17 Fév - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Patinage de vitesse longue piste – Jeux olympiques

« Cette médaille-là est spéciale » – Valérie Maltais

Nouvelle

Leah Hennel/COC

Milan, 17 février 2026 (Sportcom) – Pendant que l’hymne national canadien résonnait dans l’aréna de patinage de vitesse de Milan, Valérie Maltais, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann se serraient dans leurs bras. Elles venaient de conserver leur titre olympique à la poursuite par équipe en patinage de vitesse longue piste.

Opposées aux Néerlandaises en finale, les Canadiennes ont complété une course comme seules elles savent le faire. Weidemann à l’avant qui dicte le rythme pendant que Maltais et Blondin suivent la cadence derrière.

En retard sur leurs adversaires à la mi-course, les représentantes de l’unifolié comblaient petit à petit l’écart avant de prendre les devants avec deux tours à faire. Elles n’ont jamais regardé derrière, montant pour la deuxième fois de suite sur la plus haute marche du podium aux Jeux olympiques.

« Cette médaille-là est spéciale », a d’abord lancé Valérie Maltais.

« F***ing spéciale », a ajouté Blondin, en riant.

« On a mis énormément d’efforts pour celle-là. On a travaillé fort, on a mis de l’intention et on s’est préparées différemment. En finale, notre but était d’aller patiner les six tours le plus vite possible et je pense que ç’a donné notre meilleure course de la saison. Elle est un peu plus spéciale que celle de Pékin aussi parce que, là-bas, les Japonaises avaient chuté en finale, cette fois, on a gagné sans chute », a poursuivi Maltais.

Le chemin pour se rendre jusqu’au podium à Milan a été tout sauf calme pour le trio. D’abord, Maltais a quitté Calgary pour venir s’installer à Québec afin de s’entraîner au Centre de glaces Intact Assurances, ce qui rendait les entraînements plus difficiles à planifier. Les changements de stratégies ont été nombreux par la suite avant de trouver la formule qui allait leur permettre de retourner au sommet de la spécialité.

« Arriver au sommet, c’est difficile, mais ce l’est encore plus d’y rester. Après les Jeux de Pékin, on a gagné quelques courses, mais la stratégie de ne pas faire d’échanges a évolué. On est revenues aux échanges et ç’a été un désastre. En plus, on ne s’entraînait plus ensemble. On a fini par y aller avec Isabelle à l’avant. Ç’a été un long cheminement. »

Les célébrations aussi étaient spectaculaires. Immédiatement après avoir franchi l’arrivée, Maltais, particulièrement, s’est mise à sauter, brandissant ses bras dans les airs, et ce, pendant plusieurs tours de glace.

« J’étais tellement pumped à la fin ! Ça venait du fond du cœur. J’étais très, très contente. On savait qu’on pouvait gagner, mais je ne le tenais pas pour acquis. Après la course, je me disais “wow, on l’a fait.” Il y avait aussi beaucoup de Canadiens dans les estrades, c’était incroyable », a raconté la Québécoise.

Les Néerlandaises ont terminé sur la deuxième marche du podium alors que les Japonaises se sont emparées du bronze en défaisant les Américaines en finale B. Plus tôt mercredi, les Canadiennes avaient eu raison des Américaines en demi-finales, l’emportant par une marge de 4,22 secondes.

Question d’ajouter à l’émotion, les trois femmes savaient que cette course serait leur dernière en tant qu’équipe aux Jeux olympiques. 

« Ça vaut tout l’or du monde de pouvoir partager ces moments-là avec Isabelle et Valérie. Je ne voudrais pas me tenir ici avec personne d’autre. La confiance que nous avons les unes envers les autres est en grande partie la raison pourquoi nous avons autant de succès. Avant la course, Isabelle nous a dit “allons-y une dernière fois.” J’essayais de ne pas tomber dans les émotions, c’était difficile », a avoué Ivanie Blondin.

Pour Valérie Maltais, il s’agit de la quatrième médaille de sa carrière aux Jeux olympiques et de sa deuxième à Milan. Elle aura d’ailleurs l’occasion de poursuivre sa récolte dès vendredi, alors qu’elle participera au 1500 m.

« C’est beaucoup ! Je suis très fière de moi. C’est certain que je n’ai pas encore tout encaissé. J’ai trois médailles en équipe, c’est aussi grâce aux filles. Cette chimie-là est spéciale et on va pouvoir partager ça toute notre vie », a conclu la patineuse de 35 ans.

Vous pourriez aussi aimer...

14 Juil - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Mathieu St-Pierre en retour progressif

Montréal, 14 juillet 2026 (Sportcom) – Si la Coupe du monde de paracanoë-kayak ne s’était pas tenue à Montréal la fin de…

4 Août - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Un bon début de Tour pour EF Education-Oatly

Montréal, 4 août 2026 (Sportcom) – Les coéquipières de la Québécoise Magdeleine Vallières-Mill se démarquent depuis le début du Tour de France…

10 Juil - 2026 | par Louis-Michel Lelièvre

Un baptême en Coupe du monde à la maison

Montréal, 10 juillet 2026 (Sportcom) – Plusieurs athlètes de la Belle Province participent à la première Coupe du monde de leur carrière…

Nos partenaires