous permettre d’avoir accès à un camp comme celui-là. Toutes les filles étaient très motivées, on sait qu’on est fortes, mais c’était important de travailler ensemble pour progresser, apprendre à communiquer et rouler ensemble de la bonne façon », a indiqué Élodie Malois.

« On a fait de la poursuite par équipe tous les jours pendant le camp, ce qui est incroyable comme préparation. Si John n’avait pas organisé ce camp, ç’aurait été difficile d’arriver en confiance aux Championnats du monde. Il faut la pratiquer la poursuite par équipe, il y a tellement de détails à prendre en considération et on n’aurait pas été au niveau où on est aujourd’hui sans son initiative », a ajouté Sandrine Veilleux.

Deux Championnats du monde en un mois

Les résultats obtenus aux différents tests la semaine dernière permettent aussi aux athlètes de viser haut aux mondiaux, non seulement à la poursuite, mais aussi dans les autres épreuves auxquelles elles participeront.

« À la poursuite par équipe, l’objectif est d’abaisser le record canadien et de ramener une médaille. Je pense qu’Élodie et Sandrine peuvent également viser des médailles à la Madison ou aux courses individuelles après leurs bons résultats aux Championnats canadiens. Je ne veux pas leur mettre trop de pression, mais elles font toutes les quatre partie de l’élite mondiale », a avancé John Malois.

En plus de connaître du succès sur la piste, Élodie Malois et Sandrine Veilleux sont deux des plus beaux espoirs de la Belle Province en cyclisme sur route.

Cet été seulement, Malois a mis la main sur le titre canadien du contre-la-montre avec une avance de 1 minute 18 secondes sur sa plus proche rivale, en plus de l’emporter au critérium. Elle a aussi remporté les quatre étapes du Grand Prix Cycliste de Charlevoix et s’est aussi imposée au classement général du Tour de l’Abitibi.

De son côté, Veilleux a terminé troisième du Tour de l’Abitibi, concluant la compétition au sommet du classement des meilleures jeunes. Elle était également troisième du classement général provisoire de la Coupe de l’Avenir avant qu’une vilaine chute ne vienne mettre fin à sa compétition. Veilleux a bouclé le tout avec trois tops10 aux Championnats canadiens sur route.

Dès leur retour au pays après les mondiaux sur piste, Malois et Veilleux tourneront leur attention vers la route puisqu’elles représenteront également l’unifolié aux épreuves juniors des Championnats du monde de cyclisme sur route, à Montréal, à compter du 20 septembre.

« Après les mondiaux juniors de piste, je vais prendre quelques jours de repos et après, le plan de match c’est de monter Camillien-Houde, monter Camillien-Houde et monter Camillien-Houde. Dès que j’ai su que les mondiaux sur route étaient à Montréal, c’est devenu le plus gros objectif de ma carrière », a conclu Sandrine Veilleux.

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